Commentaires Archives

Exprime-toi, ô populace ! Vous retrouverez ici tous les commentaires postés par les visiteurs de ce blog, du message le plus récent au plus ancien (cliquez sur la date pour accéder au commentaire entier).
  • Tom sur Close :
    Ça m’embête, j’arrive pas à trouver les bons termes pour définir ce que j’ai trouvé de si singulier dans cette 1ère partie (un côté “rond” / “total” / “primal”…), j’ai modifié le paragraphe concerné 50 fois avant de jeter l’éponge. Je viens d’entendre une journaliste au Masque parler de “monde d’avant le mot”, je trouve ça assez bien vu. Je suis pas en désaccord pour les adultes, pour une raison toute con : Dequenne et Drucker (+ le mari, dans sa seule scène mais il y est excellent) sont un plaisir de jeu à regarder, on boit du petit lait. Comme le film a rien à raconter quoiqu’il en soit, forcément leur moments à l’écran ressortent. Mais après, je trouve pas leur personnages (en tant qu’adultes) spécialement plus écrits que le gamin, et ça revient tout de même à remuer le vide. Je suis un peu surpris pour l’idée de l’idéalisation (“gueule d’ange”) du héros : j’ai trouvé justement que le casting avait choisi un gamin avec un côté un peu pincé voire sournois, quelque chose de pas évident, c’était potentiellement intéressant vu le pitch amer. Mais la 2è partie ne sait effectivement pas quoi trop comment se reconfigurer pour le filmer. Disons que là où tu vois de l’hypnose/idéalisation, je vois surtout un réal qui a ce moment-là sait plus trop ce qu’il filme, ou ce qu’il a à dire, et qui se contente de captations en jolies vignettes. 30 Nov 2022, 23:32
  • MartaJns sur Close :
    Pour ma part j’ai passé tout le film à me demander ce qui ne fonctionnait pas en dépit d’un talent et de qualités évidentes. Pour moi une partie de la réponse tient dans le casting et le parti pris de Dhont de coller intégralement au point du vue de Léo. Ce n’est pas que le jeune acteur ne soit pas bon, mais il échoue à porter le poids du film à lui seul. Le réalisateur semble hypnotisé par sa gueule d’ange et asphyxie son film pour elle. J’espérais que dans la 2e partie (que je ne trouve pas si mauvaise, en tout cas pas si inférieure à la 1ère que ce que j’ai lu), il serait un peu “sali” : filmé de plus loin, dans un autre type de lumière, avec plus de dureté… il n’en est rien. De mon point de vue (et je pense que tu seras en désaccord avec ça) les meilleurs moments du film sont logiquement les scènes avec les adultes, parce qu’on se décolle un peu de lui ce qui nous sort d’une tonalité monotone (ou monochrome) : l’annonce de la mort de Rémi, le malaise du repas avec le père qui craque peu à peu… d’où le fait que pour moi, cette 2e partie qui tourne à vide recèle finalement plus d’intérêt que la 1ère, pourtant plus cohérente et mieux investie. 30 Nov 2022, 21:12
  • Tom sur Le Chant de la fleur écarlate :
    Ha j’avais pas rêvé la ressemblance ! “Johan” est quand même carrément mieux… Après, même si mon souvenir est lointain (déjà 7 ans, la vache), je n’ai pas forcément une mauvaise image du film, de souvenir il a pas mal de bizarreries, notamment dans son côté très sexué. Mais c’était plus “intriguant” que réellement engageant, pour ce dont je me rappelle. Tu me diras ! 10 Nov 2022, 13:12
  • Christophe sur Le Chant de la fleur écarlate :
    Bon, Lourcelles en faisant des gorges chaudes (“sommet du cinéma européen des années 30”) dans la nouvelle édition de son dictionnaire, je viens de lancer le téléchargement. J’arbitrerai entre vous deux. Il m’apprend aussi que c’est adapté du même roman que Johan. Ceci explique donc cela. 10 Nov 2022, 13:08
  • Tom sur JSA (Joint Security Area) :
    Je suis content de pas avoir été prévenu d’ailleurs (j’avais en tout cas raté les retours dessus), ça a du coup été une énorme surprise au cours d’une séance dont j’attendais rien. Il se fait une étrange carrière en cloche inversée Park Chan-wook, avec ses meilleurs films en début et fin de filmo. 2 Nov 2022, 20:48
  • Castorp sur JSA (Joint Security Area) :
    Voilà. Son plus beau film, et de loin. 2 Nov 2022, 20:42
  • Tom sur Ludwig :
    Tu fais bien de les mentionner car j’avais pas spécialement prévu de les rattraper ou d’aller chercher plus loin pour cette période de sa filmo. Après, malgré mes réserves et son académisme, j’ai au fond plutôt apprécié Ludwig, sans doute parce que j’y suis allé en sachant déjà que j’allais rencontrer cet espèce d’affaissement (qui m’avait déjà frappé, dans une moindre mesure, dans Les Damnés), et que j’ai pu donc me concentrer sur le reste de ce que le film avait à offrir. 1 Nov 2022, 20:35
  • Christophe sur Ludwig :
    J’ai été très fan de Visconti mais je n’ai jamais réussi à accrocher à Ludwig, pourtant vu deux ou trois fois. Je te conseille quand même de voir Violence et passion et L’innocent, films moins académiques (tu as tout à fait raison de lâcher ce gros mot tant la mise en scène se fait ici plus décorative que jamais), qui changeront peut-être ton opinion sur “la fin de carrière de Visconti”. 1 Nov 2022, 18:14
  • Tom sur Edvard Munch :
    Non non, tu peux sans doute te fier à ton souvenir, car pour l’instant autour de moi je n’ai rencontré que des personnes qui avaient absolument adoré le film (bon, et aussi aucune qui voulait le revoir, donc je soupçonne que la séance ait pu être un peu éprouvante malgré tout, malgré le fort souvenir qu’elle laisse !). 1 Nov 2022, 10:27
  • Benjamin sur Edvard Munch :
    Vu au cinéma au cours d’une reprise, je l’avais trouvé en effet “génial” et j’avais trop peu vu de films à l’époque pour voir la lourdeur, ou bien, disons que la lourdeur ne me déplaît pas toujours. Peut-être aurai-je une surprise à le revoir vingt ans plus tard. Et puis le film avait quelque chose à dire sur la création, non, quelque chose d’à la fois concret et matériel et autre chose de plus inaccessible ? C’est, d’après mon souvenir (dont on se méfiera donc), un des meilleurs portraits de peintre au cinéma. 1 Nov 2022, 09:51
  • Pull Rouge sur Memories :
    Oui :-) 10 Oct 2022, 17:16
  • Tom sur Memories :
    Ha bah autant pour moi, avec le titre je le retrouve effectivement sur imdb : https://www.imdb.com/title/tt1117563/?ref_=nv_sr_srsg_0 (rien à voir, cher Pull rouge : est-ce que tu me permets de te contacter par mail ?) 10 Oct 2022, 10:24
  • Pull Rouge sur Memories :
    Pour Batman, difficile d’en retrouver des traces oui, mais c’est bien référencé sur Catsuka : https://www.catsuka.com/news/2008-03-10/batman-gotham-knight-site-et-teaser 10 Oct 2022, 08:54
  • Tom sur Memories :
    Héhé, ton message me fait me rappeler que j’avais déjà reproché ça au dernier film d’animation japonais que j’avais vu… Mais oui, je pense que le genre (en tout cas quand il réunit différents réals) n’aide pas des masses. On verse forcément un peu dans “l’exercice” (de style). Je connaissais pas du tout les deux que tu cites cela dit (mais l’omnibus Batman, de ce que je vois sur google, c’est juste une BD du coup, pas une adaptation film ?). Et oui Animatrix quel gâchis et déception… A part Au-delà, donc, mais je me demande s’il ne ressortait pas tout simplement parce que le reste était médiocre. 9 Oct 2022, 23:12
  • Pull Rouge sur Memories :
    Tiens j’ai revu Manie Manie y’a deux jours. Quand tu conclus sur l’ennui et la stérilité j’ai l’impression que c’est effectivement ça. Et c’est peux être inhérent au genre. Puisque que c’est systématiquement des projets montés autour de grands noms de l’animation qui n’ont du coup pour vision que la recréation ou la performance (Animatrix est d’ailleurs extrêmement pénible à revoir). L’omnibus Batman s’en sort peut-être mieux. 9 Oct 2022, 20:30
  • Tom sur Enquête sur la sexualité :
    Ha mais je sais bien, c’est justement sur ton retour que j’ai décidé d’y aller (en devant choisir parmi les ressorties Pasolini de cet été – j’aimerais bien rattraper “Mamma Roma” aussi, le reste un peu la flemme). 8 Sep 2022, 18:14
  • Castorp sur Enquête sur la sexualité :
    Pas forcément d’accord avec toi sur Pasolini, dont je trouve la curiosité presque candide assez rafraîchissante, malgré en effet des présupposés marxistes (mais qui ne l’empêchent pas d’écouter), mais content que ça t’ait plus. C’est une de mes plus belles découvertes de ces dernières années. 8 Sep 2022, 14:14
  • Tom sur The Northman :
    Tou/tes les cinéastes qu’A24 a produit ou distribué, et qui pour pas mal d’entre eux sont au croisement du genre et du “arthouse” (d’où le terme “artspoitation” qui a été popularisé pour parler de ce nouveau cinéma indé US) : Roger Eggers, Ari Aster, David Robert Mitchell, David Lowery, Alex Garland, les frères Safdie, Harmony Korine, Yórgos Lánthimos, Greta Gerwig … La liste entière est là : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_films_d%27A24 29 Août 2022, 18:36
  • Benjamin sur The Northman :
    Non pas un dossier, une page ou deux. La clique A24, qu’es aquo ? 29 Août 2022, 17:46
  • Tom sur Top Gun : Maverick :
    J’ai essayé de sonder un peu autour de moi dans les cercles pas tellement cinéphiles, et les réponses tournent souvent autour de l’idée d’un “film hollywoodien à l’ancienne comme on en fait plus”, d’autant qu’une grande partie du public garde un souvenir agréable (quoique si j’ai bien compris sans raison) du premier “Top Gun”, et y voient là le retour d’un type de cinéma qu’ils ont aimé. Le côté “non sociétal” (en tout cas perçu comme tel) a pu aussi plaire, j’imagine. Après, la promo a été tellement axée sur ça (en tout cas sur l’idée que tout est fait sans CGI) que c’est peut-être simplement le signe d’un public qui répète la façon dont on lui a vendu le film. Et côté Hollywood, j’ai pas l’impression qu’il y ait eu beaucoup de concurrence ces derniers mois… 29 Août 2022, 14:51
  • Tom sur The Northman :
    La 7è obsession a fait un dossier sur Eggers ? (j’ai jamais le réflexe de les acheter, ayant du mal à accrocher aux articles…) En soi ça m’étonne pas tant que ça qu’on se raccroche à Eggers et plus généralement à la clique A24, tant le paysage américain est vide de propositions fortes depuis 15 ans, côté indé comme mainstream. C’était cela dit assez marrant de voir les cinéphiles américains, par ailleurs toujours préoccupés d’hygiénisme moral mais en même temps ultra-attachés à Eggers, essayer de démontrer que “The Northman” était une critique de la masculinité par je ne sais combien d’acrobaties… 29 Août 2022, 14:47
  • Benjamin sur The Northman :
    Je te rejoins en tout point. C’est empli de contradictions et on se pose la question de l’utilité de l’archéologie et de l’histoire pour faire valoir cette fantasy. Eggers cherche à concilier l’inconciliable. Valider le réalisme d’un décor pour des histoires rabattues qui disent davantage sur l’inanité de tout un pan du cinéma actuel que sur le Moyen Âge décrit : à quoi bon ? Et pour prolonger sur la fin de ton article, il n’y a pas que la cinéphilie américaine qui est fascinée, voir l’article consacré dans la 7e Obsession. 29 Août 2022, 10:19
  • Benjamin sur Top Gun : Maverick :
    Le premier visage que tu décris est en effet assez flippant et fait du film un anachronisme encombrant. Peut-être pour ça que j’ai pris l’objet à la rigolade plutôt que de tenter l’analyse comme tu le fais de façon brève et juste. Le film était encore sur les écrans sur mon ciné de campagne au 15 août, ce qui est assez incroyable aujourd’hui. Et je suis un peu comme toi à me demander quel public il a pu toucher. 29 Août 2022, 10:01
  • Tom sur Le Muet danois • III :
    Ha, et bien merci beaucoup ! :) 5 Août 2022, 00:03
  • Fabien Bourdage sur Le Muet danois • III :
    Félicitation pour votre magnifique site internet ! Vous avez fait un super travail ! 4 Août 2022, 14:35
  • Christophe sur Notes sur les films vus #27 :
    merci ! 29 Mai 2022, 09:59
  • Tom sur Valérian et la Cité des mille planètes :
    Yo ! Pour le coup, je ne me pose pas vraiment la question de Besson lui-même, de ses intentions ou de sa sincérité (je ne l’ai jamais rencontré, mais la production Europacorp suffit à elle seule à me donner de lui une image cynique et peu flatteuse), dans ma tête c’est un peu hors-sujet. Je parlais vraiment juste du résultat et de ses bizarreries relatives (tout du moins de sa singularité dans le paysage du blockbuster), quelles qu’aient pu en être les causes. 2 Avr 2022, 16:59
  • Benjamin sur Valérian et la Cité des mille planètes :
    Content de voir que la pause hivernal est finie sur ce blog (malgré le retour de la neige dans notre vraie vie) ! Je découvre donc ce texte et hésite à réagir d’une part parce que je n’ai pas vu le film, alors forcément… d’autre part, parce que je ne sais pas si tu aurais écrit ce texte aujourd’hui. C’est jamais évident de se dégager d’un a priori et d’aborder le film en le détachant du réalisateur, surtout quand il s’agit de Luc Besson. Je veux bien croire en la générosité du bonhomme, ce que ton texte met bien en avant, mais compte tenu de ses échecs financiers à répétition et de ses choix (en tant que réalisateur, producteur, homme d’affaires et -avec la Cité du cinéma- de culture), j’ai beaucoup de mal à jauger sa sincérité. Enfin bon, Valérian pourquoi pas :) 2 Avr 2022, 16:40
  • Tom sur À propos :
    Ici : https://www.underthedeepdeepsea.com/contact/ 2 Mar 2022, 10:01
  • Luc David sur À propos :
    comment et où puis-je vous contacter. Merci ! 2 Mar 2022, 09:59
  • Tom sur À propos :
    Merci à vous :-) Je ne connaissais pas du tout Helen Gibson, ça a l’air d’être une carrière passionnante ! 2 Mar 2022, 09:59
  • Luc David sur À propos :
    Bravo pour votre site !!! je travaille actuellement à la réalisation d’un documentaire sur Helen Gibson… Faisons revivre ces légendes !!! 2 Mar 2022, 09:56
  • Tom sur Dune :
    Ha bah j’avais même pas reconnu l’ami Javier, mais j’avais trouvé l’acteur pas bon. Tu vois, on a finalement de quoi communier dans la détestation de Villeneuve ! (à défaut de pouvoir communier sur notre ami Adam) 24 Jan 2022, 22:42
  • Adam Driver sur Dune :
    Salut, Le côté smart dont tu parles puissance 100, c’est aussi le personnage de Liet Kynes je trouve (le film en fait un symbole sacrificiel, alors que dans mon souvenir le film de Lynch en faisait un personnage assez inquiétant). Et Javier Bardem en Stilgar, c’est quand même une très grosse faute de goût, à mon humble avis. 24 Jan 2022, 21:31
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Haha, bah tu vas souffrir alors, car le film est tout entier au service de sa performance ! (quoiqu’on puisse aussi voir ce rôle comme un regard sur ce genre de performance, justement, le personnage essayant de garder la face) Non, le grand avantage du film, c’est simplement son concept, dont tout dans la nature (ce que concept implique de lui-même – ellipses, point de vue, jeux des décors…) semble avoir été taillée, inventé pour le cinéma. C’était juste “une idée de cinéma que quelqu’un devait avoir un jour ou l’autre” quoi (ce qui peut d’autant plus surprendre vu que c’est à la base une pièce de théâtre). Le seul mérite du film, au-delà de ça, est d’appliquer rigoureusement ce programme, mais c’est vraiment pour son principe (plus que pour son exécution en particulier) que le film m’a plu. 7 Jan 2022, 01:03
  • Tom sur Dune :
    Ces allusions politiques m’iraient en fait très bien si elles résonnaient avec un projet plus franc de ce côté là. Ici, à part “nous on exploite aussi votre territoire, sauf qu’on est des gentils et qu’on s’intéresse à votre culture”… Du coup ça devient juste des signes à vide. Peut-être que, comme pas mal d’éléments du film, cet aspect gagne à ce que peut prolonger et compléter la deuxième partie à venir. Pour les relations, la seule qui m’a un peu interpellé pour ma part, en ce qu’elle me semblait la plus ambiguë et intéressante, était celle entre le héros et sa mère, mais ça reste chiche. 7 Jan 2022, 00:59
  • Benjamin sur Dune :
    Beh en fait je me retrouve assez dans les mots choisis ici. Je suis plus indulgent sur le smart parce que c’est finalement la seule micro substance du film. Je trouvais aussi que le réalisateur parvenait à me faire apprécier certaines relations alors même qu’elles ne sont qu’esquissées (père-fils, Paul-Duncan par ex.). Peu de choses mais on se raccroche à ce qu’on peut. 6 Jan 2022, 21:24
  • Benjamin sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Top à venir très bientôt chez moi. Ah oui, je voulais réagir aussi à la présence de The father dans ta sélection. Pas vu mais curieux à présent. Il y a un moment que je fuis les films avec Anthony Hopkins, j’ai toujours l’impression qu’il en fait des pataquès. 6 Jan 2022, 21:13
  • Benjamin sur Memoria :
    Je n’avais pas pensé qu’il puisse s’agir du futur. Pour moi c’était une origine du son. Un son dont elle a eu le souvenir et l’illusion par une sorte de pleine conscience. Mais oui, c’est un cinéma à se perdre et parfois sans même changer de plan. 6 Jan 2022, 21:10
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Argh, quels tarés ces réals… Le pire c’est qu’à force de mettre ceux-là de côté, tous les films à voir qui sont sur mon disque dur sont de 2h30 minimum. 5 Jan 2022, 23:06
  • Castorp sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Ca devrait te plaire. Par contre, ça dure trois heures. :D 5 Jan 2022, 20:25
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Merci ! Théoriquement, il est censé y avoir tôt ou tard (et souvent tard, vu combien je suis à la bourre) un texte pour chaque film vu, donc y aura au moins une notule. Après j’ai rien de plus spécial à en dire que l’évidence (ludisme délicieux, montage et structure virtuoses). Et du coup j’ai bien noté Kwaidan :-) 5 Jan 2022, 16:36
  • Castorp sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Joli top ! Pas de petite critique de derrière les fagots du Guitry ? 5 Jan 2022, 15:11
  • Tom sur Memoria :
    En fait au début du plan j’ai d’abord pensé à un dinosaure. D’ailleurs je ne sais pas si ce vaisseau est censé être une vision du passé, ou du futur (ce qui change pas mal de choses, la première option faisant “genèse secrète” qui sous-entend tout un background SF)… Le fait qu’on ne sache pas trop comment le prendre n’aide pas. 4 Jan 2022, 18:27
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Bonne année Benjamin ! Oui France a un côté “je sais pas où me mettre” face à lui qui le rend assez vivifiant, malgré tous ses défauts. En tout cas, alors que je viens de rattraper The Card Counter que je pourrais rajouter sans problème au peloton de tête de films “impeccables et carrés”, le film de Dumont fait souffler un petit vent frais sur les découvertes de l’année. Tu as fais un top quelque part, toi ? 4 Jan 2022, 18:25
  • Benjamin sur Memoria :
    Oui pour la matière politique, il faudra probablement revenir au travail fait en Thaïlande. Mais le vaisseau m’a fait l’effet du dinosaure dans Tree of life, le genre d’ellipse à donner le vertige, surtout avec la manière dont Weerasethakul donne à ressentir et penser le temps dans le reste du film. 4 Jan 2022, 15:23
  • Benjamin sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Salut Tom. Et excellente année 2022, pleine d’une frénésie cinéphile qui n’aurait d’issue que la salle et l’expérience collective :) J’aime bien que France soit cité en bonne position, même si le film me laisse carrément bancal, puisque je cherche encore le degré de lecture du film. Content de voir aussi que figure une comédie musicale en découverte, celle de Wise vaut le détour en effet. 4 Jan 2022, 15:16
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Je ne sais plus où j’avais lu les accusations d’académisme au sujet du film, mais j’imagine que le mot était alors plus utilisé dans le sens “film où toute la Comédie Française défile en costumes”. Le passif théâtral de Guitry, et ses films fondés sur le dialogues, lui collent aussi sans doute cette image à la peau. Mais pour le reste, oui, ne serait-ce que par le structure et le travail de montage, le film est tout sauf académique. 3 Jan 2022, 15:23
  • Tom sur Panique :
    Hello Christophe, bonne année ! Oui en effet pour Vivian Romance – je l’ai peut-être plus vue comme un personnage effleuré par l’intuition de l’horreur ambiante, que comme quelqu’un qui pourrait s’y opposer (et donc à peine plus à sauver que les autres), mais elle permet au moins de ne pas suivre le film de l’extérieur et d’y avoir une accroche. Il y a le patron de bar aussi, dans une moindre mesure. 3 Jan 2022, 15:21
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Les perles de la couronne, académique? Ni de près ni de loin ! Guitry, ici, invente carrément un genre ! 3 Jan 2022, 14:27
  • Christophe sur Panique :
    Bonjour Tom, Si Panique est un des films de Duvivier que j’aime, c’est justement parce que j’y décèle des touches qui vont à rebours de la misanthropie générale, touches apportées par le personnage subtil de Viviane Romance: ses discrets élans d’empathie pour Monsieur Hire nuancent le cynisme du propos donc rendent le film plus vrai et plus vivant. Sinon, le film est adapté d’un roman de Simenon écrit au début des années 30. Bonne année ! 3 Jan 2022, 14:24
  • Tom sur Bertrand Tavernier :
    Merci Benjamin ! Pour le coup de l’histoire en biais, faut vraiment rendre tribut au podcast “Paroles d’histoire”, c’est eux qui ont réussi à me donner la clé de tous ces rapports bizarres à l’histoire dont je n’arrivais pas à saisir la cohérence. Mais oui, c’est tout à fait ce que tu décris, il gagne sur les deux tableaux. Sur le duo “La vie et rien d’autre” / “Un dimanche à la campagne”, c’est probablement parce que ce qui m’a impressionné le plus chez Tavernier est le modèle narratif en patchwork / en fuite (qui fait que j’ai absolument adoré “Laissez-passer” alors qu’il semble bien que je sois le seul !), et que ces deux films n’y répondent pas. Mais ils restent impeccables tous les deux. “Voyages” me tente énormément bien sûr, mais comme pour le docs de Scorsese, j’ai peur de me faire spoiler les meilleures scènes de tous ces films… 13 Nov 2021, 17:26
  • Benjamin sur First Cow :
    Alors ça me fait plaisir :) 13 Nov 2021, 16:31
  • Benjamin sur Bertrand Tavernier :
    Article particulièrement éclairant, bravo pour ce travail. J’ai particulièrement apprécié lire le passage sur “l’histoire de biais”, je crois que je n’avais pas réalisé cela à l’échelle de sa filmo. Je n’ai pas encore vu Que la fête commence et ne connaissais pas l’existence de ce film période 39-45, Laissez passer. On dirait que cette façon de faire, de privilégier le petit récit ou l’histoire la moins racontée, lui permet de jouer sur les deux tableaux : la reconstitution 1er degré, celle des grands courants et des grandes époques, à l’intérieur desquels il place ses émotions, ses personnages, ses propres histoires et ses propres originalités. Conan est très fort pour cela. Idem avec Coup de torchon. La vie et rien d’autres est au-dessus de tous. Je regrette d’ailleurs un peu que tu ais moins aimé La Vie et rien d’autre et dans une moindre mesure Un dimanche à la campagne. Sinon, j’ai vu la série Voyage à travers le cinéma français : extraits remarquables, amour des comédiens sur lequel tu écris toi-même quelques lignes, comparaisons audacieuses… La série (et le film certainement) permet de faire de nouveaux choix dans cette liste énorme de films. Superbe travail de cinéphile. 13 Nov 2021, 16:29
  • Tom sur First Cow :
    Hello ! On se rejoint sur le côté “cabinet de curiosités” en fait je pense, je désignais là quelque chose qui tient simplement à son regard, à la diversité bizarre et inattendue de ce qui l’intéresse, et qui vient contredire les normes attendues du western comme du film historique. Sur le reste (la virilité hors jeu, le film étant plutôt un nuancier d’hommes doux et de brutes), comme sur le western retourné, j’apprécie tout en étant moins surpris que toi sans doute, vu combien ces échos m’étaient venus du film depuis sa première diffusion en ligne. Sans doute cela m’aurait-il davantage cueilli si je l’avais découvert par moi-même ! (peut-être aussi est-ce là ta difficulté pour écrire, c’est en tout cas souvent la mienne, cette impression de passer après tout le monde et tant de textes…) Après, sans être aussi à fond que tout le monde, ni avoir pour lui la tendresse que j’ai pour d’autres films de Reichardt (cela dit presque tous inégaux), ça reste aussi à mes yeux un des meilleurs films de l’année. 13 Nov 2021, 16:05
  • Benjamin sur First Cow :
    Bonjour Tom. Tu viens de voir le film qui est à mes yeux le meilleur film de l’année. Que j’ai aimé ce film ! C’est étonnant que tu utilises l’expression de “cabinet de curiosités”, toutes les micro-originalités visuelles que ce film comporte ne sont rien d’autres à mes yeux que ce que la vie elle-même donne et qui a depuis longtemps été purgé de la “norme cinématographique”. On peut être surpris par ce que l’on voit, et il ne s’agit de rien de sophistiqué mais de choses toutes simples. Un film qui enfin nous surprend simplement. C’est un western aussi complètement renversé dans ses codes, dans la définition du genre, dans tous les sens du terme. Tu n’insistes pas beaucoup dessus, mais la “virilité” ou plutôt son questionnement ici me paraît essentiel. Et que cette amitié est plaisante. Le film est des plus aimables. Enfin bref, je ne tarie pas d’éloge à son sujet. il y a longtemps que je l’ai vu (festival d’avant-première Télérama) mais je veux le revoir, pour tenter de gribouiller trois mots notamment. Mais je redoute toujours un peu d’écrire sur un film simple et nécessaire comme celui-ci. 13 Nov 2021, 15:33
  • Tom sur Le Muet danois • III :
    Hey, merci Castorp ! On touche un peu aux limites du pertinent pour tout dire (chroniquer des courts-métrage ratés d’il y a cent ans pour simplement faire état qu’ils le sont…), mais disons qu’au pire ça permet de prendre des notes pour si un jour je veux (ou quelqu’un veut) retravailler sur ces sujets. D’ailleurs, pour rester dans le muet, et parce que tu n’avais pas été convaincu par Lloyd : je suis entrain de découvrir un comique burlesque muet que je connaissais pas du tout, Charley Bowers, c’est vraiment super du peu que j’ai commencé à en voir ! 2 Nov 2021, 20:55
  • Castorp sur Le Muet danois • III :
    J’ai rien de pertinent à dire, mais simplement, merci pour ces textes. 2 Nov 2021, 18:14
  • Tom sur Bertrand Tavernier :
    Heeey Freak ! Mais si purée (la honte…). Je change, merci ! 20 Oct 2021, 22:42
  • Film Freak sur Bertrand Tavernier :
    (sans rire, c’est pas plutôt Denis que Bruno Podalydès sur la photo ? de rien, bisous) 20 Oct 2021, 22:38
  • Film Freak sur Bertrand Tavernier :
    ToM rEvIeNs (pas) 20 Oct 2021, 22:36
  • Tom sur Bertrand Tavernier :
    Et ben de rien :-) 20 Oct 2021, 21:15
  • An sur Bertrand Tavernier :
    Super article ! Merci 20 Oct 2021, 21:05
  • Tom sur Bertrand Tavernier :
    Merci Degryse l (quelle promptitude ! Je comptais encore faire une dernière relecture, j’espère qu’il reste pas trop de fautes…) Merci pour les conseils :-) La Fille de d’Artagnan sur le papier, et au vu de la filmo du bonhomme, me motive assez il est vrai, mais j’en ai une image nanardesque qui fait que je pensais mon intuition peu fiable, et je lui ai pas redonné sa chance… Pareil pour Holy Lola, sa réputation mineure et de “film à message” était telle que je l’ai pas gardé dans les rattrapages – cela dit, je trouve Gamblin tellement excellent dans Laissez-passer (mais vraiment, j’ai été soufflé, rien que tout le travail de sa voix enrhumée dans le dernier quart…) que ce serait une raison à soi seule de voir le film. Je note pour Les Enfants gâtés, celui-là je sais carrément pas de quoi ça parle ! Dans les rattrapages possibles j’étais aussi curieux d’Autour de minuit et Dans la brume électrique, pour voir ce que ça donne quand ça se frotte aux USA, vu les rapports profonds que sa filmo a avec le pays… Tout cela sera pour plus tard, cela dit, il faudrait que je rattrape un brin de cinéma international avant la fin de l’année. 20 Oct 2021, 19:54
  • Jerome Degryse sur Bertrand Tavernier :
    Tres bon article sur un grand monsieur du cinéma français pour moi. J’aime aussi beaucoup Holly Lola et pour moi la fille de d’artagnan est le princess bride francais. Tu peux aussi tenter les enfants gâtés ( tu reverras quasi toute la troupe du splendid) qui est un film étrange et quasi biographique ( Tavernier n’est il pas Le Piccoli du film ?) 20 Oct 2021, 12:26
  • Benjamin sur Annette :
    Moins mortifère, je ne sais pas. Une énergie, c’est sûr. Comme une révolte. 12 Août 2021, 22:21
  • Tom sur Annette :
    Hello ! Je ne connaissais rien des Sparks en fait (même pas le nom), et ce fut plutôt une bonne chose, car ça m’a permis de recevoir leur musique de manière très simple (et bienvenue – le seul élément qui m’a atteint directement), et non en y voyant un référent distant de plus (sur l’ironie de leur style, sur l’époque qu’ils convoquent, etc.). Pour Carax, oui, je compte jeter un œil aux premiers malgré ma déception ici ; par le lyrisme/romantisme que j’y entrevois (par les images ou extraits), je me dis qu’on a quand même des chances d’avoir un résultat au goût moins mortifère, ou du moins traversé d’une énergie différente ! 12 Août 2021, 00:37
  • Benjamin sur Annette :
    Je comprends très bien ce que tu reproches au film, dans sa texture aussi bien que dans son fond. Mais faut croire que les idées épatantes et inspirantes ont suffi chez moi à me faire aimer tout un film. Et quid de la musique ? C’est le premier souffle du film et sans connaître les Sparks, ce groupe préféré de mes groupes préférés, elle a bien aidé à mon emballement. Bon, faut pas s’arrêter là avec Carax. Si tu n’as pas vu les premiers, faut dégoter Les amants du Pont Neuf ou Mauvais sang. 12 Août 2021, 00:24
  • Tom sur Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force :
    C’est en effet sûrement trompeur ; quoiqu’il en soit, la marketing ne fait pas tout ici : c’est avant tout l’aspect plus palpable du résultat, qu’il soit suggéré par des SFX plus savants ou le fait de choix raisonnés et malins, qui rattache visuellement ce film d’Abrams à l’ancienne trilogie bien davantage qu’à la prélogie – à son usage non raisonné de CGI de parfois très mauvais goûts, dans les épisodes 2 et 3 tout du moins, dont il abandonne par ailleurs totalement l’esthétique lisse. Même s’il faut dire, à la revoyure, que l’épisode 1 m’est apparu étonnamment concret (la pellicule devait pas mal aider). 6 Août 2021, 01:01
  • Krëuhn_Körmähn sur Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force :
    A propos des décors en dur, ce qui est ironique, c’est qu’ils ont été conçus comme dans la Prélogie… voir plus. Contrairement aux I, II et III qui contenaient beaucoup plus de maquettes que la Trilogie Originale, quasiment tout est en numérique, même les décors les plus simples : le château de Maz Kanata c’est juste des blocs de mousse à tailler, concrètement. Tout ça du à la propagande marketing de LucasFilm/Disney pour faire plaisir à une minorité déçue et furieuse de ne pas avoir retrouvé l’esthétique usée et photographique des années 70, rejetant en bloc l’esthétique “hautes sphères ” et enfin pleinement “flahsgordonesque”, qui avait été atténuée dans la Trilogie Originale à cause des limitations technologiques. Et encore : en 77, on faisait des efforts de dépaysement via les compositing (les deux soleils de Tatooine). Et c’est ce qu’ils n’ont pas compris en reproduisant bêtement les mêmes décors, parfois moins imaginatifs. En plus, c’était le même de type de mensonge propagé par le marketing du Seigneur des Anneaux pour surfer sur le bashing à l’œuvre contre la Prélogie. La différence étant que Peter Jackson avait fini par l’admettre, tandis que Disney s’y refuse en censurant et interdisant de sortie le livre making of de Rinzler révélant les galères de production. En plus du reste, Star Wars est bien cocasse dans sa conception. Que la Force soit avec toi. K.K 5 Août 2021, 17:19
  • Tom sur Annette :
    Merci Christophe ! 20 Juil 2021, 23:27
  • Christophe sur Annette :
    Bonjour Tom, Je te comprends très bien mais ai été content de te lire à nouveau: sans avoir vu le film (depuis longtemps, j’ai dépassé le stade “vérifier en salles les sorties obligatoires”) , je suis convaincu que tu as raison sur Annette. J’espère que tes projets se concrétiseront. 20 Juil 2021, 23:17
  • Tom sur Annette :
    Merci ! Il y a de toute façon aussi le fait que le plaisir change de place : j’en arrive à un stade où j’ai bien plus de plaisir à parler d’un film, à le partager / le faire découvrir à d’autres ou à l’étudier, que de plaisir à le voir à proprement parler. C’est peut-être un effet naturel d’une cinéphilie qui vieillit, et qu’il faut accueillir et accepter comme tel, mais qui semble tout de même un peu contre-nature… 20 Juil 2021, 22:58
  • VG sur Annette :
    OK, bon courage et bravo de voir les chose en face : plus le cinéma devient inactuel plus le devenir-aigre-vieux-con confit dans une nostalgie aussi arrogante qu’incommunicable du cinéphile prend le statut de probable problème. L’enjeu est alors de ne pas foutre tout à la poubelle, ce qui est plutôt une tâche de museographe que de critique, et de ne pas condamner ceux qui y croient (ce qui rappelle l’activité d’un abbé). L’abandon du cinéma, l’autorité-suffisance pré-esthétique de l’image, lui confèrent un caractère de moins en moins mystique mais de plus en plus religieux. 20 Juil 2021, 19:37
  • Tom sur Agnès Varda :
    Merci Félix ! C’est peu de dire que j’ai peu de temps à lui consacrer cette année, mais je vais essayer de m’y remettre ces prochains mois… 14 Juin 2021, 19:01
  • Félix sur Agnès Varda :
    Encore bravo pour votre très beau blog. 14 Juin 2021, 15:12
  • Benjamin sur Les Enfants de la mer :
    Apparemment un manga et (!) une série. En tout cas les images m’attirent bien. Et comme je suis pongiste, et que tables et raquettes inspirent assez rarement les artistes, je crois que je vais pas tarder à le feuilleter ou à le voir. Merci Pull rouge. 10 Mai 2021, 20:26
  • Tom sur Docteur Petiot :
    Je ne connaissais pas du tout non plus (et ne connaissais Malevil que de nom). Même si j’ai très peu de disponibilité pour le cinéma cette année (rien vu ou presque depuis février…), je suis justement entrain de rattraper le cinéma populaire français des années 70-80-90, qui m’a longtemps un peu rebuté (à tort, visiblement), et sur lequel j’ai d’immenses lacunes. 9 Mai 2021, 22:02
  • Tom sur Les Enfants de la mer :
    Non, c’est un manga de Taiyō Matsumoto (qui a aussi écrit “Amer Béton”, dont le studio 4C a adapté un film). 9 Mai 2021, 21:59
  • Tom sur ​Spider-Man : Into the Spider-Verse :
    Hello Benjamin ! Pour être honnête, ça va être un peu difficile de te répondre précisément, j’ai vu le film il y a plus d’un an (le brouillon traînait depuis longtemps). Je crois que ma gêne est que finalement, au fond, le film n’assume peut-être pas qu’il n’est intéressé que par ça (le méta), et dévie d’une manière compliquée : dans le cas des “Lego”, une finalité du “c’est important de jouer” qui du coup se met à chanter les louanges de la marque mère, et ici d’une façon qui, malgré les arabesques virtuoses, n’a finalement rien de particulier à dire sur ce croisement d’univers (sinon “vive les multiples univers Marvel”). Du coup je peux admirer la manière, mais je ressens aussi la vacuité de l’ensemble. 9 Mai 2021, 21:59
  • Benjamin sur Les Enfants de la mer :
    C’est quoi Ping Pong, un film de ces studios-là ? 9 Mai 2021, 20:23
  • Benjamin sur Docteur Petiot :
    Depuis le temps que je veux le voir ce film. A sa sortie, son caractère “sulfureux”, ce n’est peut-être pas le mot, m’avait marqué, comme si le caractère malsain du récit pouvait déteindre sur le spectateur. Enfin, du coup, j’extrapolais pas mal sur Petiot sans connaître les détails de l’histoire. Ton billet m’a donné envie d’aller voir la filmo de ce réalisateur dont le nom ne me disait en revanche plus rien. Je découvre des adaptations de Lavardin avec Poiret, ce que j’ignorais aussi. Cool, j’irai voir. 9 Mai 2021, 20:20
  • Benjamin sur ​Spider-Man : Into the Spider-Verse :
    Il y a longtemps que je veux lire les derniers avis postés ici sur les films qui me parlent, ce qui depuis mon précédent passage fait pas mal d’avis… Je commence par le premier billet rencontré. Nous verrons quand j’aurai le temps d’aller plus loin (t’avais-je remercier pour la pub sur la sortie du ZA sur le Cinéma muet ? J’ai vu qu’Edouard l’avait fait). Du méta et une forme visuelle inédite, pour moi ça fait tout l’intérêt du film ! Et d’autant plus avec un personnage qui, depuis Sam Raimi, me fascine assez. C’est vrai que les réalisateurs auraient pu ralentir un peu pour se pencher sur le groupe et chacun des individus. Une scène au coin du feu avec une chanson comme dans un Ford. L’exemple n’est peut-être pas le meilleur ^^. Mais on a quand même un bon développement de l’ado Morales, et, pour la première fois au cinéma, l’introduction dans cet univers d’un super-héros latino de couleur. Même s’il est vrai que le personnage et sa famille sont parfaitement américanisés, pas de liens avec la communauté porto-ricaine, aucune culture s’y référant. Morales n’a pas grand chose à voir avec les Sharks de West side story. Le travail sur la forme est absolument énorme. Foisonnement, vitesse, pop art… Et puisque le pop art sert de référence, c’est à se demander s’il n’y a pas du fond dans cette forme. Non ? Enfin, moi j’ai été bluffé. Je te laisse un lien vers une bafouille qui tente de creuser ce lien justement, le pop art notamment et ce qu’on peut en dire. 9 Mai 2021, 20:15
  • Tom sur Docteur Petiot :
    Heeey, j’avais pas capté du tout que c’était lui ! Bon comme toujours pour les adaptations faut que je choisisse entre le film et le livre, j’arrive jamais à en voir un sans me gâcher l’autre… 28 Mar 2021, 21:14
  • Castorp sur Docteur Petiot :
    Je note. Malevil, du même réalisateur, adapté de l’excellent Robert Merle, dont il me semble que tu es un admirateur, est très recommandable. 28 Mar 2021, 20:07
  • Castorp sur Les Enfants de la mer :
    Nan, ça fait bientôt 15 ans, j’ai tout perdu. C’était pour l’un des éditeurs français de Taiyo Matsumoto, qui faisait de l’éditorial à l’époque. 25 Fév 2021, 10:27
  • Tom sur Les Enfants de la mer :
    Ha mais c’est super ça, t’en as encore une copie ? C’était pour quel site/mag ? 25 Fév 2021, 10:11
  • Castorp sur Les Enfants de la mer :
    Je proteste, le manga d’origine est excellent, et Daisuke Igarashi, c’est du solide. Sinon, j’avais eu la chance de pouvoir interviewer (par mail) Michael Arias à l’époque de la sortie d’Amer Béton. Et il avait bien pris le temps de développer, c’était cool (mais l’interview a complètement disparu de la toile, c’est con). 25 Fév 2021, 08:37
  • Tom sur Les Enfants de la mer :
    Hello, merci ! “Amer Béton” je me demande d’où vient le miracle, oui. Tu as sans doute raison pour le manga d’origine (j’y connais vraiment rien), après je serais quand même curieux de voir autre chose de Michael Arias, même si l’absence de retour critique en France sur ce qu’il a fait ensuite me rassure pas des masses… 20 Fév 2021, 21:49
  • Pull Rouge sur Les Enfants de la mer :
    Critique très juste comme souvent ! Tu décris parfaitement l’éternel problème de 4°C, ennui poli devant une technique éblouissante. Mais de mémoire le matériaux de base n’est pas incroyable. Pour Amer Béton, c’est probablement le talent de Taiyō Matsumoto. Ping Pong et Amer Béton c’est quelque chose ! 20 Fév 2021, 21:36
  • Tom sur Le Muet danois • I :
    Merci Christophe ! Pour le cinéma français, tu as raison, je parle là sans bien connaître le sujet – je crois d’ailleurs avoir surtout en tête les production du début des années 1900 (j’ai peut être tout aussi tort pour elles, tu me diras), ce qui est peu honnête pour comparer vu que les films Danois dont je parle sont des années 10. Par ailleurs, une partie des affirmations de cet article viennent de notes prises à l’époque, et pas toujours bien prises, ce qui fait que je ne sais pas toujours (comme pour cette affirmation), si cela relève d’une réflexion personnelle que j’avais eu alors, ou d’une phrase lue chez Sadoul… Enfin bref, j’espère que tu y trouveras ton compte – et ta connaissance de l’époque sera éclairante, car tu n’y trouveras peut-être pas bien plus de fantaisie que dans les autres cinémas des années 10 ! Pour les polémiques sur Pixar écoute en fait si, ça m’intéresse beaucoup. Par pour ce texte lui-même bien sûr, qui est totalement anecdotique (bien plus, en tout cas, que le site dont je parlais il y a cinq ans), mais parce qu’à chaque fois ça me pose la question du : “certes c’est totalement débile, mais au fond qu’est-ce qui me prouve concrètement que c’est faux ?”. Ça m’intrigue parce que ça m’amène à m’interroger sur les pièges généraux de l’analyse de film, en gros, ça m’aide à mieux détourer certaines règles ou principes, à tester leur solidité, ça interroge aussi par ricochet la liberté et le côté très affirmatif que je peux avoir dans l’interprétation personnelle que je fais de certaines œuvres, ou que j’accepte comme des vérités en lisant d’autres. 7 Fév 2021, 20:51
  • Christophe sur Le Muet danois • I :
    Super texte, qui donne envie. Merci pour le lien, qui vient malheureusement s’ajouter à ma liste déjà conséquente de films à voir. Un bémol: tu exagères le conformisme de la production française de l’époque, également riche de journalistes, millionnaires, espions et aventuriers, et qui a énormément influencé les USA mais bon…je préfère infiniment te lire là dessus que sur la dernière polémique débile sur le dernier blockbuster de Disney (n’as-tu pas l’impression de perdre ton temps quand tu réponds à ces âneries?). 7 Fév 2021, 20:24
  • Tom sur Goshu le violoncelliste :
    Juste Horus. J’en ai peu de souvenirs, même si sur le moment j’avais bien aimé. Mais peut-être davantage comme le témoignage de la préhistoire d’un style (quoique le côté slave ou soviétique de certains passages relevaient de l’influence consciente), que réellement pour lui-même. 4 Fév 2021, 15:13
  • Castorp sur Goshu le violoncelliste :
    Cagliostro, découvert l’année dernière, c’est vraiment super, même s’il y a le cahier des charges Lupin qui affaiblit un peu l’ensemble. Et ça m’a fait un bien fou de voir un Miyazaki sans les envolées d’Hisaishi. Tu as déjà vu Horus et Kié ? 4 Fév 2021, 15:03
  • Tom sur Goshu le violoncelliste :
    Haha non au contraire, j’ai passé des plombes à contourner le mot “autiste” (c’est parfaitement ça) pour pas bégayer la tienne ! Ouaip faut que j’explore leur production TV pré-Ghibli, Cagliostro aussi… 4 Fév 2021, 10:17
  • Castorp sur Goshu le violoncelliste :
    Hey, content que ça t’ait plu, et tu en parles beaucoup mieux que ma piteuse critique. Au passage, en parlant de pré-Ghibli, je suis en train de regarder (doucement) la série de Miyazaki, Conan, le fils du futur. Et c’est vraiment bien. 4 Fév 2021, 09:24
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Hello Benjamin, bonne année ! Oui moi aussi je suis très client de la version 90 (celle par qui j’ai découvert le récit, et la seule autre adaptation que j’ai vue). J’y adore toutes les actrices, y a un côté classique et confortable très chaleureux – je trouve d’ailleurs que les deux films communiquent beaucoup. 9 Jan 2021, 22:22
  • Benjamin sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Bonne année Tom ! J’aime bien ton top 3, c’est sobre, spectaculaire, rigoureux, dix-neuviémiste (?). Je veux bien voir ces nouvelles Quatre filles. Hier soir j’ai vu, la version 1990 faite autour de Winona Ryder. Elle se défend, mais ne vaut pas Kathrin Hepburn. J’aime bien aussi June Allyson dans la version de Leroy. En fait, chuis plutôt un bon client pour cette histoire. 9 Jan 2021, 19:11
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Hello, bonne année ! (désolé, j’avais pas vu le message, je ne sais pas pourquoi le blog ne me l’a pas notifié…) Oui de toute façon pour Varda je débute et tâtonne, je n’ai vu que deux films (celui-ci et Cléo de 5 à 7) déjà assez différents malgré des points communs de surface (de structure, notamment). J’attends d’en voir davantage pour écrire dessus, même si fondamentalement j’ai pas grand chose à en dire (comme souvent quand j’aime les films, d’ailleurs). 5 Jan 2021, 00:18
  • Neo-Gontrand sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Salut et bonne année. Sans toit ni Loi est bien, quand-même assez à part dans la filmo de Varda, plus formaliste et “bressonien” que la moyenne de ses films, même si on retrouve la même âpreté au début de “l’une Chante, l’autre pasé”. Disons qu’il est difficile de parler d’une image de l’oeuvre entière qu’une film révélerait 3 Jan 2021, 23:25
  • Tom sur Tenet :
    Hello ! “Marienbad” je t’avoue que c’est un peu loin… J’ai quand même le vague souvenir d’un objet formel avant tout, qui ne cherche pas tant à être compris ou décodé, mais plus simplement arpenté et expérimenté (un labyrinthe pour l’ivresse du labyrinthe, en somme, plus qu’un entrelacs porteur d’une vérité à y déceler). Ce qu’on peut aussi faire chez Nolan tu vas me dire (l’hyper-complexité du film, son côté excessif sur ce point, le rend singulier à parcourir), mais je ne sais pas si c’était le but. Bonne fin d’année à toi aussi ! 29 Déc 2020, 19:39
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #22 :
    Memories of Murder est un superbe film, au ton surprenant, parfois déconcertant, qui vaut aussi beaucoup pour sa critique politique. Beaucoup mieux que Parasite, dont le final façon Park Chan-wook dit que le film n’a plus rien à dire. 29 Déc 2020, 18:45
  • Benjamin sur Tenet :
    Hello. Que je comprends tout ce que tu dis là. Mais, ayant un goût prononcé pour le baroque et le gros lourd, je ne suis pas sur le même ressenti. On a aussi dit de Resnais époque Marienbad, qu’il avait été l’artisan d’une mécanique incompréhensible et humainement tout à fait réfrigérante. Bon, je sais bien, dans ses labyrinthes, Resnais, lui, offrait du diaphane et de l’éthéré. Ici tout est de plomb. Mais, les architectures de Nolan me plaisent à ce point que peu importe les matériaux, seules les structures comptent. Belle fin d’année. 29 Déc 2020, 18:36
  • Tom sur Notes sur les films vus #23 :
    Au fait, je crois simplement que c’est le fait de voir un drame en couleurs (chose encore rare, il me semble, dans les années 50), car pour le reste à l’image je t’avoue que je ne saurais pas te dire ce qui m’évoque si instinctivement les années 60 ici (peut-être ces teintes acidulées pas si loin du pop parfois, qui me laissent une impression une peu molle malgré les jeux d’ombre – que je trouve assez timorés pour de l’expressionnisme, alors que je vois mieux l’influence de celui-ci dans “Le rideau cramoisi” par exemple). Après, la copie dégueu que j’ai n’aide pas à en juger sérieusement, et je dois avouer que mon idée des couleurs de la période reste assez sommaire… Bonnes fêtes à toi aussi ! 27 Déc 2020, 19:35
  • Christophe sur Notes sur les films vus #23 :
    Salut Tom, Content que deux de mes recommandations -ZA 4 et La fièvre du samedi soir- t’aient plu. Concernant les couleurs de Une vie, je suis étonné que tu trouves qu’elles préfigurent les années 60. Ce sont pour moi parmi les plus belles du cinéma français des années 50, dignes du plus beau Renoir (d’ailleurs, le chef op est Renoir…Claude). Grand germaniste devant l’éternel, Astruc tente de faire de l’expressionnisme en Normandie. Ainsi qu’en témoignent plusieurs séquences magnifiques, je trouve qu’il a les moyens de son ambition formelle, , quoique le liant narratif fasse défaut. Passe de joyeuses fêtes de fin d’année 27 Déc 2020, 18:21
  • Édouard sur Notes sur les films vus #23 :
    “Nightswimming”, blog qui était beaucoup plus animé et connecté aux autres il y a 10 ans, qui a connu quelques longues periodes de fermeture, et qui me sert essentiellement, aujourd’hui, de bloc-notes et d’aide-mémoire. Quant au vôtre, que je découvre, je ne vais pas manquer d’y revenir… 26 Déc 2020, 18:56
  • Tom sur Notes sur les films vus #23 :
    Bonjour Édouard ! Et ben de rien, merci de lire ce blog :-) Quel est le vôtre d’ailleurs (au-delà de Zoom arrière, mais j’ai cru comprendre que Zoom arrière réunissait des blogueurs critique à la base) ? 26 Déc 2020, 17:36
  • Zoom Arrière sur Notes sur les films vus #23 :
    Merci beaucoup pour cette recommandation de notre ouvrage. Bonnes fêtes. Édouard Sivière 26 Déc 2020, 17:17
  • Tom sur Le Diable probablement :
    Ô chère Raph aimée : c’est la guerre ! Bon très franchement le film est tellement vague et parcellaire dans mes souvenirs (preuve qu’il est tellement OUBLIABLE, ha !) que je vais pas vraiment pouvoir te répondre de manière constructive, et que mon retour va sûrement te sembler mesquin… Sur le coup des jeunes nouvelle vague, je ne suis pas d’accord : la figure du jeune bourge apathique qui traîne son ennui et son vide de sens, au-delà de savoir si ça correspond aux réalités de l’époque (c’était la caricature qu’en faisaient les magazines sur le “phénomène jeune” dans les années 50), c’est une figure construite de film en film par les réals de la nouvelle vague (“qu’est-ce que je peux faaiire ? J’sais pas quoi faaaaire”). Il y a là un phénomène de mode qui dépasse largement les singularités de chaque film – mais c’est plus généralement un problème que j’ai avec les films nouvelle vague, qui sous l’apparence d’une grande diversité de styles, de narrations et de visions, ne font souvent que radoter une même série de codes (esthétique de la rupture ou de la soustraction, errances, joie intermittente et nihiliste, mal-être au monde se terminant par une forme de trip, de destruction ou d’auto-destruction quelconque), qui font que sous une apparence de grande biodiversité cinématographique, j’ai souvent l’impression de voir 100 fois le même film (et je parle là de codes qui dépassent largement les frontières françaises, je retrouve ça jusque dans Touki Bouki). Cela étant dit avec nombre d’exceptions que j’aime d’amour, bien sûr, ou de films qui m’intéressent malgré cela, mais le canon de la période, le film par défaut si l’on veut, m’est peu ragoûtant pour ces raisons. Et fait que j’ai, sur ce film de Bresson, parfois l’impression de voir “La Maman et la putain au pays de l’écologie”. Pour les apparts, je ne saurais dire s’ils sont anodins à l’époque – comme ça, par défaut, je ne vois pas pourquoi ils le seraient, mais c’est vrai que je ne fais là que copier-coller une impression contemporaine. L’idée de cette figure du jeune bourge bohème héritier d’un monde qu’il rejette comme figure maudite idéale pour contempler la catastrophe, c’est pas faux, tu as raison ; disons en tout cas alors que cette spécificité n’est pas assez réfléchie et conscientisée dans le film pour que ça puisse me toucher. 8 Déc 2020, 15:45
  • Rara sur Le Diable probablement :
    Je trouve tes critiques assez injustes. Je ne comprends pas bien pourquoi les jeunes enfants de bourgeois ne pourraient pas incarner des témoins du déclin du monde. D’un certain point de vue, je trouve que c’est même assez intéressant pour cristalliser tout ça. Être l’héritier d’un monde, ne signifie pas en faire pleinement partie. Et je pense que tu as focalisé sur les apparts en les voyant avec le prisme du logement à Paris au XXIe siècle, mais pour l’époque, ça me parait un décor parfaitement anodin. Par ailleurs tu sembles ne pas faire de différence entre les riches industriels et les bourgeois intellectuels, alors qu’ils peuvent parfaitement être en désaccord idéologique et philosophique. Par ailleurs, j’ai l’impression que de rapprocher le jeu d’acteur d’un style Nouvelle Vague témoigne aussi d’une tendance flemmarde à catégoriser grossièrement, mais il me semble que c’est presque un contre-sens, parce que la Nouvelle Vague se veut justement jouer avec les paramètres de la mise en scène de manière non pas automatiquement réaliste, mais théoriquement réfléchie, et expérimentalement éprouvée. Et donc singulière à chaque film. Et là on dirait presque que tu décris un Bresson qui suit simplement un phénomène de mode. Tu n’en évalues pas sérieusement la pertinence, et l’effet. Bon, en tout cas, quand t’es dedans, la marche vers le cimetière est vraiment ouf, j’ai pas pensé un instant qu’on puisse la vivre comme une séquence “interminable”. Bref, je pense que t’es passé à côté de ce film. 8 Déc 2020, 13:33
  • Tom sur Notes sur les films vus #22 :
    Ha mais oui tiens, pourquoi j’ai mis ça ? Va pour “œuvre de jeunesse” alors, merci Castorp ! 14 Nov 2020, 11:14
  • Castorp sur Notes sur les films vus #22 :
    “la façon qu’a cette première œuvre de montrer les muscles” Je proteste : Memories of Murder n’est pas le premier film de Bong Joon-Ho, puisque le sympathique mais oubliable Barking Dog Never Bites lui précède. 14 Nov 2020, 01:59
  • Castorp sur La Chanteuse de Pansori :
    Jang Sun-Woo, sans hésiter. A Petal et Passage to Buddah sont deux monuments. 2 Nov 2020, 15:43
  • Tom sur La Chanteuse de Pansori :
    Je note ! Mais effectivement, en tout cas de ce que j’en vois en première recherche, il y a pas vraiment de copie correcte (sans même chercher de restau 4K). Si t’as d’autres réals coréens hors du polar violent des années 2000-2010, d’ailleurs, je suis preneur, je veux explorer (pour remplir mon site aux extraits (on se motive comme on peut !)). 2 Nov 2020, 12:35
  • Castorp sur La Chanteuse de Pansori :
    Celui que je recommanderais à tout prix, c’est celui-ci : https://www.imdb.com/title/tt0096778/?ref_=nv_sr_srsg_0 Mais toujours pas de restauration 4K en vue. 2 Nov 2020, 11:30
  • Tom sur La Chanteuse de Pansori :
    Oui, je dois te remercier d’ailleurs, c’est à toi que je dois de lui avoir donné sa chance ! Je suis sans doute moins à fond que toi, mais ça m’a assez enthousiasmé pour que je récupère Chunyang en tout cas, je devrais pas tarder à me le mater. 31 Oct 2020, 14:53
  • Castorp sur La Chanteuse de Pansori :
    Content que ça t’ait plu. C’est pour moi un des plus grands films des années 90. 31 Oct 2020, 14:06
  • Tom sur “As Others See You” :
    Oui voilà, la femme qui s’enfuit c’est typiquement le petit ton anglais ironique que tu attends pas du tout dans ce cadre (de plus mêlé à ce fétichisme un peu bizarre), et qui fait la différence ! 28 Oct 2020, 11:58
  • Benjamin sur “As Others See You” :
    Les deux que tu me fais voir sont très bien en effet. J’aime l’idée de la femme qui s’effraie de voir arriver le bambin. Le grand avalement pourrait être une idée pour un atelier ciné avec des enfants. 28 Oct 2020, 10:34
  • Tom sur “As Others See You” :
    Merci ! Outre-manche pour le reste je connais pas grand chose, seul les films les plus célèbre de Brighton (évidemment excitants pour leurs innovations si précoces, et sympathiques pour leur ton très “anglais”, mais qui finalement m’ont souvent pas totalement convaincants ni guère marqué, à part peut-être celui-ci et celui-ci). Il doit y en avoir des tonnes à découvrir… 27 Oct 2020, 23:25
  • Tom sur Paris qui dort :
    Hello Benjamin ! J’étais aussi très curieux de découvrir son existence seulement maintenant, tant il est facile à vendre et à rendre “hype” (comédie SF muette, tout de même !). Je sais pas si c’est bancal, en tout cas j’ai toujours le même cheminement avec Clair : j’ai d’abord peur de ce que je vais découvrir, puis je suis en fait surpris de voir combien c’est réussi (ce que reflète ici mon article), et à peine quelques jours après je me rends compte que j’ai pas un si fol amour pour le film, que j’en ai pas gardé grand chose, ou que je l’ai un peu idéalisé… Enfin tu verras ce que ça donne pour toi ! L’Herbier oui faudrait que je m’y remette, j’ai vu qu’un film. Perso dans la période c’est surtout le ciné US que j’ai envie d’explorer, j’ai l’impression que derrière les 5-6 très grands noms des années 20, y a une multitude de choses à découvrir. 27 Oct 2020, 23:20
  • Benjamin sur “As Others See You” :
    Superbe article (puisque les encouragements ne sont pas de trop !). Une mine dans laquelle puiser pour voir ce qui se faisait outre-Manche vers 1900. De quoi illustrer aussi mes cours avec de nouveaux visages du passé ! (j’adore la ‘fouloscopie’ !) 27 Oct 2020, 08:50
  • Benjamin sur Paris qui dort :
    J’ai vu quelques films des années 20 ces derniers temps. Celui-ci je ne le connaissais pas. Je vais tenter de le trouver. Même inachevés ou bancals, il y a je crois toujours à puiser chez ces réalisateurs (René Clair, je pense aussi à L’Herbier), en tout cas durant cette période. 27 Oct 2020, 08:40
  • Tom sur Monte là-dessus ! :
    Ha “Guerre et paix” j’avais dit non à la séance ciné et maintenant je m’en mords les doigts parce que je me fais pas confiance pour la vision intégrale non stop… Mais oui “Le Château ambulant” c’est pas si mal, c’est pas fin, c’est chaotique et le bordel, y a des trucs chiants (la musique eurk, les facilités du baroque, le goût pour les conneries de mémé, le perso sidekick…), mais y a plein de choses émotionnellement fortes qui passent à travers tout ça. Puis je le trouve super (ou je m’identifie trop ?) ce perso qui est très content d’être vieille parce qu’elle peut enfin avoir une vie de vieille sans avoir à rendre des comptes. Noté pour les deux autres ! Je suis noyé de boulot, j’ai pas réussi à voir un film depuis un mois – entre ça, la Rochelle annulée, et ma désertion des cinés, ce sera vraiment une année maigre… (j’ai aussi mes 8To de filmothèque patiemment réunie depuis des années qui m’a lâché, 2020 c’est décidément l’apocalypse pour tout le monde). Mais quelques belles découvertes quand même cet été, notamment les fictions de Varda (je m’attendais pas du tout à adorer), ou l’excellent “Orlando” de Sally Potter (que je connaissais pas du tout). 23 Sep 2020, 20:20
  • Castorp sur Monte là-dessus ! :
    Quelques trucs sympas, oui. Ma plus belle de l’année, c’est Guerre et Paix de Bondartchouk, mais il y aussi le fabuleux Route One USA de Robert Kramer qui m’a soufflé (enfin, j’ai vu qu’une partie sur deux pour le moment, donc je sais pas si ça reste du même niveau). Et je me fais une rétrospective Miyazaki, dont les deux Châteaux (dans le ciel et de Howl), que j’avais peu aimés à l’époque, ont fait une spectaculaire remontée dans mon estime. Ah, et j’ai adoré ça, aussi, sinon : https://www.imdb.com/title/tt0065207/ 23 Sep 2020, 16:25
  • Tom sur Monte là-dessus ! :
    Ha mais je suis vraiment d’accord sur la différence avec Chaplin et Keaton, mais il reste que j’y vois un peu autre chose qu’une simple expression de la norme. Le personnage dans ses manières naïves de vouloir atteindre le succès à tout prix, et sa panique à l’idée d’en être éjecté comme tu dis, me semble un brin regardé de l’extérieur, donc avec un brin de recul sur son idéal (y compris dans la représentation un peu ironique/bluette de son amour), même si c’est avec tendresse et sans rien remettre profondément en question. Et puis le long final (ha ça arrête les films en cours de route, sauvage !) pousse quand même l’absurde assez loin pour que tu ne puisse pas juste agréer. Mais bref, je défends pas le film plus en avant, il m’a vraiment pas assez touché/parlé pour ça. Du neuf dans tes découvertes cinéphiles, toi ? 22 Sep 2020, 13:20
  • Castorp sur Monte là-dessus ! :
    Ben j’ai vraiment l’impression que contrairement à Chaplin et Keaton, qui s’insèrent dans le système en tant qu’éléments exogènes (le comique naît de cette rencontre, et évidemment, ça permet ensuite d’aller plus loin), Lloyd, lui, n’est qu’un rouage du système : il ne le grippe pas, il y adhère, il s’y fond. Il ne remet rien en cause, et quand il gaffe, sa terreur, c’est d’être éjecté par le système, car il rêve d’en faire partie. Qu’il soit complètement absurde ne lui traverse même pas la tête. Et la scène de la visite de la copine au magasin, bien que scéniquement très réussie, bien sûr, en est l’illustration parfaite : Lloyd ne dérange rien du tout de fondamental, ce sont juste des guignolades qui ne mènent qu’au maintien d’une situation de départ très conventionnelle. 22 Sep 2020, 12:21
  • Tom sur Monte là-dessus ! :
    Hello ! C’est clairement plus docile (ne se positionnant et ne se pensant pas “contre” ou “en dehors” du monde existant), après je dirais pas que ça ignore ce que tu cites (“société dans son état, avec ses castes, ses classes, ses rêves de succès, et les comportements débiles que tout ça induit”). Au sens où justement le comique tient aussi d’une vision poussée jusqu’à l’absurde (un “film d’horreur comique”‘) de ce que c’est que d’essayer de traverser les classes sociales (jusqu’à cette vision cauchemardesque de l’immeuble à gravir). On pourrait dire, en étant gentil, que ça filme donc cette société comme étant absurde. Mais bon, tout va bien qui finit bien, donc ça peut juste dire qu’on en chie beaucoup mais que ça vaut le coup et point barre. Après, je crois que ça m’a pas choqué au sens où cet univers (les grands magasins survoltés, la débrouille des gens qui veulent pas y passer leur journée, le tout sur un ton optimiste) c’est limite un genre à l’époque, c’est pas propre à ce film. Tu vas me dire, ça te confirme d’autant plus l’idée d’une norme impensée (à la Marvel), mais je pense que cette légèreté (hystérie, pauvreté sociale soulignée, mais joyeux quand même) fait partie du trip. Bon, après là je défend un film dont j’ai quasi gardé aucun souvenir, à part la scène de la visite de la copine au magasin. Faudrait que je vois un autre de ces films pour confirmer que ça me parle peu. 22 Sep 2020, 01:34
  • Castorp sur Monte là-dessus ! :
    Je viens de voir (enfin, j’ai pas fini, j’ai coupé après 50 minutes), et la raison pour laquelle Lloyd n’a pas la renommée de Chaplin et Keaton me paraît évidente : ce film est d’un conformisme bête et méchant, qui accepte sans sourciller la société dans son état, avec ses castes, ses classes, ses rêves de succès, et les comportements débiles que tout ça induit. Il n’y aucun questionnement, rien, on est dans de la comédie qui n’a rien d’autre à dire sur le monde que ce que le monde a envie qu’on dise de lui. C’est Avengers en 1923. Bref, j’ai trouvé ça, malgré un très bon comique de situation, intelligemment pensé, d’un inintérêt total. 21 Sep 2020, 21:58
  • Tom sur “As Others See You” :
    Merci beaucoup ! 5 Juil 2020, 13:35
  • Jeanson sabine sur “As Others See You” :
    Un très bon travail ! Passionnant… Donc merci 5 Juil 2020, 13:11
  • Tom sur La Maison est noire :
    Ouaip, j’ai d’ailleurs eu un peu le même souci, l’ayant vu il y a plusieurs mois et ayant eu un peu du mal à recoller les morceaux en repartant du brouillon que j’avais rédigé… 28 Juin 2020, 20:20
  • Castorp sur La Maison est noire :
    J’avais adoré sur le coup, mais j’en garde bizarrement très peu de souvenirs. Et tu exprimes très bien pourquoi : c’est virtuose, mais c’est difficile de voir quel est le propos derrière. 28 Juin 2020, 11:37
  • Tom sur “As Others See You” :
    Ha la vache, tu t’es tout tapé en entier ? 5 Juin 2020, 19:38
  • Rara sur “As Others See You” :
    Gavé intéressant ! 5 Juin 2020, 18:49
  • Tom sur “As Others See You” :
    Haha oui, il y a de quoi faire une vraie radiographie ! Pour tout dire, ce plan (ou en tout cas le film dans son ensemble, je l’ai mis là en entier) a été l’occasion d’une belle prise de tête dans le cadre de cet article, car j’avais du mal à savoir quelles classes sociales y était présentes, et à quel point elles y étaient mélangées (les ouvriers et enfants d’ouvriers étant pour ce genre d’occasion en habits du dimanche, donc c’est plus dur de voir les différences, seuls les grands bourgeois ressortent – pour le reste, on ne peut s’en tenir qu’à une typologie un peu vague des couvre-têtes). De manière générale, y a un fossé assez flagrant entre les enfants prolétaires qui vont toujours jouer joyeusement avec la caméra), et la bourgeoisie (peu d’enfants bourgeois à l’image) qui a un rapport plus méprisant ou méfiant – ce qui est intéressant, c’est l’espèce de spectre de nuances entre les deux, ou comment l’un contamine l’autre. 3 Juin 2020, 13:33
  • cetTer sur “As Others See You” :
    L’image placée à la tête de l’article a l’air anodine, mais en la regardant plus attentivement elle est amusante et socialement signifiante : le type en melon plutôt méfiant à droite qui sort du champ après le regard-caméra (est-il simple d’esprit ou bien pressent-t-il que la civilisation de l’image va elle-même être diluée dans celle de la communication en à peine un siècle ?), les papas en casquette qui portent leurs enfants aux troisième rangs (une seule fille dans le groupe, mais qui a l’air super-contente, et de bien s’entendre avec son père). Le petit gamin qui fait des sauts invraisemblables derrière eux pour être à l’image (le pire c’est que cela marche). L’asperge rousse souriante qui traverse le deuxième rang, tirée d’une nouvelles de James Joyce. Tout comme le travelling de Morecombe où les deux gamins manquent de choper un unijambiste. Belle découverte merci 3 Juin 2020, 13:20
  • Tom sur “As Others See You” :
    Lol, merci Castorp ! Oui celui-là m’a fait suer sévère, les encouragement sont pas de trop :-) 12 Mai 2020, 18:55
  • Castorp sur “As Others See You” :
    Excellent, merci. Je connaissais pas du tout. (oui, j’ai rien à dire, mais c’est juste pour t’encourager à écrire :D) 12 Mai 2020, 18:53
  • Tom sur Notes sur les films vus #20 :
    Ha écoute c’est peut-être ma complaisance pour le ciné des années 90, mais j’ai une certaines tendresse pour “Jumanji”, notamment pour ses petits détails psy (le même acteur qui jour le père et le chasseur, bon même si c’est pas nouveau…) Oui Tarkovski, j’imagine qu’en plus c’est pas le genre de textes qui s’expédie rapidement. Curieux de te lire à son sujet ! 23 Avr 2020, 12:17
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #20 :
    Hola, question délicate. Ma petite famille étant souvent sous tension, les temps de cinéma ne sont pas aussi extensibles que pourraient le laisser croire la situation. J’ai commencé par des films ultra-faciles aussi. Jumanji… pas de quoi déplacer un hippopotame. Mais je parviens à glisser malgré tout un ou deux films auxquels je tiens, sur mes thématiques de prédilection. L’actualité de la Kinopithèque est peut-être davantage raccord avec ce que je vois. Quoique le Herzog fraîchement publié attendait dans les placards depuis belle lurette. Malheureusement, Tarkovski attendra encore un peu. (et au passage, content d’avoir pu te lire sur Le portrait de la jeune fille en feu) 23 Avr 2020, 12:13
  • Tom sur Notes sur les films vus #20 :
    Hello Benjamin ! En fait le rythme de mon blog donne un aperçu complètement biaisé de mes visions : les moments où il y a + de textes publiés, c’est simplement que j’ai plus de temps dispo pour mettre en forme des brouillons de textes qui traînent parfois sur mon ordi depuis plus d’un an… Là par exemple, depuis le début du confinement, j’arrive quasi rien à me lancer (sinon des films ultra-faciles). Et toi, quid de ta cinéphilie en temps de Corona ? 22 Avr 2020, 22:17
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #20 :
    C’est une impression ou tu vois (et écris sur) plus de films que d’habitude non ? :) 22 Avr 2020, 20:59
  • Tom sur Notes sur les films vus #20 :
    Hey Christophe ! Merci pour les films – je dis pas non, si tu as réussi à me faire aimer du Walsh, pourquoi pas du Cukor… Tu m’as aussi un peu remotivé pour Christian-Jaque d’ailleurs, dont “L’assassinat du Père Noël” m’avait donne le même sentiment de plafond de verre. 18 Avr 2020, 17:01
  • Christophe sur Notes sur les films vus #20 :
    Je suis loin d’être fan de Cukor, pour moi pas au niveau des géants de la comédie américaine, mais ce serait un peu dommage de s’arrêter à deux films. Comme tu le dis, il est impersonnel donc il faut tenter d’autres films, qui n’ont rien à voir mais qui peuvent s’avérer d’attachantes réussites. Agence matrimoniale Une femme qui s’affiche Vacances Madame porte la culotte Les girls Content que La vallée de la peur t’ait convaincu 18 Avr 2020, 16:19
  • Tom sur Joker :
    Ha tiens, j’avais raté ton super texte ! Il est hyper précis (comme d’hab, d’ailleurs, notamment dans le tissu de renvois et de références), et je crois tu as vraiment choppé un truc avec cette idée que si quelque chose se joue de politique dans le film, c’est dans ce qu’il convoque des années 30 (notamment dans les relations patrons-employés). Ce qui expliquerait que ça dialogue si aisément avec le climat de crise actuel (et sa remontée des fascismes). Après, oui, ce que tout le monde constate, c’est que quand on essaie de délier un positionnement politique articulé du film, on tombe sur une bouillie dont on arrivera rien à conclure. Phillips a repris du Joker de “Dark Knight” cette idée de figure du chaos, mais telle quelle, sans voir ce qui chez Nolan l’articulait avec la société, sans voir ce qu’elle y déréglait de la société (quand le personnage, ici, ne fait qu’en accompagner ou figurer la déliquescence – il devient d’ailleurs moins un leader qu’une icône). Bref, le film est définitivement plus fort par les rencontres qu’il organise (les choses et imageries qu’il entrechoque), par ce qui le traverse en somme, que par la démonstration qu’il s’essaie laborieusement à faire, et dont le fond reste bien vague. 6 Mar 2020, 01:03
  • Benjamin sur Evgueny Bauer :
    Merci. Une recherche brève me permet de trouver les premiers titres auxquels je m’intéresse. 5 Mar 2020, 22:29
  • Benjamin sur Joker :
    Tu cernes très bien le film, et cela en peu de mots. Il m’en a fallu un peu plus pour faire le point, comme il m’ a fallu du temps d’ailleurs pour savoir si je l’avais aimé ou non. Finalement, c’est le lien avec Fred Astaire qui me plaît le plus, quelques pas de danse pour exister. C’est aussi l’idée du paternalisme industriel que je retiens pour l’aspect vaguement politique. Mais le malentendu concernant le film est assez dérangeant. Comment faire de cet individu le porte étendard du peuple ? Joker n’incarne aucune lutte collective ni aucune valeur. Il n’est le symbole que d’un repli de l’individu sur lui-même, ce que dit sa vengeance personnelle. 5 Mar 2020, 22:28
  • Tom sur Evgueny Bauer :
    Hey Benjamin, merci ! Je me suis sans cesse demandé en écrivant si j’étais pas trop sévère avec Bauer (en gros je trouve la proposition géniale mais l’exécution très moyenne, mais c’est peut-être un réflexe de tatillon). Envoie-moi un message si tu trouves pas les films ! 29 Fév 2020, 16:13
  • Benjamin sur Evgueny Bauer :
    Pourquoi n’ai-je pas été immédiatement curieux du reste de la filmographie de Bauer alors que ses Hallucinations m’avaient tant plu ? En tout cas ton article me permet de lister, hiérarchiser ou de piquer un titre au hasard pour aller voir au plus vite… ou du moins dès que ce sera possible… Je dois dire que Les rêves éveillés m’avaient davantage passionné que toi. Je trouve le thème déjà très fort, envisagé dès cette époque il ne me semble qu’encore plus fort. Et quand tu parles d’un pré Vertigo, comment ne pas s’emballer ? Et cela même si quelques moments font en effet peut-être retomber un peu le rythme. Dvd à trouver donc, ou internet à fouiller. 29 Fév 2020, 13:58
  • Pons sur Starship Troopers :
    J’avoue moi-même n’avoir pas très bien compris votre article ! J’ai réagi parce que j’aime énormément Starship Troopers et Showgirls, c’est-à-dire le bombardement de l’Hollywood d’aujourd’hui par Verhoeven. Ces films ont, paraît-il (Wikipedia), été des échecs aux Etats-Unis et j’aime à imaginer (ou fantasmer ?) que les Etats-Uniens ne s’y sont pas trompés… D’accord avec vous : “la jouissance du jeu de massacre n’a [devrait n’avoir] qu’un intérêt limité”. 27 Jan 2020, 13:07
  • Tom sur Starship Troopers :
    J’avoue ne pas vraiment comprendre votre message : surmoi cinéphile à quel sujet ? Refuser de voir que Verhoeven massacre le blockbuster ? Je ne refuse pas de le voir, ce jeu de massacre, je dis juste qu’il me fait bailler. Et que le film n’a de prix que parce qu’il fonctionne malgré tout, en tant que blockbuster premier degré, ce qui crée quelques dissonances dans l’expérience du spectateur (sa jouissance est “salie”, a un goût douteux, et est pourtant opérationnelle). Elle est là, la jouissance qui m’intéresse, parce qu’elle implique et remue celui qui voit le film (c’est parce que le personnage de Denise Richards n’est pas QUE un gag que le film a de la valeur…). À côté de ça, la jouissance du jeu de massacre n’a qu’un intérêt limité, pour le dire poliment… 26 Jan 2020, 21:58
  • Pons sur Starship Troopers :
    A lire nombre de vos critiques j’ai l’impression qu’un mystérieux surmoi cinéphilique vous pousse à faire des procès d’intention. Votre point de vue sur Starship Troopers, par exemple. Vous percevez très bien l’intention de Verhoeven mais vous n’en voulez tellement pas que les divers éléments qui constituent le film vous conduisent à découvrir les accointances de Starship Troopers avec le cinéma fasciste ! J’ai lu à l’époque quelques critiques qui allaient dans ce sens. Oui, ici « la chair est sans âme » ; oui, « les corps agissent comme si de rien n’était » ; oui, la « vulgarité » est indéniable (comme elle l’est dans Showgirls) ; oui, les personnages sont ceux des blockbusters ; oui, « le sourire de Denise Richards est un gag », tout le personnage de Denise Richards étant lui-même un gag, une caricature ; oui, « la satire est surlignée » et pas seulement dans les exemples que vous donnez, etc. Le film, avec les moyens d’un blockbuster se paie le luxe d’une charge antimilitariste qui aurait perdu de son efficacité régalante sans ces moyens. On pourrait ne pas se régaler mais pourquoi ne le devrait-on pas ? Pourquoi ne devrait-on pas accepter l’intention de Verhoeven de faire un film vulgaire — selon la recette des blockbusters —, précisément pour massacrer à la fois Hollywood et le militarisme ? Vous parlez de « léger décalage ». Léger ?! J’en reste sans voix. 26 Jan 2020, 21:12
  • Tom sur Cléopâtre :
    Bonjour ! J’avoue que la dimension historique n’est pas ce qui m’a interpellé : à ce stade, j’ai l’impression que l’histoire de Cléopâtre est davantage vécue comme une mythologie aux moments connus de tous (le tapis, le suicide…), et sur lequel chaque film va faire ses variations, ou donner sa version. Sur les stars, je ne sais pas : j’ai beaucoup de tendresse pour Rex Harrison, mais tous me semblent un peu écrasés par le poids du projet, ou plus précisément par la façon, comme vous dites, dont le star-system est devenu ici tout puissant (le film semble autant parler de Taylor que de Cléopâtre, autant de sa relation avec Burton que de celle avec Marc Antoine…) au détriment d’une interprétation qui respire un brin, qui laisse entrer un peu mystère. Cela dit, tout ça est à prendre avec d’énormes pincettes, le souvenir du film m’est assez lointain ! 26 Jan 2020, 12:45
  • Pons sur Cléopâtre :
    Quand même, je trouve que vous laissez de côté l’essentiel du film, très réussi : l’Histoire avec un grand H. Cléopâtre est un film historique très documenté. Il est aussi un de ces films hollywoodiens où les stars importent, voire l’emportent. Elyzabeth Taylor est superbe et parvient à imposer une Cléopâtre américaine, Richard Burton pas mal. Et Rex Harrison est sensationnel en Jules César. 26 Jan 2020, 12:11
  • Tom sur Les Misérables :
    Ha, je pensais que les visiteurs pouvaient modifier leurs commentaires, mais je vois pas l’option en effet… J’irai voir s’il y a un plug-in pour ça. “Nous permettant de nous positionner à son égard”, effectivement c’est tout à fait ça : le Spike Lee montre deux points de vue lui aussi, fait la part des choses et décrit une cocotte-minute également, mais d’une façon précise qui nous oblige, littéralement (la fin est explicite là-dessus) à nous positionner. On ne peut pas sortir de la salle sans se demander quel parti on prend, le film l’empêche. Après je te rejoins, moi aussi j’ai été impressionné (y a beaucoup de talent là-dedans, comme tous j’ai été scotché à mon siège à la fin, mais avec un sale goût en bouche en sortant). Pas vu le Guédiguian (rien ne neuf de ce côté là, je les ai tous ratés depuis Marius et Jeannette…), ni Le Chant du loup que pour le coup j’ai hyper envie de rattraper ! 6 Jan 2020, 23:25
  • Benjamin sur Les Misérables :
    Désolé pour les fautes, je relis toujours… après avoir publié. 6 Jan 2020, 21:07
  • Benjamin sur Les Misérables :
    Ton commentaire éclaire bien le film, ce qui séduit en lui et bien davantage ce qu’il n’est pas. Je crois qu’on est toujours très frustré de sortir d’un film qui n’apporte pas de réponse, présente une situation mais jamais n’en donne les tenants et les aboutissants, des films qui donnent dans l’affichage politique mais qui n’offre pas la moitié d’une réflexion le positionnant politiquement et nous permettant de nous positionner à son égard. Le Guédiguian, lui, est identifiable sur le plan politique, mais il reste sur le constat et jamais on ne dépasse le constat, la description, le contexte. Bon, ceci étant dit, j’ai quand même été bluffé par la force de frappe dont tu parles et la forme a pris le dessus pour placer le film du côté des petites réussites, exactement ce qu’a été à mes yeux Le chant du loup cette année. Et Do the right thing, il faut toujours que je le vois. 6 Jan 2020, 21:06
  • Benjamin sur Nostalgie de la lumière :
    :) 6 Jan 2020, 09:14
  • Tom sur Nostalgie de la lumière :
    Je me demande si le fond d’écran Windows tient pas aussi à une manière très spécifique de zoomer sur ces images trop nettes, en fondus enchaînés… Bon, c’est du détail. Le troisième film j’ai pas été le voir encore du coup, un peu peur après “Le bouton de nacre”… Sur la pile des 36976545 films à rattraper. 5 Jan 2020, 01:53
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Bonne année Benjamin ! Parfait “La ville sans juifs”, je cherchais justement des films européens des années 20 à rattraper pour me faire des candidats sur le site aux extraits, ce sera l’occasion :-) 5 Jan 2020, 01:50
  • Benjamin sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Passe une excellente année 2020 Tom. Et puisque tu parles de découvertes, et c’est aussi L’étudiant de Pragues qui m’y fait penser, je te renvoie à cette rareté, La ville sans Juifs découvert grâce à Arte très récemment et chroniqué sur notre blog. Au plaisir ;) 4 Jan 2020, 23:12
  • Benjamin sur Nostalgie de la lumière :
    Je suis assez d’accord. Nostalgie est plus réussie par son approche un peu plus sobre que Le bouton de nacre. J’avais quand même beaucoup aimé Nostalgie de la lumière, plutôt touché pas son élan poétique, par son engagement politique et peut-être surtout son ambition se rapportant à la mémoire de son pays. Un fond d’écran Windows sur grand écran n’est plus tout à fait un fond d’écran et ne l’ai plus du tout avec le discours de Guzman par dessus. Je ne sais pas comment le réalisateur a fini sa trilogie. Je n’ai pas encore vu La cordillère des songes, si je me souviens bien du titre du dernier. 4 Jan 2020, 23:04
  • Tom sur Once Upon a Time… in Hollywood :
    Bonjour Félix. Et ben merci beaucoup, ça aide beaucoup mine de rien ces encouragements ! Difficile à tenir sur la longueur un blog, oui, bien que personnellement c’est surtout de transformer les 1500 brouillons qui traînent en textes à peu près lisibles qui me freine… (mais oui, la question de la légitimité à poster un simple avis complique aussi les choses). Au plaisir de lire votre blog, donc ! Je suis très lent à ce genre de choses, mais j’y passerai lire les textes, promis – et ça aidera à bousculer un peu mes apriori sur les seventies :-) 27 Nov 2019, 15:57
  • Félix sur Once Upon a Time… in Hollywood :
    Bonjour Tom J’en profite pour vous féliciter pour votre blog, que je découvre à peine et dont je parcours les pages avec plaisir. Vos textes sont vraiment chouettes, bien écrits et toujours intéressants (je termine la lecture de celui consacré aux deux premiers Terminator : très bon). Je tiens également un blog depuis quelques années, avec mon acolyte, alors je suis bien placé pour savoir à quel point il est difficile de trouver quelque chose digne d’intérêt à dire sur un film (personnellement, cela m’arrive bien trop rarement…). Je suis souvent d’accord avec vous, ou en tout cas trouve toujours vos remarques pertinentes, quand bien même de mon côté le cinéma américain des années 70 occupe une place de choix dans ma cinéphilie. :) Ah, et en plus de ça, l’apparence, la présentation de votre blog est très soignée aussi : simple et claire comme il faut. Bref bravo, donc. Je reviendrai régulièrement vous lire et je vous ajoute de ce pas dans la liste de notre blog pour ne pas l’oublier ! 27 Nov 2019, 15:48
  • Tom sur Once Upon a Time… in Hollywood :
    Bonjour ! Je suis ambivalent. D’un côté, je la trouve un peu réduite au minimum, celui du statut de belle ingénue, dans une imagerie clichée de femme-enfant éthérée dont le film se repaît un peu facilement. Difficile de juger du travail de l’actrice là-dessus, du coup… D’un autre côté, elle représente la part la plus touchante et mystérieuse du film – le contrechamp à la mélancolie fin de règne frappant ce monde, une figure toute simple et sans cynisme qui plane au-dessus des trajets très scriptés des autres personnages, l’espèce d’angle-mort joyeux dans cette histoire macabre et désastreuse, et puis aussi cette inattendue figure de bonne fée ouvrant les portes du paradis au héros à la fin… La scène la plus inattendue et réussie du film (la séance de ciné) tient également à elle. 27 Nov 2019, 15:24
  • Yaphet sur Once Upon a Time… in Hollywood :
    Que pensez-vous de Margot Robbie ? 27 Nov 2019, 14:30
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #18 :
    Presque célèbre est superbe. Il y a quelques chouettes navets dans le genre aussi. Spinal Tap au-dessus des autres. 22 Oct 2019, 22:52
  • Benjamin sur Parasite :
    Vu, bien aimé, mais il ne m’en reste plus grand chose à vrai dire… L’impression était moins forte qu’avec The host ou Memories. Ceci dit, Mother (et Parasite) bien meilleur que Okja et Snowpiercer que je n’avais pas trop aimés. 22 Oct 2019, 22:32
  • Tom sur Notes sur les films vus #18 :
    Pour “Leto”, mon incapacité musicale crasse (je ne saurais absolument pas dire en quoi cette musique diffère ou ressemble aux standards du rock) explique aussi peut-être que je sois un peu resté sur le côté – c’est toute une dimension du film qui m’est inaccessible. Les chroniques de groupes de rocks (quoique j’en ai pas 1500 en tête) m’embarquent rarement, de toute façon. “Presque célèbre” étant la seule exception. 17 Oct 2019, 23:59
  • Tom sur Parasite :
    Ha, et bien merci ! J’avais l’impression d’être un peu tout seul, face au flot de retour extatiques sur le film… Personnellement j’ai des réserves même avec “Memories of Murder”, découvert très récemment, mais je reconnais sans peine qu’il y a dans ce premier éclat quelque chose de bien plus fort (de plus sauvage, de plus imprévisible et généreux, de plus grave et remuant quand il le faut). Me reste à voir “Mother”, le préféré de certains. Tu l’as vu ? 17 Oct 2019, 23:57
  • benjamin sur Notes sur les films vus #18 :
    J’ai bien aimé Leto. Pas d’ennui pour ma part. Adhésion aux personnages, adhésion à la musique qui dans sa langue et sa fougue a paru plutôt neuve à mes oreilles, adhésion à la forme en adéquation avec le cadre historique. C’est simple, c’est réglé par un genre défini (comme tu le dis), mais c’est prenant. Je reviens lentement de Douleur et gloire. De superbes moments en effet, une grande délicatesse avec ces personnages qui finalement paraissent tous flotter comme Banderas dans la piscine, la plupart sûrement parce qu’ils sont des souvenirs baignés dans une ambiance passée, éthérée. Après je reste conquis par la mise en abîme. Le meilleur pour la fin, Phantom thread. Anderson donne du plaisir à l’amertume qui se dégage de ce film. Je me suis un temps pris de passion de trouver ailleurs au cinéma cet amour mortifiant. 16 Oct 2019, 10:22
  • benjamin sur Parasite :
    Comme tu as vu juste. En tout cas ce que tu en dis traduit assez justement ce que j’en ai ressenti. Et comme ce film m’a déçu de la part de ce réalisateur, malgré sa maîtrise formelle et sa rigueur. Tu parles d’impasse et c’est tout à fait cette impression qu’il laisse, comme une incapacité à dépasser cette farce, si cela pouvait être l’intention initiale, ou à trouver dans la farce au contraire une manière d’achever un film qui aurait pu être bien plus ambitieux. Et, même si la police coréenne a fini par mettre la main sur l’assassin de Memories of murder, j’en reviens toujours à ce film pour vanter l’acuité du discours de Bong sur la Corée. 16 Oct 2019, 10:01
  • Tom sur Notes sur les films vus #16 :
    Bonjour, cher vengeur masqué ! Tout à fait, même si sur le site j’évite de montrer le climax des films, la scène emblématique d’une filmo, ou de spoiler l’intrigue – à quelques exceptions près. C’est donc à chacun de peser, au cas par cas, s’il veut prendre le risque ou pas (de se donner envie de découvrir un cinéaste en sacrifiant le moment fort d’un de ses films). 8 Oct 2019, 08:08
  • Anonymous sur Notes sur les films vus #16 :
    “J’ai peur de me faire spoiler les meilleures scènes des filmos” : comme avec ce site ? https://www.cinexploria.fr 8 Oct 2019, 01:12
  • Christophe sur Notes sur les films vus #18 :
    Sécheresse de ton, mépris des épanchements, érotisme vu comme un facteur de bordel dans la communauté bien ordonnée des professionnels efficaces et froids…C’est un pur concentré d’idéologie WASP certes épicé par les notations de Jules Furthman, le scénariste de Sternberg qu’il vénérait. 4 Oct 2019, 16:07
  • Tom sur Notes sur les films vus #18 :
    Non ça m’intéresse vraiment les conseils de films ! Quand y a un grand cinéaste qui me fait rien, ça me donne envie d’essayer encore, j’ai l’impression d’être à l’extérieur d’une fête où tout le monde s’éclate sans savoir comment rentrer… (Puritain, Hawks ? Peut-être bien, je t’avoue m’être jamais posé la question, qu’est-ce qui te fait dire ça particulièrement ?) 3 Oct 2019, 14:18
  • Christophe sur Notes sur les films vus #18 :
    Parce qu’ils ont en plus une substance tragique digne de Shakespeare, La vallée de la peur, L’enfer est à lui voire La charge fantastique ont une grandeur peut-être plus évidente. Maintenant, nos visions diffèrent trop radicalement pour que je crois une réconciliation possible même si suis d’accord avec toi pour l’absence d’énonciation apparente (ce qui rend son cinéma grand aux yeux de ses thuriféraires, cf les mac-mahoniens). Ce que tu dis du puritain Hawks s’applique selon moi bien à mieux à Walsh: “la vitalité est resplendissante, ça vit, ça respire, c’est séducteur, les personnages sont grands et charismatiques” 3 Oct 2019, 13:49
  • Tom sur Notes sur les films vus #18 :
    Hello Christophe, heureux de te lire ! Une validation “par défaut”, si l’on peut dire, au sens où c’est tout ce qu’il me reste à regarder, ne voyant pas où se situe l’énonciation du film, son point de vue, sa poétique ou son idéalisme, qui ne voit que de l’agitation menée avec savoir-faire. Un film qui me vend le rêve américain avec toute sa force expressive ou idéaliste, je suis tout à fait client. Ce n’est pas ce que je ressens ici. Je demande pas des effets de signature ou du stimmung, juste quelque chose qui aspire à être beau. La vitalité chez Hawks est resplendissante par exemple, ça vit, ça respire, c’est séducteur, les personnages sont grands et charismatiques – et pourtant ça ne va pas chercher du côté européen, ça ne prétend à aucune poétique. Ici je ne vois que de l’agitation, à laquelle je reconnais sans mal un savoir faire, mais à laquelle je ne trouve aucun goût – c’est de l’occupation savante du cadre et un montage dynamique (mais difficile de faire plus mécanique que ces gauloiseries braillardes). Je ne vois qu’un personnage crâneur et peu ragoûtant (pas de demi-dieu à signaler de mon côté, Flynn ne m’inspire rien du tout) pour lequel j’ai bien du mal à avoir quelconque sympathie et admiration (sinon indirectement et difficilement, par le rejet que suscite ses ennemis). Bref, comme tu l’auras compris, le film à très mal vieilli pour moi – en le parcourant pour chercher un extrait, l’autre jour, je me suis rendu compte que pas un passage ne me plaisait, même ceux qui avaient fonctionné à la vision. Je crois tout simplement que Walsh ce n’est pas pour moi, moins par rejet d’ailleurs que par incompréhension totale de ce qui est censé y être bien, ou beau, ou désirable… Je note cependant ton film, on est pas à l’abri d’un miracle ! 3 Oct 2019, 13:06
  • Christophe sur Notes sur les films vus #18 :
    Bonjour Tom, Pour Gentleman Jim, ce n’est pas clair, est-ce que tu lui reproches de ne “pas avoir de point de vue” ou d’avoir un point de vue qui ne te plaît pas (“validation assez flagrante du rêve américain”) ? Bien sûr que c’est un hymne au succès, sublimement dialectisée par la confrontation finale avec le champion déchu. Quant au style de Walsh, s’il est moins décelable que celui d’auteurs ayant une weltanschauung à vendre aux critiques français, il est ici plus éclatant que jamais: la formidable vitalité traduite par un découpage enlevé, l’action permanente dans le cadre, l’intérêt pour l’individu soumis à des appétits de conquête, le mélange des registres qui se joue des conventions, la truculence populiste, un goût de la gaillardise plus gaulois qu’américain et des acteurs en état de grâce (dans ce film et dans La charge fantastique, Errol Flynn est un demi-dieu). A cette époque-là, il est idéalement servi par les techniciens de la Warner en tête desquels figurait le génial monteur Don Siegel. Cela ne l’a pas empêché de réaliser un classique qui ne se conforme guère à ces caractéristiques mais qui, par l’inextricabilité de son mélange de prosaïsme et d’abstraction, n’en demeure pas moins un des plus grands chefs d’oeuvre du septième art: Aventures en Birmanie, que j’ai revu cet été. 3 Oct 2019, 12:41
  • Christophe sur Le Convoyeur :
    Ce n’est pas un texte rétrospectif, il fut écrit à la sortie du film. Quand j’ai découvert le film, en 2004, je m’y retrouvai en tous points. 14 Juil 2019, 12:58
  • Tom sur Le Convoyeur :
    Non ! (je connais relativement mal DVDclassik, à tort semble-t-il…) C’est un beau texte, quoique je trouve qu’il expédie un peu vite le rapport du film à la resucée du cinéma de genre français de ces années-là. Et si on est effectivement pas dans un souci de preuve de ses capacités techniques/formelles comme “Nid du guêpes”, ni dans un exercice référencé, le film a le même déficit émotionnel et humain. 12 Juil 2019, 20:54
  • Christophe sur Le Convoyeur :
    Connais-tu le texte de Beule, sur le forum de dvdclassik? http://www.dvdclassik.com/forum/viewtopic.php?f=3&t=9782&start=45 12 Juil 2019, 15:34
  • Benjamin sur Godzilla :
    Tu m’incites à réévaluer… 6 Juil 2019, 11:42
  • Tom sur Godzilla :
    J’ai hésite à aller voir 2, justement, pensant y voir une reprise moins inspirée des canons posés par Edwards. Ça reste l’un des seuls blockbusters 2019 qui me rend un poil curieux… Pour Edwards, j’ai pas encore vu son premier film, mais ça me semble flagrant – dans les deux films, ce sont ces passages (“combien l’humain est mortel”, c’est tout à fait ça !) qui me sautent aux yeux – une saisissement qui est justement le grande absent du blockbuster hollywoodien 2010′, qui compense souvent en orgie SFX et en sur-visibilité ce qu’il ne sait plus suggérer de grand ou d’immense… A voir son prochain pour confirmer ça, mais j’ai confiance ! 1 Juil 2019, 20:46
  • Tom sur Pentagon Papers :
    Hello Benjamin, merci pour tous ces retours ! Tu serais probablement atterré de la comparaison en voyant “Spotlight”, tant il est académique. Il reste que je m’y suis senti plus impliqué… Je lis bien tes arguments (tu as bien fait de me renvoyer vers ton article, je l’avais raté – et bien vu pour la domestique !), mais je reste un peu sur mon ressenti : toutes les qualités du film relèvent du travail d’orfèvrerie (force narrative, inventivité) plus que d’une urgence réelle qui habiterait le film. Si l’ennemi est bien Trump, j’ai bien du mal à sentir l’étau ou la phobie de ce qu’il représente, en voyant le film. 1 Juil 2019, 20:42
  • Benjamin sur L’Étudiant de Prague :
    Et sur cette note, je te suis en tout (sauf la musique car je n’en ai pas gardé le souvenir et que je ne suis même pas sûr de l’avoir découvert avec sa musique originale), mais oui sur les traces expressionnistes, oui sur le plaisir pris, oui sur le soin porté à l’ensemble et parfois à son étonnante étrangeté. 1 Juil 2019, 12:15
  • Benjamin sur Godzilla :
    L’Apocalypse, elle est peut-être davantage pour Godzilla 2. Ton article pourrait d’ailleurs aussi en grande partie convenir à cette suite, très sombre. Du coup, je me demande si Gareth Edwards a pu avoir quelque initiative. C’est vrai que Rogue one (que j’avais beaucoup aimé) et celui-ci entretiennent une vue commune, une atmosphère qui rappelle à l’humain ô combien il est mortel, mais est-ce que cela correspond vraiment à la personnalité ou à un trait du réalisateur… 1 Juil 2019, 12:11
  • Benjamin sur Pentagon Papers :
    Un petit tour par ici une veille de vacances s’impose car il y a un moment que je ne suis pas venu te lire et je trouve plus d’un article à rattraper. Bon je réagis d’abord ici car j’aurai vraiment préféré que l’on s’accorde sur ce film. Alors c’est vrai que je n’ai pas vu Spotlight… Et puis tu replaces The Post dans son contexte et il le faut. Mais Spielberg a-t-il déjà été à ce point engagé sur l’actualité ? Et, malgré l’urgence qu’il s’impose, quel savoir-faire ! N’est-il pas impressionnant de voir que jamais l’urgence à tourner ne gêne sa force narrative ni sa mise en scène ? Au contraire on dirait qu’elle donne à la fois son rythme au film à son inventivité. D’une part The Post est haletant et s’offre en parfait spectacle hollywoodien. D’autre part les images composées, la précision des cadres et leur teneur symbolique l’enrichissent considérablement (il y a le plan que tu décris et tant d’autres !) ; quand bien même le point de départ réside dans quelques “facilités” narratives et situations bien connues. Enfin, tu vois j’essaye de te convaincre. Je laisse en lien une note car je veux un peu insister. Et je ne sais dire si ce film a une âme, mais il est quand même autre chose pour moi qu’une somme d’artifices. 1 Juil 2019, 11:58
  • Tom sur Les Révoltés de l’an 2000 :
    Je note je note. Et ouais, c’est dur de trouver un film entièrement réussi (j’ai lu ton texte sur Ratnam, bah c’est un peu le problème que j’avais avec les trois films vus de lui – des trucs très bien mêlés à des choses embarrassantes…). Pour Nollywood, je voulais m’y mettre en mode warrior, prendre 20 films et s’enfermer une semaine, écrire dessus ! On verra. 29 Mai 2019, 09:52
  • Castorp sur Les Révoltés de l’an 2000 :
    The Lunchbox, c’est pas mal du tout, tu peux tenter. Sinon, ben j’y vais un peu au pif, mais je tape dans les gros succès populaires, actuellement. J’ai vu Queen, Taare Zameen Par, ou encore Dilwale Dulhania Le Jayenge (très belle BO). Et il y a des trucs à prendre dans tous, malgré le côté blockbuster bien prégnant. C’est pour ça que j’ai envie de creuser. Nollywood, ouhla. Dans une autre vie ? 29 Mai 2019, 08:24
  • Tom sur Les Révoltés de l’an 2000 :
    Bollywood je manque de courage… Je sais pas comment faire le tri, entre les critiques qui se reposent sur les films qui font européens (genre “The Lunchbox”, que j’ai pas vu cela dit) et les vraies grosses productions où c’est juste les fans non cinéphiles qui ont fait un tri, parfois sur des critères de merde (tro bi1 cét aktriiss !). Et les copies sont invariablement dégueulasses, on dirait que Dieu a pris les pires éditeurs DVD au monde et les a tous mis en Inde… Mais faudrait s’y remettre, oui (si tu veux y aller, y a “einthusan”, un site de streaming cinéma indien ultra-complet, toutes langues et toutes époques confondues). Je voulais procrastiner cet été aussi en essayant Nollywood, mais alors là question “à l’aveugle” c’est encore pire :-D 28 Mai 2019, 23:24
  • Castorp sur Les Révoltés de l’an 2000 :
    Mais continue, continue. J’aime ton écriture ampoulée et pas naturelle. Pas trop le temps pour le ciné, non. L’année prochaine, j’espère. J’ai envie de m’immerger dans Bollywood. 28 Mai 2019, 23:17
  • Tom sur Les Révoltés de l’an 2000 :
    Haha, salut Castorp ! Et ben en fait c’est toute une histoire – assieds-toi, je vais jouer à Père Castor. Ça fait en fait longtemps que j’aime pas ma relation à ce blog – je mets mille ans à écrire (enfin disons à relire/corriger) chaque critique, j’aime rarement le résultat qui a une écriture ampoulée et pas naturelle… À part les gros articles généraux où ça marchait bizarrement mieux (à l’écriture comme au résultat), ça me faisait bien chier. Et du coup les brouillons s’accumulaient, et là je me retrouvais avec 50 brouillons pour les “notes sur les films vus”, et ça devenait débile. Donc j’ai décidé dorénavant de pas me faire chier à savoir “est-ce assez intéressant/long pour faire une critique ?”, de prendre toutes mes notes telles quelles, et de les publier seules en textes courts (qui en fait s’allongent assez vite). Comme y en a plein, c’est moins grave si dans le tas y a des textes moins bons. Et du coup le côté “vitrine” du blog me tétanise moins, et je suis plus détendu de la plume. Happy End. Elle est pas belle cette visite guidée dans mes névroses ? Et toi, comment va depuis tout ce temps ? Encore du temps pour un peu de ciné ? 27 Mai 2019, 19:08
  • Castorp sur Les Révoltés de l’an 2000 :
    Je délaisse ce blog pendant quelques semaines parce que je me dis qu’à tout casser, il y aura un nouvel article, et là, paf, le gars se déchaîne. Tu t’es mis aux amphètes ? (mais je me plains pas, ça me fait plein de trucs à lire et à découvrir) 27 Mai 2019, 18:56
  • Tom sur À propos :
    Bonjour Maxime ! Merci pour votre message, et vous êtes bien sûr libre d’intégrer un lien sur votre site (pas besoin de demander pour ce genre de choses !). Pour ma part, je préfère réserver les liens de mon blog aux sites/blogs/forums que je lis moi-même régulièrement. J’irai néanmoins dès que j’en aurai le temps faire une visite sur “Il était une fois le cinéma” (site dont j’ai des souvenirs lointains, mais que j’avais un peu perdu de vue ; ce sera l’occasion d’y revenir !). Bien à vous. 25 Avr 2019, 11:59
  • Lerolle Maxime sur À propos :
    Bonjour, je ne sais pas trop où vous le demandez, mais notre site Il était une fois le cinéma souhaiterait intégrer un lien vers le vôtre. N’hésitez pas en retour à intégrer chez vous un lien vers le nôtre ! 25 Avr 2019, 11:52
  • Tom sur Les Enfants de la ruche :
    Lol, oui effectivement, je sais pas ce qui m’est passé par la tête pour écrire ça ! Peut-être cette image de gamins courant tout sourire “ouééé, on va se faire éduquer, tous à l’orphelinat !” qui m’a suggéré cette image :-) (je corrige !) 8 Avr 2019, 20:06
  • Christophe sur Les Enfants de la ruche :
    “promotion des maisons de REDRESSEMENT nationales” ??? 8 Avr 2019, 09:48
  • Tom sur L’Inde fantôme :
    Je sais bien je sais bien :-) Renoir n’est pas spécialement ma tasse de thé, pour tout dire, donc c’est pas l’ultra-priorité de mes visions. Mais c’est prévu au programme ! 5 Avr 2019, 11:23
  • Benjamin sur L’Inde fantôme :
    Comment ?! Tu n’as pas vu Le Fleuve ce plus beau film du monde ?!! Mais c’est à voir toute affaire cessante l’ami ;) 5 Avr 2019, 08:29
  • Tom sur L’Inde fantôme :
    Je ne sais plus s’il en fait état dans ses notes (que j’ai lues y a un moment maintenant), mais ça me semble difficile d’ignorer ce précédent de cinéaste français parti questionner / renouveler sa carrière en allant filmer en Inde (Malle étant lui aussi, à ce moment-là, dans une impasse artistique sévère)… J’ai du mal à imaginer qu’il n’ait pas ça en tête en partant. Après, n’ayant pas vu “Le Fleuve”, je saurais pas trop dire à quel point “L’inde fantôme” dialogue avec ! 4 Avr 2019, 21:43
  • Benjamin sur L’Inde fantôme :
    Ça donne envie de découvrir ce film. Et ça me fait penser au Fleuve de Renoir. Ne serait-ce pas ce souvenir après lequel Malle court ? Le Fleuve n’est-il pas l’Inde rêvée devenue l’Inde fantôme ? 4 Avr 2019, 21:21
  • Tom sur Les actrices comiques du cinéma muet :
    Bonjour ! Oui, de “simples” comédiennes, au sens “non spécialisées”. Dans le cadre d’un article penché sur le jeu comique des acteurs, Henry Fonda, Gregory Peck, ou John Wayne seraient de “simples” comédiens, au contraire par exemple de Charlie Chaplin, Buster Keaton, ou Harold Lloyd… Il me semblait (naïvement ?) que les guillemets suffisaient à prévenir, en soulignant le possible malentendu, la lecture misogyne que vous vous êtes empressée d’en faire. Bien à vous. 2 Avr 2019, 11:27
  • Jane sur Les actrices comiques du cinéma muet :
    ici question de “simples” comédiennes évoluant dans un récit 2 Avr 2019, 10:21
  • Tom sur Amère république :
    Je ne veux pas la survendre, elle reste discrète cette dimension politique (et tient plus à ce qui attire/ennuie la série, ou ce à quoi elle se rend aveugle). Mais c’est une dimension complètement absente du film de Shy oui… Au-delà du fait qu’il était alors complètement égaré artistiquement, son approche était typique du réal venu de l’extérieur sans aucun amour pour le matériau adapté, et qui donc n’y comprends rien, et qui en pensant “l’améliorer” de ses apports extérieurs l’appauvrit (c’est exactement la même chose avec Yates face à Harry Potter). Si tu démarres la série, tu seras sans doute choqué par le côté très commun et gentillet d’une bonne partie de la première saison, qui reste très soumise aux canons de la série animée pour enfants, mais ça vaut clairement le coup. 8 Fév 2019, 19:46
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Oui, c’est marrant, devant le film d’Ivory je m’étais fait la réflexion : cette manière de faire du cinéma est perdue. Ce qui n’est pas grave (ce qui lui a succédé n’est pas mieux ou moins bien), mais ça m’avait frappé. L’exacte même sensation en voyant du Sautet, d’ailleurs. Et Salvadori, mon enthousiaste reste modéré. Mais c’est impeccable. Je crois que j’ai surtout essayé de conserver, pour ces derniers films, ceux qui ont un souci honnête du spectateur. 8 Fév 2019, 19:42
  • Benjamin sur Amère république :
    Shyamalan (période pire film) m’avait vacciné contre Le dernier maître de l’air. ton article qui met en avant toute une dimension géopolitique si je comprends bien aurait tendance à éveiller à nouveau ma curiosité… De là à reprendre le Shyamalan pour une seconde lecture… 8 Fév 2019, 16:09
  • Benjamin sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Il n’y a plus de films comme ceux que faisait James Ivory aujourd’hui. Ou quand ils existent ils sont rapiécés. Peut-être trouver une consolation chez Jane Campion (quand elle ne va pas se fourvoyer dans la série). Content de trouver le Salvadori parmi le meilleur de l’année. Film extraordinaire s’il en est ! 8 Fév 2019, 16:05
  • Tom sur Remorques :
    Salut Christophe ! Froid au sens logicien, j’ai parfois l’impression de voir une partie d’échecs (quoique c’est sans commune mesure avec ce que ça donnait dans “Lumière d’été”, où pour le coup c’était accompagné d’un cynisme, ou tout du moins d’un manque d’empathie, qui nuisait vraiment au film). Et oui, Gabin est carrément meilleur quand il est cadré comme ici. 4 Fév 2019, 19:26
  • Christophe sur Remorques :
    Un des plus beaux films du monde. Qu’on puisse le trouver “froid” me stupéfie. Quid du sens musical de Grémillon, et particulièrement de la fin? Et comment un artiste pourrait-il être “trop savant”? Gabin, comme toujours chez Grémillon, est dénué de ses oripeaux iconiques, il est ébranlé par la douleur et l’amour. 4 Fév 2019, 17:57
  • Tom sur Notes sur les films vus #17 :
    Hello Benjamin, bonne année ! J’ai vu qu’un autre Salvadori, donc je peux difficilement te répondre par rapport à sa filmo, mais oui, je trouve ça merveilleusement abouti – et précieux dans le paysage français. Après, l’impression de sur-maîtrise m’a quand même un peu empêché de kiffer complètement (et pourtant je t’assure que j’étais arrivé avec l’envie d’adorer !). Et 2019 commence bien, je viens de voir le dernier Ang Lee et c’est une pure merveille :-) (oui, je commence mes rattrapages en vue du top années 2010…) 3 Jan 2019, 20:25
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #17 :
    Trois courtes réactions. Sur First man, même si le film perd un peu de son intensité, la matière noire travaillée m’a paru très estimable. Sur Certain women, ce que tu dis est juste, j’ajoute néanmoins que les actrices, toutes, y sont superbes en tout point. Sur En liberté ! je regrette cette traîtresse réserve, c’est le chef-d’oeuvre de Salvadori et un pur régal ! Belle année 2019. 3 Jan 2019, 00:15
  • Tom sur Studios d’art de Shanghai :
    Bonsoir ! Malheureusement, peu sont disponibles en France : un petit nombre d’entre eux a été édités par les films du Paradoxe, via trois DVD : celui-ci, celui-ci, et celui-ci (à noter qu’on peut les trouver dans certaines médiathèques, section enfant). Il me semble que c’est tout, mais il doit y avoir d’autres éditions à l’international. Pour le reste, beaucoup sont disponibles sur youtube (on peut les retrouver via leur idéogrammes chinois, listés ici ou ici). Mais c’est vraiment dommage, car tout l’intérêt de ces films tient à leurs jeux de textures, et à leur direction artistique, qui se trouvent justement saccagées par la compression youtube… Enfin, une autre solution peut être de guetter les festivals cinéma. Ceux-ci ont souvent une programmation enfant (entre autres parce que ça permet des subventions dédiées…), et le cinéma d’animation chinois est une thématique toute trouvée pour lier cinéphilie et jeune public. La Rochelle n’est pas le seul festival, il me semble, à avoir programmé ces films. En espérant avoir pu vous aider ! 2 Jan 2019, 03:03
  • Ferrand sur Studios d’art de Shanghai :
    Bonjour Monsieur, Merci beaucoup pour ce bel article. Pourriez-vous s’il-vous-plait me donner des pistes pour trouver à voir ces dessins animés? Je constate que seule une infime partie est commercialisée. Merci de vos conseils. Cordialement 2 Jan 2019, 02:47
  • Tom sur Notes sur les films vus #17 :
    J’étais parfois perdu dans le détail, mais on pige quand même l’essentiel (le bandit soutenu par tout un réseau, la traque et la clandestinité), du coup ça m’a pas trop gêné… Je veux bien croire qu’il y a mieux, vu que j’ai absolument aucun point de comparaison ! Mais en tout cas j’étais assez épaté. 22 Nov 2018, 13:17
  • Christophe sur Notes sur les films vus #17 :
    Carnets de route de Chuji était initialement une trilogie donc il ne reste plus grand chose de la totalité du métrage. Moi, je n’ai rien compris et la projection m’a bien gonflé (alors qu’un pote qui l’avait vu à la MCJP me l’avait survendu…il semblerait quand même que ce ne soit pas le film le plus passionnant de Daisuke Ito…le fragment du Sabre pourfendeur d’hommes et de chevaux également projeté dans cette rétro était d’une richesse formelle autrement plus impressionnante) 22 Nov 2018, 11:22
  • Tom sur Ce blog a un petit frère ! :
    La plupart vient d’une grosse collection d’extraits sur mon disque dur oui, que j’ai constituée avec les années à partir de DVD ou de 720p, pour mes cours principalement ; je suis allé chercher certains autres dans de nouveaux films pour l’occasion. Pour les extraits sur la toile, je suis malheureusement un peu trop tatillon-nazi sur les bords pour les utilser, je les trouve jamais d’une assez bonne qualité visuelle. Et là au moins je peux être sûr du sous-titrage, du bon ratio, choisir quand ça commence et quand ça finit, bien checker la luminosité et les couleurs, etc. 24 Sep 2018, 11:34
  • Ornelune sur Ce blog a un petit frère ! :
    Merci pour ces partages. Tes extraits proviennent-ils d’une collection personnelle de films sur disque ? ou bien sont-ils d’habiles manipulations d’extraits déjà visibles sur la toile ? 24 Sep 2018, 11:30
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #16 :
    Finalement, on a peut-être deux visions complètement différentes de Rohmer (enfin pas tout à fait quand même) car les films que tu cites, je ne les ai pas vus (enfin pas tous) et inversement, j’ai dû en voir pas mal que tu n’as (peut-être ) pas encore vus. L’anglaise et le duc, c’est le prochain sur ma liste. 21 Sep 2018, 13:13
  • Tom sur Le Diable probablement :
    Haha, ça devait être l’inconscient de prof au chômage qui parle ! C’est corrigé :-) 20 Sep 2018, 23:23
  • Pierre sur Le Diable probablement :
    Tom, relis ton dernier commentaire. Une petite lettre qui manque rend la description assez… inattendue. 20 Sep 2018, 23:14
  • Tom sur Notes sur les films vus #16 :
    C’est noté ! (bien que les Blow Up, j’ai toujours peur de me faire spoiler les meilleures scènes des filmos…) Le premier Rohmer ça devait être “Pauline à la plage”, vu en cours, avec d’autres films vus à la même époque, comme “La collectionneuse”, “Triple agent”, ou “Le Genou de Claire”. J’en ai très peu de souvenirs, j’avais rien ressenti, ça m’avait glissé dessus. Ceux qui m’ont vraiment marqué/parlé sont venus après : “L’anglaise et le duc”, “Perceval le gallois”. Et j’ai aussi vu d’autres Rohmers plus traditionnels que je n’ai pas adoré mais qui m’ont plu (“La carrière de Suzanne”, “L”arbre, le maire et la médiathèque”…), ce qui me pousse à croire que mon regard a changé entre temps. Sinon pour le “Rayon vert”, on est encore dans un cas de ratio large VS carré (open matte), sans savoir quelle est la bonne version. 16 Sep 2018, 13:44
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #16 :
    Et pour Rohmer, je ne peux que te suggérer de voir un des derniers Blow up sur le site d’Arte, qui concerne Rohmer et son rapport à l’histoire. Cela pourrait devenir une autre bonne raison de se pencher sur la filmo du bonhomme. Et, par curiosité, quel est le premier Rohmer que tu as vu ? Je reverrais bien le Rayon vert. 16 Sep 2018, 13:17
  • Tom sur Notes sur les films vus #16 :
    Non, c’est une belle formule ! Je savais pas pour les acteurs ; je crois que je préfère l’option Deladonchamps à Garrel, ce dernier est trop marqué par d’anciens rôles enjoués (celui de “Dans Paris”, notamment) qui en font une sorte de doublon âgé de Lacoste, le rapport aurait été différent. 15 Sep 2018, 10:49
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #16 :
    Pour Honoré, “ce que je pouvais en dire” ne correspond malheureusement à aucun écrit. Mais je m’étais dit simplement que la peinture d’Arlequin inachevée était une jolie métaphore de l’histoire décrite et un peu du film aussi (qui n’a pas tout à fait été celui pensé par son réalisateur à cause du changement d’acteurs). 15 Sep 2018, 10:05
  • Tom sur Notes sur les films vus #16 :
    Hello Benjamin ! Je suis assez perdu sur “Under the Silver Lake”, tu avais bien mieux réussi à saisir (dans ton texte) ce qui s’y trifouillait. Le récent “Burning” très voisin, laisse peut-être entendre qu’il y a un truc de l’époque qui en entrain de se jouer dans ces récits impuissants et conscients de l’être, qui commencent à composer sur le vide de sens… On est en pleine décadence ! :-) Pour Honoré, tu dis “ce que je pouvais en dire”, tu as écrit dessus ? J’ai raté ton texte ? Quant à ma perversité concernant Rohmer, je me suis demandé après coup si c’était pas en fait l’approche que tout le monde en avait ! (en fait j’ai un peu de mal à imaginer en quoi ça consistait, “aller voir un Rohmer” à l’époque, ce que ça représentait en terme de classe, ce que le public allait y chercher…) 11 Sep 2018, 23:58
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #16 :
    J’aime la perversité avec laquelle tu abordes Rohmer. Même petit plaisir distant devant Fall out. Chez Honoré, j’ai aimé cet Arlequin inachevé et ce que je pouvais en dire. Je m’étonne que tu cites Dead Pool, c’est un humour qui m’est impossible. Under the silver lake apparaît comme un collage pas toujours parfait mais au final assez séduisant. 11 Sep 2018, 23:48
  • Alissa sur Le Diable probablement :
    Salut Tom, merci pour la recommandation, je ne manquerai pas de le regarder 24 Août 2018, 14:42
  • Alissa sur Notes sur les films vus #16 :
    Dans la liste des films donnés, je n’ai vu que « Deadpool 2 », mais je pourrais peut-être regarder « Mission: Impossible – Fallout » bientôt, car ce que tu as dit dans ton article ainsi que la photo m’a rendue curieuse. 23 Août 2018, 05:40
  • Tom sur Le Diable probablement :
    Hello Alissa ! Attention, Bresson c’est vraiment pas simple quand on est pas habitué à des cinémas plus difficiles, et “Le Diable probablement” est l’un des films les moins accessibles de sa filmographie… Du coup, si tu veux essayer un Bresson, je te conseillerais plutôt “Un condamné à mort s’est échappé” (1956). C’est plus facile que le reste, et c’est de loin son plus beau. Sois prévenue : peu de paroles chez Bresson, les acteurs ont un jeu très sobre, qui peut sembler inexpressif, le film prend du temps pour chaque geste. Mais ça vaut vraiment le coup d’essayer, c’est un très beau cinéma ! 22 Août 2018, 00:35
  • Alissa sur Le Diable probablement :
    Personnellement, je n’ai jamais vu de film de Bresson, alors j’aimerais essayer celui-ci, car j’aime ce que tu as écris dans ta critique du film. Ce sera un changement par rapport à ce que je suis habituée à visionner aussi. 21 Août 2018, 13:55
  • Tom sur Notes sur les films vus #16 :
    Haha, en même temps c’est pas comme si c’était une surprise ! Je dois compter sur les doigts d’une main les films du Nouvel Hollywood qui m’ont vaguement remué… A ce stade j’ai plus d’illusions, j’entre en salle avec juste l’idée de cocher les cases des chefs-d’œuvre non vus. 16 Août 2018, 15:55
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #16 :
    “Voyage au bout de l’enfer (Michael Cimino, 1978) me laisse aussi froid que la plupart des films du Nouvel Hollywood, qui ont décidément tendance à me glisser dessus.” OK c’est la rupture. 16 Août 2018, 10:44
  • Alissa sur Amère république :
    Bonjour Tom. Je comprends pourquoi tu penses cela; c’est vrai que Korra n’était pas aussi bien représentée que Aang dans la série. 3 Août 2018, 14:51
  • Tom sur Amère république :
    Bonjour Alissa. Oui, le point fort de la première série est incontestablement ses personnages… Mais je trouve que ça montre bien la faiblesse de la seconde (La Légende de Korra) de faire de l’apparition des anciens persos (Toth, notamment) ses moments les plus marquants. Comme s’ils n’avaient pas réussi à inventer mieux… Korra, bien que sympathique, reste à mon goût un personnage trop buté, trop facilement manipulable, trop limité, pour vraiment faire le poids face à aux héros de la première série. 2 Août 2018, 19:49
  • Alissa sur Notes sur les films vus #13 :
    D’après ce que tu as décrit d’ « Overdrive », il semblerait que ce n’est pas un film génial. Cependant, vu que j’aime regarder des films avec des courses de voitures, je vais le visionner. 2 Août 2018, 15:00
  • Alissa sur Notes sur les films vus #14 :
    Dans la liste des films dont tu parles, je suis intéressée par « Blade Runner 2049 » et « Coco ». Cela faisait un moment que je voulais les voir, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire. 2 Août 2018, 14:59
  • Alissa sur Amère république :
    J’aime vraiment Aang et Korra. J’ai regardé tous les épisodes et j’étais vraiment triste quand j’avais fini, car je m’étais attachée aux personnages. Mon préféré dans « Avatar, le dernier maître de l’air » était Toph et j’étais contente de la revoir dans « La Légende de Korra ». 2 Août 2018, 14:57
  • Tom sur Notes sur les films vus #15 :
    Hello Benjamin, je regarde le Blow up en rentrant ! Pourquoi une excroissance d’Ivory, Joe Wright ? Il a toujours été très maniéré, non ? Quant à Ladybird, je veux pas le survendre. Disons que j’en attendais rien, et que ça s’est révélé une séance touchante et agréable, mais ne va peut-être pas le voir juste pour ça. 8 Juil 2018, 12:48
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #15 :
    – Joe Wright que j’ai prendre durant un temps pour une excroissance d’Ivory. – Au-delà de l’agitation et malgré les maladresses du discours, moi j’ai bien aimé Ready player one. (Dès que j’en ai l’occasion je le redis) C’est pour moi avec IA l’autre versant d’une même pièce. – Encore un mot, tu relèves l’intérêt que j’ai pu avoir pour Ladybird mais que la lecture de plusieurs critiques déçues avait un peu refroidi. 6 Juil 2018, 15:55
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #15 :
    Il y a une paye que je n’ai pas vu un Ivory. J’y étais bien moi dans son cinéma. Dans Chambre avec vue par exemple qui me laisse un lointain mais très agréable souvenir. Je te conseille de voir le Blow up sur le romantisme (toujours en ligne sur Arte ou dans les canaux de Youtube), c’est un beau travail sur le montage rappelant toute une tendance, précieuse et amère, très corsetée et sauvage, à laquelle appartient ce réalisateur. 6 Juil 2018, 15:50
  • Christophe sur Love, Simon :
    Parce que c’est également un mauvais film qui a, si ce n’est suscité, du moins accompagne et amplifié, la prise de conscience d’un problème social. https://filmsnonutc.wordpress.com/category/ken-loach/ 20 Mai 2018, 11:54
  • Tom sur Love, Simon :
    Merci Christophe ! Oui, c’est un équilibre dur à trouver, qui pose aussi la question de l’emploi du “je” en critique (pente dangereuse, ça peut vite virer au journal intime…). C’est un peu voisin de cette phase jusqu’au-boutiste quand on est jeune, quand on ne se préoccupe plus que de mise en scène, et il est vrai qu’à un moment il faut s’en reculer, et accepter que le film puisse nous atteindre à différents niveaux, même triviaux. Pourquoi “Cathy Come home” ? (je l’ai pas vu) 20 Mai 2018, 11:29
  • Christophe sur Love, Simon :
    Beau texte qui m’a rappelé Cathy come home de Ken Loach. Il est salutaire de sortir des critères strictement cinéphiliques pour évaluer certains films. 20 Mai 2018, 11:00
  • Benjamin sur Rhapsodie satanique :
    Je rêve déjà du film sur grand écran. Mais je vais déjà tâché de garder le titre en mémoire pour le voir à l’occasion. Merci de tes réponses ! 16 Mai 2018, 10:30
  • Tom sur Rhapsodie satanique :
    Hey Benjamin ! La copie que j’ai (qui est une diff Arte) fait 45 mn (restauration de 2007 de “L’immagine Ritrovata”, me dit le générique de fin). Le carton d’ouverture indique que la censure de l’époque parle d’un film de 905 mètres, et qu’ils n’en ont que 850, ce qui fait 2 minutes manquantes. Comme ils ont encore la musique d’époque (c’est génial, au passage, de l’avoir pour une fois) et ses callages, ils savent où sont les plans manquants (qui consistent donc en quelques secondes de noir éparpillées à travers le film). Pour le film oui, on a carrément une vibration fantastique, qui a à la fois une jambe dans les diableries plus foraines des années 00, et une autre dans l’atmosphère mélancolique de “Nosferatu” et cie. Ça a un peu la gueule d’un chaînon manquant à ce titre, mais il y a peut-être déjà plein d’autres films comme ça à l’époque (que ce soit dans le ciné italien ou danois des années 10). Il y a des trucs en commun avec “Vampyr” dans l’atmosphère un peu rêveuse, oui, mais c’est quand même beaucoup plus dans une veine romantique, et y a pas de volonté d’expérimenter à proprement parler. Et ouaip, la photo est ce qui m’a donné envie de voir le film, qui n’a aucun problème à envoyer du lourd sur le plan imagier, mais qui a quand même ce côté lourdeau dans la manière, dans le jeu aussi… Peut-être que le voir en belle copie pellicule, avec tout le détail des textures, affine un peu la chose, et donne plus de subtilité à voir au sein de chaque plan. 14 Mai 2018, 17:05
  • Benjamin sur Rhapsodie satanique :
    Quelle est la durée du film restauré ? On a l’impression qu’il y a déjà beaucoup dans ce film, d’après ce que tu dis, des motifs ou des thèmes de ce que sera le cinéma fantastique. On pense aussi facilement à Vampyr de Dreyer en te lisant. Inspiration possible ou fausse idée que je me fais là ? Enfin, comme toujours une superbe photo en amorce (qui contredit absolument tes premières lignes sur un étouffement possible !). 14 Mai 2018, 15:05
  • Tom sur Cléopâtre :
    Ah non pas du tout ! Ça intrigue, et je suis sûr qu’il fera ça très bien, même si généralement Villeneuve me passionne pas des masses… (son Blade Runner aussi savant, irréprochable, mais soporifique). 4 Jan 2018, 23:03
  • Benjamin sur Cléopâtre :
    As-tu entendu parler du remake à venir en 2019 par Denis Villeneuve ? 4 Jan 2018, 18:26
  • Tom sur Cléopâtre :
    Ah mais tu as tout à fait raison là-dessus, y a cet espèce de mélange entre des compositions très classiques et un cachet plus franchement grotesque/vulgos/pop/aguicheur. Ça fait indéniablement la singularité du film. Après je trouve pas ça vraiment “beau”, mais est-ce un but en soi… 15 Déc 2017, 16:02
  • Benjamin sur Cléopâtre :
    Pourtant cet arrêt sur image me renvoie à toutes les odalisques du XIXe… et aussi à quelques couvertures de pulps qui n’ont pas laissé adolescent mon regard complètement innocent. 15 Déc 2017, 15:03
  • Tom sur Cléopâtre :
    Et ben tu vois, ça même pas tellement marqué. Il y a des choses énormes dans le plan, mais la façon dépassionnée de les filmer en neutralise le potentiel… Du coup, à part quelques fulgurances (le tout début ou la toute fin), niveau image, je ne retiens pas grand chose. Bon, peut-être aussi faudrait-il le voir sur grand écran pour en juger. Ceci est en fait un blog où j’explique que j’aime pas le cinéma. 14 Déc 2017, 17:22
  • Benjamin sur Cléopâtre :
    Mais quelles images ! Quelles images ! 14 Déc 2017, 13:36
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #13 :
    Pour revenir sur Nolan (je lâche rien, un vrai roquet ! ), elle est intéressante ta précision sur la cristallisation d’un temps et d’un espace. Mais c’est aussi ça le labyrinthe, mettre en place les plans comme autant de murs et les répéter pour pouvoir s’y perdre. Son montage, si on ne peut pas dire qu’il est léger (surtout avec Zimmer pour appuyer au son, ou avec quelques ralentis plombant), il n’est quand même pas manqué comme l’expérimentation des Wachowski avec Cloud Atlas. 14 Déc 2017, 13:35
  • Tom sur Notes sur les films vus #13 :
    Salut Benjamin ! Sautet en fait je découvre à peine (j’avais juste vu “Les choses de la vie”, que j’avais bien aimé sans plus), mais là ça m’a chauffé pour voir les autres. Je pense essayer “Un mauvais fils” quand j’aurais le temps ! Sur Nolan, c’est moins l’entrelacement qui me gêne que le fait d’insister tant dessus : à la limite ça me gênerait pas que ce soit le chaos temporel total, mais là on a l’impression que c’est une fin en soi, que le moment sur lequel ça se cristallise est important en soi. J’ai un peu le même sentiment que devant ce montage parallèle dans “Inception”, avec le bus qui plonge dans l’eau, qui vient un peu artificiellement donner du sens à des scènes d’action pas toujours inspirées… Y a rien de dramatique dans “Dunkerque”, mais ça fait quelques dégâts – par exemple, je la ressens pas du tout cette semaine d’attente sur la plage. Sur le Claire Denis, j’avais lu ton texte, et le plus bizarre c’est que je suis pas forcément en désaccord avec toi. En fait le projet du film me plaît bien (j’avoue avoir mis du temps à comprendre le principe, à saisir que l’embarras et l’indécision étaient recherchés), mais je ne sais pas pourquoi, je me suis continuellement retrouvé gêné, je n’ai de la sympathie pour aucun personnage… Hormis la fin, souvenir d’une séance assez désagréable. Voilà ! 29 Nov 2017, 22:18
  • Benjamin sur Notes sur les films vus #13 :
    Très joli billet sur Un cœur en hiver, mais Claude Sauté ne fait pas des films autrement que beau. Ravi que tes réticences lâchent sur Nolan. Les trois temporalités ont pour moi beaucoup de sens. Temps et espace : on ne peut lire Nolan qu’à travers l’idée du labyrinthe. En bout de note, sans lutter plus, je ne te suis pas sur le soleil Binoche, film livré avec ses défauts mais possédant bien sa lumière intérieure. Pas évident de réagir à un tel déroulé critique ! :) 29 Nov 2017, 21:10
  • Tom sur Notes sur les films vus #13 :
    Haha, pas de souci merci ! C’est déjà gratifiant de savoir que tu t’es tapé les notes jusque là… Bien que tu sois passé très près de l’œuf de pâque sans le voir :-) 19 Oct 2017, 13:25
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #13 :
    Une coquille à propos de « Message from the King » : « vaut se pensant » au lieu de « vaut son pesant » (désolé de n’être utile qu’à ça sans élever le débat) 19 Oct 2017, 10:09
  • Tom sur Terminator :
    Ah, merci Benjamin ! 16 Sep 2017, 10:42
  • Benjamin sur Terminator :
    J’ai ajouté un commentaire sur notre blog renvoyant à ton chouette double article. 16 Sep 2017, 09:27
  • Tom sur Terminator :
    Salut Benjamin, et merci ! Je suis assez hésitant face à l’imagerie industrielle de Cameron, comme possible incarnation de la spirale informatique. Car j’y sens paradoxalement aussi un côté très popu et concret, très “blue collar” là-dedans (qu’on retrouve dans pas mal de ses films d’ailleurs j’ai l’impression)… Mais c’est vrai qu’à y réfléchir, j’ai aucune idée de la façon dont on se représentait l’informatique dans les années 80 : je vois très bien la façon dont les SFX prennent ça en charge dès les années 90 (et de fait, T2 parle de micro-processeurs, de programmation, de la singularité des intelligences artificielles…), mais dans les années 80, je sais pas du tout ce qu’on a sous la main, question imagerie (HAL de 2001 ?). Ou si même on a déjà la phobie d’un “réseau” ? Pour la politique, tu as sans doute raison, car ça ressort dans le film par pointes, quoique rarement : la petite réplique sur la Russie (“je croyais qu’ils étaient nos amis, maintenant”), la guerre des états laissant la place à l’essor d’une entreprise anonyme et redoutable, la peur d’une régression vers la guerre froide… Après je suis pas assez callé pour lire le film plus en avant sur ce plan-là ! 15 Sep 2017, 19:09
  • Benjamin sur Terminator :
    Idem pour le 2d article ! Belle idée que tu as eu de voir l’adolescent incarner de plus “sages” années 1990 tentant de domestiquer l’héritage ’80s, le Terminator. De ce fait en prolongeant l’idée, le robot liquide incarne le futur (de la technologie), peut-être incertain (il n’a pas de forme qui lui appartienne et, quand le brasier le consume, montre bien son instabilité), toujours menaçant. Et si l’on tente une lecture plus historique : les Etats-Unis sortis de la Guerre Froide (l’enfance de Cameron, l’idée du feu nucléaire comme apocalypse dès 1984 et le premier Terminator) s’affirment première puissance mondiale et gendarmes de la planète… Los Angeles s’interroge : “il n’y a de destin que celui dont nous sommes maître”. 15 Sep 2017, 14:19
  • Benjamin sur Terminator :
    Bel article que ton texte sur ce T1 ( je n’ai pas encore lu le 2d) et belle tentative de contextualisation. J’ajouterai seulement à ton orgie de généralités qui se rapportent à la décennie, le goût pour des effets spéciaux de plus en plus affinés (plastiques et mécaniques !), ce qui incite à se pencher à reprendre la matière fantastique et à en renouveler la forme. De même, je reviens sur le “aucunement phobique vis-à-vis de l’informatique”, car même si Cameron paraît plutôt fasciné par la technologie et l’informatique, Terminator à mes yeux, illustre parfaitement cette modernisation (ou informatisation) de nos vies qui va vite et file à toute allure avec le temps (informatisation à ce point mêlée au temps que l’on parle d’une “ère numérique” et, comme au bord d’une falaise, d’un basculement dans celle-ci). Informatisation lancée et impossible (non pas à stopper mais) à ralentir et qui finit, ce que dit le film, par nous enfermer dans une boucle. En cette fin de XXe siècle, il y a même une hésitation, les machines ont encore quelque chose de l’âge industriel (pas encore de virus ni de dématérialisation) et il faut que ce soit une presse hydraulique actionnée par une femme (machisme bousculé donc), autrement dit de la pure mécanique plus une pulsion de vie, qui puisse finalement briser l’intelligence artificielle. 15 Sep 2017, 13:59
  • Tom sur La Légende de Gösta Berling :
    Salut Christophe ! Oui, je fais le kéké en début d’article, mais en fait j’ai très peu vu de Stiller (juste 4 films : “Johan”, “Le Trésor d’Arne”, “Erotikon”, et “Gosta Berling” donc) : je soupçonnais pas du tout l’existence des films dont tu parles. Après, pour “pasteur”, je pensais moins à quelque chose de chiant qu’à un côté “incorruptible protestant”, qui ne se laisse aller à aucun élan, aucune facilité, qui ne se laisse jamais séduire, qui refuse l’effet, qui va ne pas plus loin que ce dont il a strictement besoin. Un truc qui m’irrite et m’impressionne à la fois. 18 Juil 2017, 21:57
  • Christophe sur La Légende de Gösta Berling :
    superbe texte sur un superbe film. Juste un bémol sur l’introduction qui présente Stiller comme un pasteur. OK, Erotikon a beaucoup vieilli, OK, ses films “de nature” sont plus austères que ceux de Sjöström, OK, le classicisme de Johan ou Le chant de la lettre écarlate est à la fois admirable et un peu chiant mais il ne faut pas faire fi de ses films des années 10 où il a troussé plein de comédies alertes et pétillantes dont on peut dire et dont on a dit, comme pour beaucoup de comédies muettes, qu’elles préfiguraient les comédies américaines des années 30. Amour et journalisme, les Thomas Graals…c’est à l’opposé de cette image de Stiller (et foncièrement différent du finalement très surfait Erotikon). Même son dernier film, Hotel Impérial pour la Paramount est d’une grivoiserie et d’une légèreté presque dignes de Lubitsch. 18 Juil 2017, 19:07
  • Castorp sur La Légende de Gösta Berling :
    Vu ma situation géographique, on va dire que c’est compromis. :p 10 Juil 2017, 10:19
  • Tom sur La Légende de Gösta Berling :
    Ah bah idem, je l’avais depuis des lustres sans y toucher ! (en hésitant pas mal entre lire le livre, qui a excellente réputation, ou voir le film, l’un spoilant forcément l’autre…). Mais je vais te sortir un truc hyper tête-à-claque : c’est vraiment à voir au cinéma. J’ai repassé plusieurs passages en rentrant de la séance sur le DVD (à la qualité pas si mauvaise pourtant), j’ai pas du tout retrouvé le film. Je saurais pas trop expliquer pourquoi… Beaucoup de gros plans de visages assez intenses qui ont besoin de leur finesse lumineuse, de cadres savants avec des décors un peu nus qui se retrouvent un peu grossièrement tartinés par le DVD, idem pour les nuits en extérieurs… En tout cas, je sens une différence vraiment importante. Après, j’imagine que j’aurais pu dire la même chose pour pas mal de films que j’ai découvert et aimé en DVD, donc à moins que t’aies une occasion de projection à venir, je te dirais vas-y quand même ! 9 Juil 2017, 02:37
  • Castorp sur La Légende de Gösta Berling :
    Ca traîne sur mon disque dur depuis perpète. Il faut. 8 Juil 2017, 23:56
  • Tom sur Notes sur les films vus #12 :
    Merci les gars, ça me fait plaisir ! Le blog reste ma meilleure option pour le moment, mais quel exercice bizarre quand même… Y a cette dimension de vitrine qui parasite un peu tout… (je vois que Chow a fini par lâcher le sien, d’ailleurs). 22 Juin 2017, 16:42
  • Castorp sur Notes sur les films vus #12 :
    Comme Déjà-vu. 22 Juin 2017, 16:00
  • Tom sur Notes sur les films vus #12 :
    Haha, merci mon cher Déjà-vu, tu as bien du courage ! 19 Juin 2017, 20:18
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #12 :
    Bonne nouvelle puisque je continue à te lire. 19 Juin 2017, 19:50
  • Tom sur De bruit et de fureur :
    Haha merci ! C’est mon petit plaisir (j’exagérerais à peine en disant que je me tape l’écriture de texte juste pour le kiff de choisir l’image – qui en l’occurrence spoile un peu). Je me rends compte d’ailleurs que les dernières font du blog un truc bien cosmico-religieux… 25 Mai 2017, 11:11
  • Benjamin sur De bruit et de fureur :
    Si je n’ai vu aucun des films de tes trois derniers articles, je voulais simplement dire que tu as le talent de choisir les images pour les illustrer. Ces dernières sont belles et intrigantes ! Autrement dit elles touchent leur but et donnent envie d’en savoir plus sur le film chroniqué. 25 Mai 2017, 09:34
  • Tom sur Notes sur les films vus #5 :
    Le canon est vague, d’où mes prudences et réticences : j’ai une image de la comédie française popu classique qui doit autant venir d’acteurs (Carette le premier, quelque soit le film), que de quelques films vus, d’héritiers (Audiard), de parodies… C’est peut-être en partie une projection de ma part, car l’utilisation de ce parlé et de son argot dans mon environnement direct (les 30 dernières années) a toujours soutenu un mouvement réactionnaire : une idéalisation du passé, de ses formes, de la célébration du bon peuple comme le bon pain, etc. Mais même en essayant de faire abstraction de cet anachronisme, je ressens ça même chez Prévert et bien d’autre : les dialogues qui se conçoivent comme des échanges de bons mots, de maximes aux velléités poétiques avec philosophie de comptoir, cette façon dont ça souligne une sorte de camaraderie innée du milieu… Je ne sais si c’est intentionnel, mais ça imprègne je trouve le parlé de la plupart des films français 30-50 (enfin : le peu que j’en connais). J’ai l’impression que le maniérisme d’Audiard ne fait qu’exagérer quelque chose qui est déjà là – mais qui, de fait, est peut-être aussi ce qu’était l’époque. Par exemple, dans le dernier René Château que j’ai vu, à un moment les passants s’attroupent pour commenter une opération de police, faire des bons mots les uns avec les autres sur ce qui se passe, chacun prenant fort la parole, tous riant de concert, etc : ce genre de scène, que je n’ai jamais vu sous cette forme dans le Paris d’aujourd’hui, je la vis par réflexe comme une célébration appuyée du peuple, que je trouve hyper étouffante (par son sentiment de “communauté” obligatoire, allant de soi, d’un bon sens populaire partagé qu’il n’y a même pas à remettre en question). Mais au fond, ce genre de scènes, je n’ai aucun moyen de savoir si le film la fantasme, où si elle est juste une facette du quotidien de l’époque. 5 Avr 2017, 14:38
  • Christophe sur Notes sur les films vus #5 :
    A quel canon te réfères-tu? Quant à la “célébration complaisante du parler populaire”, en dehors peut-être de quelques films ouvertement populistes tel La belle équipe, c’est, je crois, prêter beaucoup plus d’intentions aux auteurs qu’ils n’en avaient. Je peux concevoir ce reproche pour les dialogues très maniéristes d’un Audiard mais pas pour ceux de Jeanson, Spaak, Prévert ou Mirande quel que soit ce que je peux leur reprocher par ailleurs (mots d’auteur, poésie fumeuse…). 5 Avr 2017, 13:53
  • Tom sur Notes sur les films vus #5 :
    Ah mais à la base je me prends pas la tête : j’aime bien ! C’est seulement après que je me demande pourquoi… Car plus ça va, plus j’ai l’impression que l’appréciation que j’ai des films tient aussi à des choses dérisoires. En l’occurence, mon dégoût viscéral de la comédie française popu (et plus encore dans ses années 30-50), fait que je suis plus ou moins condamné à avoir de bonnes surprises. Mais après, est-ce que c’est vraiment de l’indulgence… Je crois pas essayer d’excuser quoique ce soit, ça relève plutôt du mur d’incompréhension. Un peu comme quand ado tu vois tes tous premiers films japonais, et que tu oscille entre l’impression que l’acteur joue super mal, et la semi-conscience que ça s’inscrit dans un système esthétique cohérent qu’il faut apprivoiser. De même, les codes sociaux de la société françaises de l’époque me hérissent : si je n’écoutais que mon fort intérieur, tout irait direct à la poubelle. Je suis donc bien obligé de mettre cette aversion en veilleuse, d’en faire un peu abstraction, d’avoir une position plus humble. Quitte à mal faire le tri entre ce qui tient de la névrose personnelle, et du vrai défaut objectif… S’il y a hésitation critique, elle serait plutôt de cet ordre là, et je suppose qu’elle disparaitra si je vois 20 ou 30 films de la période, si je connais mieux le terrain. Je ne saurais te dire sur “La Collection Ménard”, que j’ai trop oublié (la scène que tu évoques je n’en ai plus aucun souvenir, par exemple). Mais je me demande si ce qui t’y atterre n’est pas en partie ce qui m’y a plu, au sens où quelque chose y échappe à ce canon qui m’agace – et qui, même à un degré élevé de perfection chez des des cinéastes plus talentueux, m’agacera toujours autant. Pour les cinéastes que tu cites, je n’ai quasiment rien vu, mais Bernard et Renoir, du peu que j’en connais, j’ai du mal à le rattacher à ce qui m’irrite dans la comédie française. Y a certes du parler populaire dans “Les Croix de bois”, mais pas sa célébration complaisante ; idem chez Renoir (que j’aime moyennement pourtant), c’est plus froid et analytique, ça neutralise jusqu’aux pitreries de Carette. Après loin de moi d’en faire des cinéastes “contre” leur époque, je pige bien ce que tu me dis sur l’osmose entre ce cinéma et son temps, mais ce sont des films que je reçois différemment. 5 Avr 2017, 12:33
  • Christophe sur Notes sur les films vus #5 :
    Je pense que tu te prends trop la tête. C’est le premier film de Bernard Roland que je voyais mais techniquement, j’ai trouvé ça très médiocre. Si pour toi, ça représente déjà une sorte d’achèvement alors il n’y a pas lieu d’être réticent face aux films de Georges Lacombe, Henri Decoin, Jacques Daniel-Norman, Albert Valentin, Pierre Chenal, Raymond Bernard et autres Maurice Tourneur qui sont tous des réalisateurs autrement plus vifs et talentueux (note que je ne cite pas d’auteurs type Becker ou Autant-Lara). Ce que tu appelles “complaisance popu” est ici particulièrement appuyé par le jeu excessivement caricatural de comédiens qui ont pu être très bons par ailleurs. Mais là ça se voit qu’ils sont en roue libre. La scène du début où Baroux – acteur magnifique dans le non moins magnifique Baccara de Mirande- retrouve sa virago est absolument consternante. Ce n’est vraiment pas faire honneur au cinéma français de l’époque que d’être indulgent face à ça. Il n’y a pas lieu de relativiser une nullité aussi patente. La question sur le peuple et le folklore agité par les auteurs est intéressante tant la vitalité du cinéma français des années 30 réside notamment dans l’adéquation entre la société du temps et ces archétypes. C’est valable aussi bien pour des chefs d’oeuvre absolus comme La règle du jeu que pour les meilleurs films à sketches de Mirande (dont La collection Ménard est un pâle ersatz) où le cynisme de l’auteur ne tourne pas à vide mais reflète la crise morale d’une IIIème république aux abois. Ce lien entre les formules des scénaristes et la réalité du temps fait défaut aux films d’après-guerre (et, pour d’autres raisons, aux films de l’Occupation) et contribue selon moi à expliquer l’infériorité du cinéma français des années 50 (la fameuse qualité française) par rapport au cinéma français des années 30. Et si on tient vraiment à observer La collection Ménard à travers le prisme de son époque, si l’insondable ennui ressenti devant tant d’absolue stupidité ne suffit pas à le disqualifier, il ne faut pas oublier la propagande vichyssoise. Le couplet final de Foun-Sen est un cheveu sur une soupe déjà peu ragoûtante. 5 Avr 2017, 11:44
  • Tom sur Notes sur les films vus #5 :
    “Fignolé avec amour” : faudrait que je revoie le film pour te répondre, mais c’est visiblement ce qui m’avait frappé. Pas tant au sens d’une écriture performante, si je me souviens bien, que d’une approche lunaire et sympathique que je trouvais sincère dans sa bizarrerie (pour ce cinéma et cette période qui me sont tout sauf sympathiques, ça a forcément joué). Après, en relisant ta note assassine, je me disais que le manque de référent que j’ai pour le cinéma français populaire de ces années reste un gros problème : c’est vraiment une grosse altérité, ça m’est pas plus accessible, question jugement critique, que du cinéma ouzbèke des années 10. Au sens où je sais pas quel est le niveau moyen de la production, ce qui est de la maladresse ou du parti-pris, de la paresse ou de l’innovation (par exemple, je suis toujours vraiment frappé par l’achèvement technique des films : leur rythme, leur savoir-faire, ça me désarçonne à chaque fois, quand j’ai de l’époque une image très molle). Idem pour la complaisance popu qui me hérisse totalement mais dont je ne sais pas trop combien elle tient à des réticences personnelles et anachroniques, si elle excite artificiellement l’état d’esprit de l’époque ou ne fait que la refléter, si c’est une vision du peuple qui vient du peuple lui-même, ou si c’est un folklore agité par ceux qui le divertissent… Bref, j’ai toujours ce problème, devant une période que je connais mal, d’excuser inconsciemment pas mal de truc, de marcher sur des œufs, croyant voir dans certains défauts des traits non négociables du cinéma en question. 4 Avr 2017, 10:44
  • Christophe sur Notes sur les films vus #5 :
    cette succession de sketches ultra-poussifs… 4 Avr 2017, 10:27
  • Christophe sur Notes sur les films vus #5 :
    “Le scénario, fignolé avec amour”, sans déconner?? 4 Avr 2017, 10:26
  • Tom sur Civilization :
    Je suis désolé, je t’ai donné de faux espoirs : je ne sais pas ce que j’ai fumé, mais je pensais avoir vu du Jasset dans un des coffrets cinéma premier de Gaumont (ce qui n’a aucun sens, vu qu’il n’y bossait pas). Effectivement, rien sur Jasset en DVD à ce que je vois, à part un court dans ce DVD compil de la cinémathèque belge : http://www.cinematek.be/index.php?node=30.&dvd_id=54&category=7 Je vois que ce sont d’ailleurs eux qui ont publié “Bandits en automobile” sur youtube… 13 Mar 2017, 11:53
  • Christophe sur Civilization :
    dis moi dans quelle bibli tu peux emprunter du Jasset, ça m’intéresse grandement. 13 Mar 2017, 11:37
  • Tom sur Civilization :
    C’est rajouté à ma pile ! (ça me fait penser que concernant tes recommandations, il est temps que j’aille en bibli emprunter du Jasset) 7 Mar 2017, 17:37
  • Christophe sur Civilization :
    Sinon, le film de Thomas Ince le plus épatant que j’ai vu n’était pas produit par la Triangle. C’est celui-ci: https://www.youtube.com/watch?v=zowTkY7p0VU 7 Mar 2017, 17:31
  • Christophe sur Civilization :
    cool! 7 Mar 2017, 17:28
  • Tom sur Civilization :
    Mais je l’ai vu ! Pas assez de choses à dire dessus, cela dit, ce sera pour les prochaines notes. 7 Mar 2017, 17:21
  • Christophe sur Civilization :
    je t’avais dit de privilégier Châtiment… 7 Mar 2017, 17:18
  • Tom sur Le cinéma est politique :
    C’était une interview avec Joudet, justement ! Dans son émission “Hors-Série”. J’ai retrouvé ce que j’en disais rapidement sur un forum à l’époque : “En partant d’un certain nombre de constatations évidentes (la séparation art/vie dans la société contemporaine, la dimension de narcissisme et de pouvoir dans les discussions cinéma, l’existence d’une certaine doxa cinéphile…), il se vautre dans une série de déclarations plus vaseuses et idiotes les unes que les autre, dans une sorte de relativisme absolu (chacun sa subjectivité et basta) qui empêche toute pensée sur l’art. Les confusions sont innombrables (entre la possibilité d’éduquer une capacité de jugement artistique et le fait d’imposer un goût, par exemple), les réflexions fleure un anti-élites bon teint, et l’ensemble donne plus simplement l’impression d’un mec en dépression.” Bon, à relire, ce ne sont pas des reproches très précis. Et j’ai quand même gardé le souvenir, à long terme, d’un mec qui avait ce mérite d’attaquer une orthodoxie critique (chro-cahiers-inrocks…), qu’il me semble assez sain d’interroger, quand bien même on y trouve les papiers les plus intéressants. 11 Fév 2017, 14:21
  • Benjamin sur Le cinéma est politique :
    Du coup je me penche sur les écrits de Jullier, par curiosité, c’est quoi qui t’avait horrifié ? 11 Fév 2017, 14:15
  • Benjamin sur Le cinéma est politique :
    Je ne suis pas d’accord avec tout mais en effet sa position mérite attention. 11 Fév 2017, 14:00
  • Tom sur Le cinéma est politique :
    Merci pour le lien ! Ça tombe bien, ça fait un moment que je voulais redonner une chance à Jullier (je ne l’avais vu que dans une interview qui m’avait un peu horrifié, mais la position décalée qu’il a dans le paysage cinéphile et critique français est tellement rare qu’il continue de m’intriguer). J’irai regarder ça ! 11 Fév 2017, 13:50
  • Benjamin sur Le cinéma est politique :
    Oui tu as raison. Ce n’est pas ce que je voulais dire, et surtout pas de réduire le cinéma à du bruit. Ça me ramène à ce que je viens d’entendre et de référencer dans ma sélection de “sites pédagogiques”, la communication de Laurent Jullier sur “ce qu’est un bon film”, et notamment, je crois, les parties concernant les paradigmes cinéphiles et la critique professionnelle. A voir sur le site Le fil des images :http://www.lefildesimages.fr/quest-ce-quun-bon-film/ 11 Fév 2017, 13:41
  • Tom sur Le cinéma est politique :
    Mais c’est justement l’un des défis actuels de l’analyse filmique, je trouve : trouver sinon une méthode (je ne crois pas trop à des manuels d’analyse clé-en-main), du moins une façon d’approcher les films qui fasse que toutes les interprétations ne se valent pas, qu’on ne puisse pas dire tout et son contraire (auquel cas les films ne sont plus de l’art, mais du bruit), qu’on puisse invalider certaines lectures quand elles tordent ou simplifient leur objet pour asseoir leur thèse – et, dirais-je aussi, quand le film devient d’abord un outil au service d’une thèse, quand la démarche d’analyse filmique se fait à l’envers. Mais après oui, une fois ce tri fait je suis d’accord, il y a indéniablement une dimension créatrice et subjective dans l’analyse filmique, et dans la critique, qui en fait la richesse et garde le cinéma vivant (notamment en France ; les textes que je lis venant des USA sont souvent très “fonctionnels” dans l’analyse, mais je ne connais pas grand chose). Je me souviens d’un texte qui analysait Le dernier des hommes de Murnau comme une histoire d’homosexualité, par exemple : c’est pas ce que j’entends en voyant el film, mais ça ne s’y interpose pas non plus comme impossible, ça ne déforme pas le film pour faire passer son interprétation, et au final ça en enrichit indéniablement la vision. Et ça finit par faire partie de l’aventure artistique du film, oui. Un peu comme l’exégèse, qui finit par pleinement se fondre à l’identité des textes sacrés au fil des époques… 11 Fév 2017, 13:03
  • Benjamin sur Le cinéma est politique :
    Je ne connaissais pas cette critique. La table ronde dont il est question a semble-t-il incommodé beaucoup de monde… Je m’identifie assez en lisant son texte à “certains problèmes critiques” rencontrés, mais je me demande si toute personne qui écrit sur le cinéma, qui à sa manière (parfois modeste) réfléchit au cinéma, ne suit pas cet itinéraire plein de questionnements. “des films comme des personnes” : c’est une belle comparaison que tu fais là. Quand on voit combien certains films échappent à l’analyse, qu’il est possible de leur faire dire tout et son contraire, chez Verhoeven par exemple que cite Joudet, je pense aussi aux films de Tarantino (les derniers en particulier), de von Trier ou d’Eastwood (voir combien Sully peut-être complexe alors qu’il n’y parait pas) et ce ne sont que des cinéastes plutôt polémiques, mais on pourrait aussi adopter un autre regard, un autre point de vue, ouvrir de nouvelles perspectives sur le cinéma d’un auteur que l’on croyait connaître par cœur et que l’on estimait dès lors sans surprise. Non pas chaque époque, mais chaque individu éclairant chaque film à sa façon. L’art se régénère, vampire, grâce au regard de l’autre, il est toujours jeune. “des films comme des personnes”, aller vers l’autre, finalement c’est autant une question d’ouverture d’esprit que d’éducation à l’image. 11 Fév 2017, 10:26
  • Tom sur Le cinéma est politique :
    Ah merci Benjamin, ça me fait plaisir ! Et merci surtout de t’être farci tout ce pavé moyennement digeste… L’article est un peu loin de moi maintenant… J’étais effectivement parti d’un fort sentiment de colère vis-à-vis du site, mais l’ensemble a en fait assez vite rejoint des questions plus générales qui me préoccupaient depuis un moment, notamment cette dissociation à la mode de l’esthétique et du sens (comme si la première n’était que l’habit du second), que je rencontre de plus en plus fréquemment chez certains jeunes cinéphiles, et qui m’inquiète pas mal. Je te rejoins sur les problèmes de distance, ça me semble fondamental. On pourrait dire au final qu’il en est des films comme des personnes, avec leurs ambiguïtés, contradictions, leur élans, et les infinies nuances qui font leur personnalité ; et que si l’on peut sans mal étudier les caractéristiques d’une classe sociale, il est absurde, autant que détestable, de venir copier-coller ces traits sur n’importe lequel des individus la composant, de les y réduire – comme si la personnalité d’une personne ne suffisait pas, à elle seule, à transcender et inquiéter la rigidité de telles cases. C’est toujours assez amusant à voir, ramené aux films, sur la filmo d’Eastwood par exemple, et les certitudes qu’on pourrait y projeter, étiquette toute prête à la main : on vient chercher un cinéma de partisan républicain, et on tombe sur “Impitoyable”… Concernant le politiquement incorrect, ça me fait penser à un article de Murielle Joudet qui avait beaucoup fait jaser sur les réseaux sociaux, et qui arrive à formuler en quelques paragraphes ce que j’essaie péniblement de circonscrire en 50 : http://lostwknd.blogspot.fr/2016/10/amorale-par-amour-du-gout.html (bon, pour ce qui est de la Femis et de ce qu’elle en rapporte, je n’en sais rien, l’article est peut-être très biaisé dans sa retranscriptions des faits ; mais les considérations générales me semblent très pertinentes). 11 Fév 2017, 02:56
  • Benjamin sur Le cinéma est politique :
    Mes enfants ! Quel travail ! Et quel travail nécessaire ! Bravo pour ta patience que l’on devine secondée d’une rage d’avoir parcouru toutes ces pages du site en question. J’ai longtemps gardé cet article en favori (il m’a fallu un peu de temps disponible pour y accéder pleinement) et j’ai aussi pris le temps de lire quelques-unes des critiques faites sur “Le cinéma est politique”. J’ai d’ailleurs fait un malaise quand j’ai appris que Gene Kelly était blanc et hétéros à tort ! J’ai aussi assez rapidement pensé que ce qui pouvait être dit des films sur ce site manquait gravement de distance et ne pouvait être pertinent d’aucune manière ainsi appliqué à un seul film, mais pouvait le devenir en revanche en considérant un ensemble (films d’un même réalisateur, d’un même studio, d’une même époque, d’un même pays etc.). De même, ce qui vient également vite à l’esprit, c’est l’absence d’analyse d’images ou de scènes ou de séquences, seuls les scénarios (ou du moins le plus souvent) sont pris en compte. Finalement, le site “Le cinéma est politique” démontre d’une part que le cinéma n’est en rien politiquement correct, félicitons-nous en, et d’autre part (pour reprendre l’idée que tu développes en première partie) que le cinéma est résistance, hourra ! 10 Fév 2017, 22:19
  • Tom sur La Montagne sacrée :
    De toute façon tu rates rien la projection numérique c’est d’la merde. 6 Fév 2017, 12:57
  • Castorp sur La Montagne sacrée :
    Premier cinéma VO à 40 kilomètres. Je dois vivre avec mes contradictions. 6 Fév 2017, 12:47
  • Tom sur La Montagne sacrée :
    Ah bah comme souvent, quand j’aime un film, j’ai absolument rien à dire dessus… T’as plus du tout de cinéma dans ton coin ? 6 Fév 2017, 12:16
  • Castorp sur La Montagne sacrée :
    Je note pour Manchester by the Sea ! J’attends ta critique. Je ne vais quasiment plus au cinéma, donc ce sera sans doute pour dans 6 mois, cela dit. 6 Fév 2017, 11:08
  • Tom sur La Montagne sacrée :
    Hello Castorp, bonne année ! J’ai rejeté un coup d’œil à la scène du coup, mais rien à faire, ça passe toujours moyen pour moi… C’est peut-être un purisme un peu puéril de ma part vis-à-vis de l’imagerie romantique (avec la compétition, on passe en effet à quelque chose de très peuplé et moderne, de très quotidien, de très prosaïque avec cette rivalité sportive et le public) : c’est pas tant le fait de la course à ski que tout l’attirail qui l’entoure, cette cassure dans l’envoutement. D’où cette impression de fétichisme de fana de montagne, dont j’ai du mal à me départir. J’avais déjà eu cette sensation sur le “Piz Palu”, d’ailleurs, avec toute la phase de sauvetage par le ciel, qui de la même façon me semblait mettre le film sur pause pour donner un aspect de la vie des montagnes en spectacle. Après, je suis d’accord sur la maîtrise totale de l’action, c’est juste que j’arrive pas à relier les points concernant le ton, le regard (j’entends pour le côté joyeux, mais la scène est alors pas assez exaltée pour que je fasse le lien). Sinon pour ma part je ressors aussi d’une super séance (en salle qui plus est, ce qui arrive pour tout dire plus jamais) : “Manchester by the sea”, assez impressionnant, si tu as l’occasion de le voir n’hésite pas ! 5 Fév 2017, 03:00
  • Castorp sur La Montagne sacrée :
    Je viens de voir, et je trouve que c’est un des chefs-d’oeuvre du muet et du cinéma tout court. Et je pense, au contraire, que la compétition à ski est un des (nombreux) sommets du film (en terme de réalisation et de montage, ça met la misère à tous les films d’action du 21ème siècle). Elle s’insère parfaitement dans cette première partie faite de joie béate, où l’on s’extasie devant des moutons et des torrents (l’ascension de la montagne par Riefenstahl, c’est beau à se damner), avant de verser dans la tragédie absolue. Je pense que je tiens déjà mon film de l’année. 4 Fév 2017, 23:33
  • Tom sur Midnight Special :
    Bonsoir ! Ce n’est pas un film facile à dépatouiller, non, et c’est pas la première fois que j’ai ce problème avec Nichols (et je vais du coup m’emmêler les pinceaux en essayant de répondre !). Je n’ai pas vu son premier, paraît-il son meilleur… Quand vous écrivez “pas assez adoré”, je me suis demandé en lisant si c’était au sens religieux ou parental, et au fond pour moi tout le problème est là. Je n’arrive pas à me départir d’un certain gêne, tant ce sont à mon sens deux énergies différentes : j’ai du mal à concilier, émotionnellement, ou même logiquement, l’image d’un père qui veut protéger son enfant des souffrances qui l’assaillent, et celle du même homme qui mène le gamin à l’endroit de son destin d’élu, tel le gourou d’une secte… C’est un peu étrange, au fond, parce que sur le papier, le projet est très clair (et le laisser grandir/partir de l’enfant, très sain). Mais quelque chose m’empêche d’y adhérer. Le problème est peut-être simplement que Nichols ne parvient pas à me faire sentir ce que cet autre monde, qui appelle, a de si merveilleux et désirable ; ou encore parce que ce monde semble échapper à toute compréhension des parents, comme si le monde adulte où allait le gamin restait une perspective opaque et terrifiante, malgré tout. Le passage dans les blés, à ce double-titre, me semble vraiment raté ; et j’ai bien du mal, en regardant la lueur briller dans les yeux de Shannon toute sourire au dernier plan, de ne pas voir en lui un fanatique. Et c’est là où l’écart névrosé avec le modèle me semble vraiment problématique, chez Nichols : il y a tant de bienheureux tout sourire, chez Spielberg, qui sont des fanatiques fous furieux sur le papier au moment du happy-end, et que je n’ai pourtant jamais vécus comme tels. 2 Jan 2017, 00:41
  • jsmassart sur Midnight Special :
    Je suis l’auteur du blog que vous mentionnez à la fin de votre article (alphaville60). Tout d’abord merci pour le lien vers mon texte. Le vôtre est aussi particulièrement intéressant, notamment quand vous dites que M.S raconte “l’accouchement d’un messie à travers un encombrant corps aimé”. Je pense que c’est toute l’originalité (et l’ambition) du projet de Nichols: faire une fable SF sur le départ d’un enfant-messie en la racontant du point de vue des parents (et surtout du père). La limite du film vient pour moi du fait que cet enfant n’est pas assez adoré, d’où l’impression, que vous décrivez très bien, d’avoir affaire à un cinéma potentiellement merveilleux et lyrique et pourtant émotionnellement sec, trop retenu ou faisant trop de concession à un public dont il privilégie l’intelligence au détriment du coeur. Mais je ne sais pas, au fond, si on peut le reprocher à Nichols tant ses films ont toujours été dans cette réserve. Bref, je crois que M.S est un film sur lequel je serai toujours partagé. 1 Jan 2017, 23:47
  • Christophe sur Sous les toits de Paris :
    Eric Rohmer a revendiqué son influence au moment de La femme de l’aviateur, Philippe d’Hugues l’encense dès que l’occasion se présente, Paul Vecchiali lui a alloué une excellente place dans son dictionnaire. Que des gens biens (pas des universitaires). 10 Déc 2016, 19:32
  • Tom sur Sous les toits de Paris :
    Hello Christophe ! Mais je suis le premier surpris, TOUT dans ce film est fait pour attiser ma haine. J’ai perdu tout mes repères, encore un peu et je vais aimer Carette. Ça doit être une question de perspective : le folklore chansonnier me hérisse, ce que je connaissais de Clair (Entr’acte) me hérissait, du coup ça pouvait être qu’une grosse surprise dans le bon sens (quoique j’avais déjà vu venir le truc avec “À nous la liberté”, que j’avais aimé aussi). Soyons donc rassurés : maintenant j’attendrai du bon de son prochain et je serai immanquablement déçu. Il est spécialement réhabilité, Clair ? J’ai l’impression qu’il est devenu sub-radar, j’en ai jamais entendu parler pendant mes études (sinon pour le muet dada). 10 Déc 2016, 19:26
  • Christophe sur Sous les toits de Paris :
    Il est intéressant de voir le grand réfractaire au cinéma français que tu es participer à la réhabilitation du plus ringardisé d’entre les cinéastes français (si on compare sa réputation avant et après la guerre): René Clair. Pour ma part, je fais partie des détracteurs de ce que j’estime comme une vieillotte fantaisie en toc mais je comprends très bien ton éloge. 10 Déc 2016, 19:00
  • Tom sur Notes sur les films vus #10 :
    Ah écoute je sais pas, ça m’a vraiment frappé, surtout que c’est quelque chose que j’avais jamais eu à reprocher à Mann jusqu’ici. Je crois que la maîtrise plastique (au sens “grand traitement pour grand sujet”) m’agace presque plus que la pompe du scénar (avec ce propos didactique qui va se nicher jusque dans les scènes romantiques)… Mais il y a aussi des ratés narratifs, je trouve, par exemple concernant l’avocate : trop peu combative ou empêchée, elle peine à faire exister un duo motivant (on oublie bien vite que deux exclus font alliance), ce qui n’aide sans doute pas beaucoup : le fatalisme tragique dont tu parles, je le ressens du coup un peu comme une convention imposée (quand est-ce que l’avocate ruse, combat ? Quand est-ce qu’elle est forte ?). Après je ne jette pas le film, ça se défend très bien, je trouve le dernier tiers très convaincant notamment. Et tu as raison pour “La flèche brisée”, ça relativise tout de suite l’échec de Mann (film vu il y a une éternité au Lycée, j’ai peu de souvenirs, mais je me souviens que je trouvais déjà le propos surligné !). 6 Déc 2016, 18:23
  • Christophe sur Notes sur les films vus #10 :
    Tu es dur avec La porte du diable…Théâtral, je veux bien mais il me semble que le contexte est suffisamment complexe (l’Indien est également un soldat américain d’où dilemmes etc) et le traitement suffisamment habile pour qu’on évite l’univocité d’une démonstration. Il me semble que La flèche brisée est plus “démonstratif”, plus dans l’expression d’un message, tandis que dans La porte du diable, ce qui intéresse ce grand shakespearien de Mann, c’est le déroulement d’une situation tragique. 6 Déc 2016, 14:43
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #10 :
    I’m too old for this shit. 4 Déc 2016, 23:17
  • Tom sur Notes sur les films vus #10 :
    Ah :-) Ça veut dire “trop” en langage net-préado (“kro mignon”). 4 Déc 2016, 22:58
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #10 :
    Je voulais savoir ce que tu entends par “kro”, parce que ça m’évoque Kronenbourg. 4 Déc 2016, 22:54
  • Tom sur Notes sur les films vus #10 :
    Mmm, le gore réaliste (en opposition au gore grand-guignol, qui a un peu disparu) ? “Gore” est un mot trop fort, peut-être. Disons : une figuration de l’horreur qui va de pair avec le combo “réalisme / froncement de sourcil” qui caractérise pas mal de gros films récents (mais évidemment, là quand j’en ai besoin, je n’ai pas d’exemple précis de films en tête…) Il y a en tout cas souvent chez Burton une familiarité avec l’horreur qui me frappe, et qui me rappelle à chaque fois la diversité des approches possibles, qu’on a un peu perdu pour un panel limité de conventions (sécurité de l’imagerie inoffensive, flashs d’horreur réaliste, etc). Je me rappelle que ça m’avait frappé devant “Sweeney Todd” (film pourtant assez mauvais) : l’impression que tant de réals se la jouent par une horreur plus réaliste, qu’ils ont fini par banaliser même pour le spectateur flipette que je suis, alors que chez Burton l’égorgement a tout son poids. Un peu l’impression que lui “sait de quoi il parle”, et qu’il enterre ses concurrents en quelques images, qui viennent sans doute d’un vécu personnel assez noir (et d’une histoire intime et riche avec le cinéma de genre). C’est une affaire de rapports, je suppose, plus que de surenchère, ça se loge dans les détails. Par exemple, dans “Miss Peregrine”, le passage avec le cœur qu’on donne au gamin alité. L’organe est assez repoussant, organique, mais on l’enfouit sous une chemise propre et repassée, qu’il ne tâche aucunement de sang. Cette cohabitation entre une figuration réaliste/théorique, dans un geste contre-nature filmé avec naturel par quelqu’un qui ne s’en émeut pas, crée un malaise assez fort, chez moi en tout cas. 4 Déc 2016, 22:47
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #10 :
    C’est quoi le “gore kro sérieux” ? 4 Déc 2016, 19:47
  • Tom sur Notes sur les films vus #9 :
    Oui je vois. Mais au fond c’est pas tellement cette ligne droite et sans accident qui me gêne (d’ailleurs un film sans drame m’aurait tout à fait plu), que le fait que cette linéarité se marie à la parabole en question. Les deux ensemble, ça donne un truc assez programmatique (“quelle est la prochaine étape”), ça fait perdre au film beaucoup de mystère. 20 Août 2016, 10:22
  • Martajns sur Notes sur les films vus #9 :
    Sur La tortue rouge : La linéarité du film est un parti pris tellement assumé que personnellement elle m’a plutôt séduite. Il y a même une certaine beauté à ne plus attendre un enjeu, fût-il minime : par réflexe, le spectateur guette au début sinon une menace, du moins une tension dramatique de la part de l’île, tension qui ne viendra pas (à la vague exception de la chute dans la cavité). Je reprocherais plutôt au film de s’être trop accroché, coûte que coûte, à un récit narratif épousant à tout prix les étapes de la vie humaine. Finalement l’île ne devient plus qu’un décor. L’onirique ne décolle pas vraiment en tant que tel, il reste toujours métaphorique. Et l’aventure sensorielle promise par les premières séquences – tant que l’homme est seul – reste malheureusement à l’état de promesse… 19 Août 2016, 23:45
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #9 :
    @Castorp C’était une petite pique pour rire en mode monomaniaque. 3 Août 2016, 23:39
  • Tom sur Notes sur les films vus #9 :
    @ Déjà-vu : je me demandais encore si quelqu’un les utilisais… Il va sans dire que je suis outré que tu puisses découvrir ces articles sans leur mise en page (ce rectangle blanc, c’est tout un travail). @ Castorp : en fait j’aurais pas su te dire non plus, donc c’est très bien comme ça, le hasard fait comme il veut ! 3 Août 2016, 19:45
  • Castorp sur Notes sur les films vus #9 :
    @Déjà-vu : Je voulais garder Tom pour moi. Je ne remercie pas Cantal d’avoir tout gâché. Plus sérieusement, je ne savais si Tom souhaitait qu’on partage l’adresse ou pas, donc voilà. 3 Août 2016, 17:33
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #9 :
    Oh tu sais les flux RSS c’est très internet 1.0 ! On se sert d’un agrégateur de fils (appli, site ou navigateur) et ça se présente un peu comme une boîte mail, le plus souvent le texte est isolé donc ça facilite la lecture. 3 Août 2016, 15:38
  • Tom sur Notes sur les films vus #9 :
    Déjà-vu, salut ! Et ben dis-donc en ce moment c’est ma fête ! Alors moi j’ai jamais utilisé les flux RSS, je ne sais pas trop comment ça fonctionne (ça te fait une alerte ?), mais tant qu’à faire, un conseil de grand névrosé : ne pas lire les articles dès que je les ai postés, car quoi que j’essaie de faire en amont, je me retrouve toujours à les modifier des dizaines de fois dans les journées qui suivent leur parution, histoire qu’ils soient un tant soit peu lisibles… 2 Août 2016, 16:17
  • Déjà-vu sur Notes sur les films vus #9 :
    Salut Tom ! J’ai découvert récemment que tu officiais ici, je ne remercie pas Castorp de me l’avoir caché (Castorp, si tu me lis). J’ai ajouté ton blog à mes flux RSS donc je le lirai dorénavant. 2 Août 2016, 15:39
  • Tom sur Beetlejuice :
    C’est plus libre, oui (quoique le côté vaguement “punk” du film est peut-être un peu daté, en un sens). J’aime bien “Edward”, mais sans passion, il vieillit effectivement pas forcément bien : avec le recul ça fait “petit Burton illustré”, petit digest de la filmo à la poésie un peu surlignée ou affectée (quand c’est pas forcément le cas dans ses autres films)… Je l’avais découvert relativement tard, et à l’époque il m’avait déjà pas remué des masses. 20 Juil 2016, 22:28
  • Tom sur Now and Then, Here and There :
    Dregryse ! Hello ! Et bien oui, c’est un peu pour ça que je n’insiste pas : j’ai bien conscience que tous ces anime et films, c’est aussi un cinéma à archétypes, et j’ai très peur d’être saturé à force, comme tu dis. Du coup je me les réserve comme de petits cadeaux égrenés d’une année à l’autre (surtout que les films, au final, il n’y en a pas tant que ça). “Evangelion” j’essaierai du coup, même si le côté mécha est jamais ce qui m’a le plus attiré dans les DA japonais… Mais je doute d’être blasé par contre, j’ai encore vu trop peu de choses. 20 Juil 2016, 22:25
  • Mr Degryse sur Beetlejuice :
    Si le film a vieilli visuellement parlant, je trouve que ce film de Burton vieillit bien moins que Edward aux mains d’argents d’un point de vue thématiques 20 Juil 2016, 15:32
  • Mr Degryse sur Starship Troopers :
    Bon texte 20 Juil 2016, 15:24
  • Mr Degryse sur Now and Then, Here and There :
    Très bon souvenir de cet anime vu durant ma période orgiaque en anime japonais. Puis j’ai saturé grave. Pour Evangelion, curieux de voir si cela plairait encore. la série a engendré tellement de copies……. Je me souviens surtout de design des mecha 20 Juil 2016, 15:22
  • Tom sur Ma Loute :
    Sans trop savoir pourquoi, la farandole finale sur la plage m’évoque d’ailleurs aussi la caricature, ou quelque chose de l’ordre des représentations pamphlétaires populaires. Le reste de ce que tu décris, je vois sans réellement en être marqué (c’est vrai que c’est bizarre cet aller-retour de la bourgeoisie donc tu parles, leur réunion finale comme si rien ne s’était passé, c’est en effet plus complexe qu’un jeu de massacre allant tout droit sans ciller). 18 Juil 2016, 00:16
  • Benjamin Fauré sur Ma Loute :
    En lisant ton texte et en repensant à cet excellent film (je ne connais encore rien ou si peu de Dumont, Camille Claudel 1915, Quinquin et maintenant celui-ci), il me vient à l’esprit les caricatures de Daumier. Et puis d’une part, ce gros qui devient léger, cette bourgeoise évacuée qui redevient centrale après le miracle de l’élévation, cette beauté qui a tout du sphinx… Et d’autre part consanguinité des uns et cannibalisme des autres qui entraînent tout ce beau (et très vilain) monde dans un engloutissement prochain, confèrent à la société décrite par Dumont un caractère à la fois indéfinissable, une magnifique imprécision, et l’état parfaitement incurable d’un crevard. 17 Juil 2016, 19:41
  • Tom sur Ma Loute :
    Ah là-dessus je suis d’accord, j’ai toujours retrouvé avec plaisir cette forme un peu impériale chez Dumont (de ceux que j’ai vus, en tout cas) qui le sort tout de suite du petit cercle naturaliste français… Bon, ça dit aussi un peu la sentence et la pompe de ce cinéma, mais je préfère ça à une approche terne. 13 Juil 2016, 21:01
  • Strum sur Ma Loute :
    Bonjour, Tout n’est pas réussi dans ce film, mais son mélange de comédie italienne tendance “affreux, sales et méchants” (les outrances viennent de là ) et de mysticisme (le personnage de Billy, étranger qui relie deux mondes, appartient au domaine de la mystique – c’est un film qui commence en mystification et finit en mystique) ne manque pas d’attrait. Et puis la photo est belle, et Dumont n’a pas perdu son talent de composition du cadre ; c’est un des rares réalisateurs français actuels possédant ce talent et ce goût de la belle image. J’en ai dit quelques mots sur mon blog. 13 Juil 2016, 18:00
  • Tom sur Ma Loute :
    Bonjour Thibault ! Ce que tu dis m’intéresse, mais je n’arrive pas vraiment à le sentir dans le film lui-même. Je crois voir ce que tu veux dire pour le carnaval, mais je ne sens par contre pas réellement ce qu’il creuserait ici (je n’ai pas l’impression d’atteindre une vérité, fut-elle grotesque, des personnages – du moins côté bourgeois). J’ai du mal à voir ce qui est exacerbé au-delà des tares conventionnellement rattachées à la bourgeoisie, au-delà de cette couche satirique superficielle justement (sauf peut-être à la limite chez Valeria Bruni Tedeschi, dont le jeu, bien qu’outré, est empreint de contrition et de douleur). A moins qu’il faille juste ici se concentrer sur le côté “pantin”, sur l’absurdité, mais je trouve tout ça un peu faible. Peut-être la scène dont tu parles dans “Camille Claudel” parviendrait à mieux me faire voir cela dans “Ma Loute”. Après, que ce soit plus touchant et remuant que l’austérité de sa filmo précédente, j’ai aucun mal à le croire (je trouvais pas ça follement profond non plus, bien que j’aie pas tout vu). 11 Juil 2016, 09:22
  • Thibault sur Ma Loute :
    La scène révélatrice de Camille Claudel c’est celle du spectacle des fous qui engagera les films suivants de Dumont dans cette veine comique et ce devenir carnavalesque. Le carnaval, c’est pour moi la clé d’entrée, celle qui permet de voir ici que la satire politique n’est qu’un moyen pour creuser sa question de l’être (le blog que tu cites n’a pas saisi le but du film ou le prend trop au premier degré). Ici, l’exacerbation et le grossissement (et ça touche aussi bien la romance) sonne paradoxalement assez juste. J’ai vécu ce petit théâtre assez intimement alors que la grande âpreté d’autres Dumont me mettait un peu à l’écart. 11 Juil 2016, 08:59
  • Tom sur Ma Loute :
    Mais carrément, ça m’a frappé aussi ! C’est exactement ça, un amour de la phrase-gag qui claque, et du jeu très caractérisé qui va avec… Au final, le retournement de Dumont (son passage à la comédie) a peut-être moins fait événement dans sa filmographie, qu’il n’en a révélé ce qui couvait sous la surface : la misanthropie, la fascination pour le peuple en tant que phénomène de foire, et cette focalisation sur le dialogue donc (que ce soit en l’occultant sciemment auparavant, ou en l’auscultant trop ensuite…). Tu as vu “Camille Claudel 1915” ? Il m’intrigue. Dans cette transition entre ses deux “périodes”, j’ai l’impression qu’il pourrait offrir une respiration entre ces deux systèmes très fermés. 11 Juil 2016, 02:06
  • Chow sur Ma Loute :
    Excellent texte. Sinon il est amusant de voir que Dumont se révèle, peut-être à son corps défendant un excellent dialoguiste “à l’ancienne”, comme un surmoi qui se découvre. On peut retourner dans “L’Auberge Rouge” avec lui, il faudrait presque qu’il assume quelque chose :) 10 Juil 2016, 20:12
  • Tom sur La Cible humaine :
    Bonjour ! Oui, c’est mon premier Henry King, et ce côté sec, ou sobre, m’a vraiment frappé (quelque chose qui m’évoque l’ultra-précision de Ford, mais sans le lyrisme ou la mélancolie). Pour le classement, ça tient moins à l’effort qu’à de la maniaquerie pathologique, mais si ça peut servir à quelque chose et bien tant mieux :-) 8 Juil 2016, 16:41
  • Strum sur La Cible humaine :
    Bonjour, j’aime beaucoup la sécheresse et l’unité narrative de ce western de King, qui l’apparente au théâtre. Sacré effort de classement sur votre blog. Strum 8 Juil 2016, 15:03
  • Tom sur Notes sur les films vus #8 :
    \o/ (et toi bientôt tes neufs ans, est-ce que tu le vis bien ?) 5 Juil 2016, 15:05
  • Christophe sur Notes sur les films vus #8 :
    bah de rien! 5 Juil 2016, 12:28
  • Tom sur Deux hectares de terre :
    Bah je l’ai peut-être sur-vendu aussi, du coup. Tu me diras ! (Je me rends compte en passant que c’est le premier film indien de la période que je vois sans personnage secondaire comique – il me semble. C’est bizarre car d’habitude je les trouve horripilants et pesants, ils ne me font pas rire du tout, mais cette absence de mélange de tons est peut-être aussi, finalement, ce qui me manque ici). 2 Juil 2016, 02:21
  • Castorp sur Deux hectares de terre :
    Après, je me demande dans quelle mesure mon amour pour ce film ne découle pas du choc de la découverte du cinéma indien, de sa proximité viscérale avec son sujet, loin de la dramaturgie souvent distante du cinéma occidental. Rien ne dit que je ne le revoie pas à la baisse après en avoir découvert d’autres. Madhumati, ça a l’air trop bien. 1 Juil 2016, 23:27
  • Tom sur Deux hectares de terre :
    Heeey Castorp, content de te croiser ici ! Et bien voilà, Roy aura au moins servi à ça. J’avais bien lu ta critique, qui m’avait poussé à regarder ce film traînant depuis un bail sur mon disque dur… Un mois plus tard, je ne sais pas trop à quoi tient exactement ma gêne, je n’ai pas vraiment réussi à élucider ce qui me repoussait. Car édifiants sur des questions d’injustice ou de pauvreté, la plupart des films de la période le sont, finalement, y compris ceux que j’adore. Je me demande si ça ne tient pas ici d’un mariage dysfonctionnel avec le néoréalisme, que le film de Roy importe de manière assez explicite, sans pourtant en garder une des propriétés profondes : l’aléatoire du réel, le fait que les choses arrivent ou pas, sans forcément avoir de sens, que les personnages se retrouvent trimbalés dans des événements contraires à tout idée de fatalité (jusque dans “Le Voleur de bicyclette”, que j’aime pourtant peu : c’est un film tout en lamentations, qui met en lumière une misère sociale, mais il ne démontre rien). Dans le film de Roy, le côté logique et justicier, marié à cette réalité visuelle concrète de la pauvreté (qui ne pose plus aucune distance, aucune abstraction), charge un peu trop la barque pour moi, ça fait double-effet, insistance, le beurre et l’argent du beurre (la fin est justement typique de la convergence de ces différentes armes, de ces différentes approches : la constatation du déracinement avec la poignée de terre symbolique + l’air de chien battu collé au grillage + un mec qui vient leur dire de se barrer… Rien ne désigne alors plus cette dignité perdue ni ne nous permet d’avoir un recul vis-à-vis d’elle, pour nous comme pour les personnages : je suis gêné pour eux, à ce moment-là). C’est du moins comme ça que je comprends mon partiel rejet du film, dont j’attendais de toute façon beaucoup trop après avoir vu “Madhumati” – mais peut-être c’est celui-ci qui, chez toi, ne passera pas ! 1 Juil 2016, 15:57
  • Castorp sur Deux hectares de terre :
    Le film qui me hante depuis que je l’ai vu, et qui me permet, par recherche Google sur Roy interposée, de retrouver ta trace. C’est trop bien, le cinéma indien. Je retrouve bien ton rejet du naturalisme dans ce que tu reproches au film, ta critique ne m’étonne donc pas vraiment. Si je suis d’accord avec toi pour dire que Roy en fait un peu trop dans sa démonstration (trop de péripéties misérabilistes, mais auxquelles il donne tout de même une dimension quasi-religieuse, ce qui fait que ça passe finalement assez bien), il n’empêche que j’aime beaucoup la toute fin, qui, comme tu le dis, vole sa dignité aux personnages. Mais justement, cette scène répond à la somptueuse danse de la pluie et de la terre, en tout début de film : elle raconte qu’en rompant le lien avec la terre, en coupant le paysan de son essence, on lui retire aussi sa dignité, puisque tout ce qu’il peut encore par la suite, c’est faire la course à l’argent. Il me semble que c’était la seule fin possible, justement. Donc voilà, le film vieillit vraiment bien chez moi, même s’il manque parfois de subtilité. Mais son énergie vitale et sa force de conviction inébranlable en font un très grand film pour moi, une de mes découvertes majeures de l’année. 1 Juil 2016, 13:37
  • Tom sur Notes sur les films vus #7 :
    Hey, Benjamin ! Je n’ai pas vu le Depardon, malheureusement. Mais pour rebondir sur ta remarque, là est peut-être mon gros regret sur “Fatima” : si j’aime aussi beaucoup le côté “écrit” du film dans ses dialogues simples, élémentaires, calmes, je trouve que Faucon n’arrive pas vraiment à faire quelque chose de ce que Fatima écrit elle-même sur son cahier, à le faire bien dialoguer avec le film. (alors que si j’ai bien compris, le film est inspiré de ces écrits). 18 Juin 2016, 12:21
  • Benjamin Fauré sur Notes sur les films vus #7 :
    Une remarque sur Fatima, j’ai aussi eu peur du film didactique sur la première scène. D’autant que j’ai vu ce film sans le vouloir complètement. Finalement il m’a semblé très juste dans sa description, très soignée, où tout semble très justifié (un peu trop peut-être ?). Zita Hanrot est en effet pleine de lumière. J’apprécie la place laissée à l’écrit dans ce film. Étonnamment on retrouve dans les Habitants de Depardon, cela me revient maintenant, un couple mère-fille qui évoque les études de médecine, la spécialisation et le déménagement à suivre, comme si Fatima et sa grande fille avaient été invitées et étaient montées à leur tour dans la caravane du photographe. 18 Juin 2016, 12:00
  • Tom sur Now and Then, Here and There :
    J’irai voir avec plaisir, pour la simple raison qu’il reste me reste plus beaucoup de films animés japonais à découvrir… Ils sont pas si nombreux (ça me fait penser qu’il faut que j’aille voir celui dont tu fais la pub sur ton blog !). Pour les séries actuelles, je connais rien malheureusement… Je n’ai que deux titres en tête, que je ne conseillerais pas vraiment bien qu’ils furent très plaisants à voir, que j’ai eu au boulot : “Seraph of the End” et “Arslan”. Ils m’avaient frappé parce que je les avais d’abord vérifiés sans sous-titres, et que je comprenais pourtant absolument tout ce qui se passait (les enjeux, les rebondissements, les ressentis de chacun – au point qu’en revoyant la série sous-titrée, je trouvais les dialogues en trop) : j’ai vraiment été frappé par ce savoir-faire narratif de la mise en scène, que j’avais un peu oublié – d’ailleurs après j’avais du vérifier un épisode de “Braquo” pris en cours de série, en français sous-titré français, et je ne comprenais rien à ce qu’il se passait, c’était un beau CQFD :-) Bref, tout ça pour dire que ces deux séries sont agréables, mais n’ont rien de brillant : un savoir-faire uniquement lié à des automatismes, reposant sur des archétypes (de persos, de situations) utilisés tels quels, les réals sont interchangeables (par ailleurs, c’était deux adaptations très littérales, case par case, de mangas connus). Donc ça doit relever de la production commune, pas de bonnes adresses particulières. 4 Juin 2016, 10:15
  • Chow sur Now and Then, Here and There :
    Ah oui c’est vrai que ça avait été évoqué dans la discussion “Patema”… Pour la musique, mince, j’avais mis ce morceau en fond sonore pendant que j’écrivais mon commentaire justement! Je te conseille quand même la série d’origine d’Evangelion, c’est un temps fort. Il y a eu une période où je regardais beaucoup de séries d’animation japonaises, c’est n’est plus du tout le cas maintenant, je ne sais même pas vers quoi me diriger d’ailleurs dans le paysage actuel… 4 Juin 2016, 09:02
  • Tom sur Now and Then, Here and There :
    C’est justement grâce à toi (et Art et Castorp, dans la discussion “Patema”) que j’ai connu cette série ! D’ailleurs, à la réflexions, les considérations de l’article sur les rapports au reste de l’animation japonaise sont des supputations, car j’en ai vu presque aucune série (pas vu, notamment, les deux que tu cites). Je suis content en tout cas que tu parles de surplace pour celle-ci, ça rejoint complètement cette sensation de minimalisme ou de drame en chambre, de pourrissement de la situation (qui est peut-être aussi celui des codes vus et revus), face auquel le héros vivant, qui imagine un futur, dénote fortement. Et tout à fait d’accord sur la mélancolie post-adolescente. C’est même quelque chose que je rapporterais plus généralement à la japanimation en général, qui a ce rapport très pur au lyrisme triste, à la gravité, mais aussi aux perspectives infinies de cet âge-là, que je ne retrouve dans presque aucune autre cinéma au monde. La musique, je suis partagé. Il y a des choix que j’adore (la musique du générique début, tellement absurde, ou encore le thème héroïque qui parvient à ne pas être tout à fait ironique…), mais il y a aussi des automatismes vraiment pesants, comme le thème lyrique (celui-là : https://www.youtube.com/watch?v=e3vaGByEfBM&list=PLEa2MuwHe13i8L_lG_cyPFgrw2Pi77xjh&index=1) qui a cette mollesse typique des compositeurs d’OST japonais quand ils vont chercher les violons occidentaux… Pour le coup, ce sont des moments où je trouve que la série ne travaille aucun recul, ça rend certaines scènes (notamment celles de confrontation avec Sarah) assez plates. 4 Juin 2016, 00:16
  • Chow sur Now and Then, Here and There :
    Ton texte me ramène plus de dix ans en arrière et vraiment dans un “Autre monde”, pour reprendre le titre français! J’avais découvert cette mini-série après l’originale d'”Evangelion” (déjà plus ancien), et à peu près en même temps que “Berserk” je crois, qui s’attaquent aussi à des genres et représentations bien creusées dans l’anime et le manga, et à bien d’autre références cinématographique… On y trouve également, pour se rapprocher de ce que tu évoques ,un effet de saturation absurde (mais aussi mélancolique), un lyrisme par moment empêché et une difficulté à envisager la conclusion assez remarquable. Cela sied bien à certaines émotions de l’adolescence et de la post-adolescence finalement je trouve. Je dirais qu’il y a quand même (dans mon souvenir,…mon coffret me fait de l’œil sur ma bibli là) une sensation d’unité dans “Now and Then, Here and There” assez rare au final, plus chapitré et répétitif que feuilletonnesque: la série joue clairement d’une sorte de “sur place” maladif malgré son énième monde parallèle, même s’il est effectivement difficile de toujours saisir ce qui motive cette orientation, ce qui se cache derrière. Car il y a aussi de l’envoutement dans mon souvenir… La musique de Taku Iwasaki est superbe. 3 Juin 2016, 23:16
  • Tom sur Notes sur les films vus #7 :
    Yo ! Je ne prétends pas avoir une idée très générale du mélo de la période, et je ne me posais effectivement pas la question, n’en ayant jamais vu jusqu’ici sans cet arrière-fond (je ne connaissais pas les films dont tu parles, donc). Après je n’ai pas vu grand chose (ou en tout cas : pas de beaucoup de réals différents), et dans ma tête je l’associe par ailleurs pas forcément seulement à Hollywood : je retrouve aussi pas mal de ça dans le muet danois. Pour le René Château, je ne pense pas que tu partages mon allergie au cinéma français d’alors : ça pourrait donc te plaire, car il y a du métier et des idées, c’est pas torché du tout. Au vu de la cata qu’est “Wild Horses”, je suis surpris de découvrir que les anciens films de Duvall sont estimés. Luciana Pedraza, je suis content que tu confirmes (bon sa beauté je laisse chacun juger, mais sur le reste !), car sur le coup je me demandais si je sauvais pas un truc du film juste par pitié… 29 Avr 2016, 20:47
  • Christophe sur Notes sur les films vus #7 :
    Je n’ai pas vu le puritain Children of Eve mais apparemment, tu n’as pas vu le délirant The mystery of the leaping fish ou le rousseauiste The half-breed: il faut faire attention à ne pas généraliser trop vite sur le cinéma américain circa 1915 qui me semble d’une richesse extraordinaire. Je me réjouis d’apprendre la sortie prochaine du DVD du Roi des resquilleurs chez René Chateau. Je ne savais pas que Robert Duvall avait réalisé un nouveau film. Ce que tu en dis m’attriste d’autant que ça a l’air corroboré par la presse. La beauté argentine de Luciana Pedraza était pourtant un des atouts de Assassination tango, film en -eçà du formidable Prédicateur mais quand même honorable dans mon souvenir. 29 Avr 2016, 16:54
  • Tom sur Cemetery of Splendour :
    Disons que je ne sens pas ces “sorties du film”, peu harmonieuses chez moi, comme le résultat d’un processus très maîtrisé (je ressens pas une émotion très précise, quoi > ça c’est de l’argumentation !). Mais je vois ce que tu veux dire. La solution dont tu parles, c’est concernant la jambe de Jenira ? J’ai lu, oui (je trouve ça très bien vu, d’ailleurs, ça recoupe bien avec le choix d’une blessure cachée aux regards, dont le personnage s’accomode, qui vit avec, mais dont elle souffre profondément sous le quotidien). Désolé d’ailleurs de ne pas commenter tes posts en retour, je n’ai pas pris ce réflexe… Merci pour le compliment en tout cas ! Ayant peu lu sur le film, sinon le dossier des Cahiers, je ne sais pas trop ce qu’il en est des débats du net. Quant à voir Weerasethakul partir… ça me fait un peu peur, pour tout dire, tant le passage par Paris semble avoir été une étape de calcification de pas mal de filmographies étrangères. 20 Mar 2016, 23:21
  • Benjamin sur Cemetery of Splendour :
    J’entends parfaitement “l’embarras” que tu décris là (et il y a aurait peut-être complaisance en effet à ce genre d’effet s’ils venaient à se répéter ; quoique je me demande ce qu’ils pourraient devenir, la transformation de ce genre de plans en d’autres contrées et sur d’autres sujets -on comprend à lire les propos du réalisateur qu’il quitterait la Thaïlande pour son prochain film… pour l’Occident certainement, la France probablement, mais ce pourrait être ailleurs). Tu es peut-être aller voir sur mon blog la solution trouvée, même s’il n’y a guère plus que ce que j’ai ci-dessus noté. Enfin… permets-moi tout de même de relever ce que tu écris, “car il a plutôt tendance, alors, à me sortir du film” parce que c’est bien ce que je dis et l’intention que je prête au réalisateur, des plans qui nous sortent de notre torpeur (et pour reprendre une idée esquissée chez moi, comme des sorties possibles au labyrinthe qui nous enferme). Sinon, parmi le sites amateurs fréquentés, il n’y a que sous ces “Mers très très profondes” que j’ai pu trouver quelque chose sur Weerasethakul. A la surface, rien de bien visible, ni de très intéressant. 20 Mar 2016, 16:59
  • Tom sur Cemetery of Splendour :
    Yo Benjamin ! Mon embarras devant ce passage, qui m’interroge, ne veut pas forcément dire grand chose : après tout, la scène n’est pas si illogique que cela dans un film de plaies à panser, de douleurs endormies, etc. Par contre, je n’opposerais pas la torpeur du film et ce genre de moments, qui me semblent plutôt venir comme le résultat d’un long glissement visant à les faire accepter (par exemple, ici, dans les manières suaves de la medium tout au long de la scène qui précède). Et j’avais alors, devant l’écran, ce sentiment moins agréable de voir une version 2.0 de ces ruptures satisfaites qui ont fait l’académisme d’un certain cinéma d’auteur (du style : un long plan fixe, puis soudain un personnage se tranche les veines ; un dialogue calme, puis soudain le personnage caresse sa sœur…), simplement mis à la sauce Weerasethakul qui en lubrifie l’avènement, et justifiés par la revendication à la bifurcation libre. Du coup, n’arrivant pas à investir le moment (ce que ça résoud émotionnellement ou narrativement me semble bien flou, si ce n’est artificiel), j’ai un peu du mal à l’accepter juste parce qu’il me désarçonne (car il a plutôt tendance, alors, à me sortir du film). Encore une fois, je ne rejette pas forcément cette scène comme une erreur évidente, un truc à supprimer pour que le film soit meilleur, une faute de goût… Mais elle m’interroge sur la complaisance qui pourrait venir envahir cette filmo, si elle prend une mauvaise pente. Pour le passage du salut au cinéma, c’est très court : de souvenir, le plan arrive au début de la scène contemplative où les lumières des malades deviennent rouges, et que l’écran se colore d’un filtre rouge à son tour, alors qu’on voit des vues de la ville. 20 Mar 2016, 13:23
  • Benjamin sur Cemetery of Splendour :
    “Prompt à agréer tout et son contraire”, à mes yeux cela fait parti du projet que ces choses triviales ou stupéfiantes… Je ne suis pas à trouver “beau” cette scène presque dérangeante, en tout cas curieuse (assez peu fétichiste comme ce serait le cas avec Lynch je crois) où Jenjira se fait lécher la jambe (contrairement à ce que je lis dans tel ou tel papier, pour le coup ce sont les critiques que je trouve curieux à réagir par l’emballement ou l’admiration devant ce moment), mais Weerasethakul place là un grand trouble. Jenjira pleure et on ne comprend pas pourquoi, ni ce qu’elle ressent ni ce à quoi elle croit (son rapport avec la médium). En revanche, ces moments sont pour moi totalement libres et tendent justement à nous sortir par l’étonnement, par le trouble suscité, de la torpeur dans laquelle tout le film nous entretient. Ce “procédé”, je le rattache alors volontiers au propos politique du film et par conséquent à la réaction même voulue par le cinéaste, fatigué de son pays et du cercle vicieux duquel il ne sort plus. Qu’une liberté provocante ou provocatrice sorte la population de sa torpeur… Si Weerasethakul avait cette intention toutefois, cela ne serait qu’un vœu pieux puisque le film, d’après ce que je lis, n’a pas été diffusé en Thaïlande. Une dernière remarque, tu fais allusion au salut debout dans le cinéma mais je ne l’ai pas vu sur le dvd. A priori tu as vu le film en salle et je me demande si les deux versions sont les mêmes… ou si je me suis assoupi sur ce bref passage… 19 Mar 2016, 15:46
  • Tom sur Les Proscrits :
    Oui, y a un caractère d’évidence qui met tout le monde d’accord là je crois… J’aime bien La Charrette fantôme, mais c’est sans commune mesure. 20 Fév 2016, 01:16
  • Christophe sur Les Proscrits :
    ha! tu vois! 19 Fév 2016, 16:55
  • Benjamin sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Mais oui Donzelli fait des choses très librement et expérimente joliment (légèreté, poésie, audace dans Marguerite et Julien) et pourtant la critique est assassine. Son cinéma grave et fantaisiste à la fois a très largement sa place sur nos écrans mais il semble que ce soit au spectateur de faire l’effort d’aller vers lui , peu de demandes, peu de copies, peu de temps à l’affiche. C’est dommage. Enfin, tu me diras à l’occasion ce que tu en as pensé. 12 Fév 2016, 14:06
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Bonjour Benjamin ! Le cinéma Reaganien je le découvre à peine, il m’intrigue pas mal dans ses ambiguïtés (même sensation devant “Total Recall” il y a pas si longtemps) – de manière générale, j’ai longtemps fait l’impasse sur les années 80, je les redécouvre peu à peu. “The Great circus catastrophe”, je l’adore malgré ses imperfections, mais l’image le survend peut-être un peu (le plan semble très “abstrait”, alors qu’il est légitimé par la situation). Pour “Inherent Vice”, oui, l’image vient directement du film – je ne saurais plus te dire s’il y a d’autres superposition du genre, mais c’est assez représentatif du flow assez doux qui le caractérise ! De ton top, dont j’ai peu vu, j’aimerais surtout rattraper “Marguerite et Julien”, que j’ai bêtement délaissé à sa sortie à cause de l’acharnement critique (sales réflexes de spectateur conditionné…), malgré une BA intrigante à qui j’aurais du faire confiance. 10 Fév 2016, 12:28
  • Benjamin sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Très bon top… certainement… dont je n’ai rien vu d’autres que le bien Reaganien Rambo. Et tant d’images déjà fascinantes (the Great circus !). De même, sans vouloir du tout amoindrir la portée de ton texte introductif avec lequel je partage quelques idées et qui d’ailleurs m’amuse bien, je suis aussi subjugué par l’image qui figure en tête de page, est-ce un montage ou un fondu enchaîné du film d’Anderson ? Inherent vice qu’il me faut voir au plus vite et donc absent de mon propre classement, très imparfait en vérité, mais n’est-ce pas là le cas de toutes nos listes… 10 Fév 2016, 10:18
  • Tom sur Le Fils de Saul :
    On est pas forcément en désaccord en fait : je te rejoins sur l’immensité de ce que convoque l’obsession de Saul (je ne trouve pas du tout que ce soit un argument de récit faible, c’est un socle plus que suffisant pour tout un film). Par contre je trouve que Nemes, après avoir trouvé à cette idée sa juste forme, n’en fait finalement pas grand chose sur la longueur, qu’il se contente un peu de ce que ce collage premier (l’attitude de Saul VS le contexte des camps) va évoquer tout seul. Comme si on jouait exactement la même note tout le film (que Saul joue la même note, oui, c’est justement ce qui en fait un personnage fort, mais le film ?). J’aurais aimé, je crois, que Nemes assume un peu plus ce que son dispositif peut évoquer (c’est en ça que la fin me plaît : tout d’un coup, elle creuse une piste qui était là en puissance), or j’ai l’impression que par peur de fauter, il reste crispé pendant 1h40 sur son geste premier – au point qu’on ait parfois l’impression que Saul n’est plus qu’une excuse pour nous faire visiter chaque aspect du camp. Pour reprendre ton exemple, la dimension tragique dont tu parles, autant je l’entends très bien (et je pense que tu as raison), autant je ne suis pas certain qu’il y ait beaucoup de moments du film qui le fassent ressentir, qui regardent cela dans les yeux. Je veux dire par là : on peut presque déjà le déduire à la lecture du synopsis, et le film en reste un peu là. 28 Jan 2016, 23:37
  • MartaJns sur Le Fils de Saul :
    C’est un peu court de réduire le moteur narratif du film à “l’étrange obsession de Saul” : enterrer à tout prix un défunt, c’est, peut-être encore plus que retrouver son humanité (lecture évidente), s’inscrire dans la mythologie antique dans ce qu’elle a plus pur, buté et radical : c’est Antigone qui meurt pour avoir donné une sépulture à son frère, c’est Priam qui “embrasse la main du meurtrier de son fils” pour récupérer la dépouille d’Hector. Comme chez les Dardenne (mais eux convoquent le christianisme), le dispositif cinématographique du Fils de Saul est mis au service d’un Sacré qui le transcende. 28 Jan 2016, 23:17
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    je ne sais pas…c’est simplement un constat. Sans même parler d’auteurisme, les cinéphiles des Cahiers jaunes ne s’intéressaient guère au muet suédois. Les occurrences “Sjöström” “et Stiller” dans les premiers numéros de la revue se comptent sur les doigts d’une main. Volonté de tuer le père peut-être, la génération précédente ayant considéré le muet suédois comme le fin du fin du cinéma, qui plus est en portant au pinacle des oeuvres qui ont très vieilli (La charrette fantôme, qui a fait sensation en son temps mais qui est loin d’être le meilleur film de son auteur). 26 Jan 2016, 14:47
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Pourquoi pré-Cahiers, à cause d’une auteurisation qui a exclu le reste ? Tu as raison cela dit, à chaque fois que j’ai survolé la période, c’était présenté en gros sur un mode comparatif avec le voisin : “contrairement au muet danois qui est une pépinière, le muet suédois tient tout entier sur deux types”. 26 Jan 2016, 14:32
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    non…d’après l’ours du site, ce serait une femme d’ailleurs. L’occultation contemporaine des Suédois du muet autres que Sjöström et Stiller est justement le genre de “défaut de mémoire” que la Cinémathèque, lorsqu’elle se pique d’organiser une rétro “muet suédois”, devrait combattre. On aurait pu découvrir les films de John W. Brunius par exemple, dont Le moulin de feu est très bon. Mais il suffit d’ouvrir un bon livre écrit par des cinéphiles “pré-Cahiers jaunes” (exemple: le Sjöstrom de Ford et Jeanne ou l’Histoire du cinéma de Bardèche et Brasillach) pour se rendre compte que ces deux zigs sont des arbres qui cachent la forêt. 26 Jan 2016, 13:53
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Tiens, sur ton lien, c’est la première fois que je vois cités d’autres cinéastes que le duo pour la période. Il a l’air d’en avoir vu beaucoup d’ailleurs (y a souvent une note critique quand il cite un film), tu sais qui est ce type ? 26 Jan 2016, 12:33
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    “certainement pas tous perdus.” en effet: http://www.kinostoria.nu/index.php?page=cinemamuet_suedois 26 Jan 2016, 10:57
  • Tom sur Notes sur les films vus #6 :
    Yo ! Le matériau originel est sans doute encore opérable si on en garde le registre cynique et léger, qui en soi n’était peut-être pas tant idiot que volontairement froid : le Bond originel est clairement mis en scène (et célébré) comme un queutard racé qui ne pense qu’à lui ; pour les Bond suivants, je ne me rappelle plus assez bien… Le problème de l’ère Craig, et c’est louable, est d’avoir voulu en découdre avec ça sans pour autant oser aller au bout ; quand ici Bond part avec Seydoux, dans un moment souligné, c’est en amoureux préférant la femme à la vengeance (et non en jouisseur prenant du bon temps). J’ai donc pas vraiment l’impression d’un retour franc à ce cynisme : le film continue à vouloir discourir les codes sans réellement oser les retourner (d’où sans doute, l’effet de platitude : Seydoux est censée être une femme qui compte, or le film lui donne l’épaisseur d’une potiche). Le crépusculaire, je le vois comme une impasse au sens où je ne vois rien d’autre dans ce film qu’une obstination à jouer Skyfall au carré, comme s’il n’y avait pas d’autre issue, comme si on était incapable de sortir de ce vertige là, dans un effet d’accroche sans fin (“attention, le prochain Bond sera encore plus sérieux/noir/crépusculaire que le précédent !”). Je ne sais pas quelles options avait le film : peut-être de filmer une renaissance sur ces ruines, justement. L’équipe (Q, M, Moneypenny) est anormalement présente ici (et je te rejoins, c’est l’endroit du scénar où ça bouge un peu), comme dans une volonté de collaboration face aux penchants auto-destructeurs du Bond crépusculaire : il y avait sans doute une piste à creuser de ce côté-là, concernant le personnage, qui n’est pas aboutie. Avec les années, Quantum of Solace a été assez ré-évalué partout, j’aimerais bien voir ce que ça donne (c’est le seul que je n’ai pas vu de l’ère Craig, qui n’a finalement jamais eu un épisode “normal”). 23 Jan 2016, 19:59
  • MartaJns sur Notes sur les films vus #6 :
    Sur Spectre : Je n’adhère pas complètement au reproche du “crépusculaire” même si le pari du film (raté selon moi) se situe effectivement quelque part sur ce terrain-là. Après un Skyfall qui avait tout d’une trilogie qui se clôt, comment faire un opus 4 ? Il me semble que le défaut du film est au contraire d’en revenir à un premier degré très plat : un 007 qui vit sa vie en roue libre, sans grande interaction avec ses collègues, qui emballe la fille et part avec elle à la fin – une première sous l’aire Craig ! Si tout cela ne marche pas, cela ne tient pas, à mon sens, à un positionnement méta mais au contraire au fait que le matériau de départ, se voulant consensuel, est trop idiot pour fonctionner tel quel aujourd’hui. Les meilleurs moments sont finalement les révolutions de couloir au sein du MI5. Dommage qu’ils n’aient pas creusé cette piste-là, post-moderne certes, mais comme tu le dis : le héros à l’ancienne, invincible et macho, franchement… 23 Jan 2016, 19:27
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    moi j’adorais ça, c’était conforme au rêve de Langlois: “tout montrer”. Après, c’est au cinéphile/critique de faire son tri (a priori ou, idéalement, a posteriori). 19 Jan 2016, 12:17
  • Tom sur L’Ange :
    Ah alors je n’ai pas été clair, comme je l’écrivais c’est “sans en partager les vues” : c’est une vision que je rejette totalement, mais qui participe clairement de la fantasmatique du cinéma expérimental, et que le film de Bokanowski poétise ici joliment. J’avais un rejet complet du cinéma expé ou d’avant-garde il y a encore quelques années, notamment parce qu’on me l’avait enseigné d’une manière horrible (= “c’est bien parce que c’est pas du cinéma classique”). J’y reviens à présent avec plus de détente, reconnaissant chez certains cinéastes (notamment Brakhage) une vraie générosité, une simple envie de beauté, à laquelle je suis sensible. Je suis d’accord sur l’expérimentation propre à n’importe quel cinéaste, et c’est là où la plupart des tenants de l’expérimental sont aveugles. Mais je leur reconnais d’avoir été souvent seuls à expérimenter des choses dans le sens d’un arrachement complet au récit (ce qui n’est pas forcément bien ou mal, juste une voie de plus à explorer). Quand ça ne se transforme pas en geste frondeur satisfait, ça peut donner de belles choses. 19 Jan 2016, 12:05
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    “Histoire permanente du cinéma”, j’aimais bien pour les raretés qu’on y trouvait, mais j’aimais pas qu’on y fourre tout pèle-mêle, sans aucun travail de présentation, ni mise en regard des films. Je me sentais pas vraiment le courage d’y aller au petit bonheur la chance, sans savoir si j’allais tomber sur un truc hasardeux pêché dans leurs collections, ou sur un film qu’ils avaient envie de me montrer. Sur les grands classiques je te rejoins, je suis en fait surtout gêné par la manière dont l’ensemble est géré (gros noms en avant + quelques-séances-raretés-pour-ceux-qui-veulent), je trouve que ça respire pas bien. 19 Jan 2016, 11:54
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    j’attends de la Cinémathèque autre chose que la projection de grands classiques (qui plus est hors ses murs donc soumis à tarification supplémentaire). En dehors du Trésor d’Arne, de Erotikon, de Gösta Berling (même pas programmé alors que c’est son peut-être chef d’oeuvre et qu’il passait régulièrement dans l’HPC) et du Vieux manoir, Stiller a réalisé plein de films, certainement pas tous perdus. Je pense notamment à ses comédies, louangées par Ford et Jeanne. 19 Jan 2016, 11:53
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    (et personnellement les classiques suédois du Festival Mémoire du monde, je m’en fous: sauf Ingeborg Holm, j’ai déjà tout vu, notamment à Orsay il y a trois ans). 19 Jan 2016, 11:38
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    l’Histoire permanente du cinéma a purement et simplement disparu. C’est affligeant. Pour moi c’est clair: la Cinémathèque a perdu de vue sa vocation de montrer des films invisibles et de faire connaître ses immenses collections. Ainsi, les nombreux films muets qu’elle possède, et dont une infime partie passait dans l’Histoire permanente du cinéma, sont désormais (parfois) projetés par la Fondation Pathé… C’est scandaleux. 19 Jan 2016, 11:36
  • Christophe sur L’Ange :
    Pourquoi diable la narration serait-elle un stade “infantile” du cinéma? Pour ma part, il me semble que c’est bien ce fantasme d’un “cinéma pur” qui relève d’une illusion, illusion fanée avec l’échec des tentatives de Delluc, L’Herbier et autres Dulac. Le cinéma “d’avant-garde'” est un enfant mort-né et les tentatives de le ranimer ne sont que de sinistres bégaiements. Quant à l’expérimentation “en tant que mode opératoire” (et non en tant que fin en soi), elle est, de fait, pratiquée par l’immense majorité des bons cinéastes. 19 Jan 2016, 11:30
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Faut voir le bon côté des choses : sans le festival tu n’en aurais peut-être pas eu tout court (à la limite j’étais content de découvrir les Raj Kapoor au festival y a deux ans : c’était des miettes, mais j’imaginais mal la cinémathèque lui consacrer un cycle entier…). J’ai de la sympathie pour Craven, mais le côté “foutons un réal de genre dans la prog d’une grande institution” qui peut muer Rauger (au-delà de l’opportunité du décès de Craven, dans ce cas précis), est un réflexe anachronique : je doute qu’il y ait beaucoup de pontes pour s’en outrer (ça fait longtemps que le bis est institutionnalisé), et questions entrées, la direction y trouve son compte… J’ai du mal à piger le chemin que prend la cinémathèque depuis sa nouvelle direction : je vois juste qu’Histoire permanente du cinéma a été réduite à portion congrue, sans trop voir à quoi ces séances nouvellement disponibles ont bénéficié… 19 Jan 2016, 11:17
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    ce qui est honteux c’est que les quelques classiques suédois projetés dans le cadre de leur festival à la con leur servent visiblement d’excuse pour remplacer la rétrospective Mauritz Stiller, annoncée au début de la saison, par une rétro Wes Craven, que la nouvelle direction doit imaginer plus lucrative, voire, ça ne m’étonnerait pas d’un J-F Rauger, plus pertinente… 19 Jan 2016, 10:27
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Oui, c’est prévu au programme si j’arrive à me libérer ! (plein de belles choses d’ailleurs cette année, au festival) 18 Jan 2016, 17:48
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    C’est un des plus grands génies du muet. Son chef d’oeuvre, Les proscrits, va être projeté sur grand écran dans le cadre du festival Mémoire du monde, c’est à ne pas rater si tu ne l’as jamais vu. 18 Jan 2016, 17:32
  • Tom sur Des tops, des tops, des tops ! :
    Je dis pas non ! Faut de toute façon que je rattrape du Sjöström suédois (j’ai vu que “La Charette fantôme”), dont je sais pas trop encore quoi penser. 18 Jan 2016, 15:22
  • Christophe sur Des tops, des tops, des tops ! :
    La fille des marais de Selma Lagerlöf a également été filmée par Sjöström en 1917 (en Français, ça s’appelle: La fille de la tourbière). C’est plus réaliste que Sirk mais c’est pas mal non plus… 18 Jan 2016, 10:30
  • Tom sur Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force :
    Hello Benjamin ! Je ne suis pas très bon pour faire attention à ce genre de choses non plus, et ne saurais te dire simplement de mémoire : je sens en tout cas un rythme très haché oui, qui n’encourage pas vraiment le développement de scènes jusqu’à résolution – plutôt une série de situations tendues par un risque, qui retombent finalement sur une autre situation tendue, etc. (à part peut-être le moment où Rey est emprisonnée, le face à face prend son temps). Ne serait-ce qu’à cause des canons de l’époque, les premiers films me semblaient quand même davantage fonctionner en scènes closes, il faudrait revérifier (ici on a en tout cas quelque chose qui a visiblement été marqué par une narration de série, avec ses accroches constantes en fin de scène ; bon, c’est aussi sans doute un peu facile de raccrocher Abrams à ça). Je pense pas qu’elle soit fausse ton idée sinon (que la révérence aux anciens oblige le film à ralentir), c’est très bien vu : on ne peut décemment pas zapper en vingt secondes les retrouvailles entre Leia et Solo (et nous), il faut que le film fasse pause (c’est d’ailleurs le gag de C3PO, qui est déjà entrain de s’agiter alors que les persos aimeraient rester au calme). Après ce ne sont pas les seuls moments où l’on prend le temps, effectivement. Bavard ou pas, je t’avoue ne pas y avoir fait attention, mais ça ne me rebutait pas spécialement dans la prélogie je crois (la vision est lointaine) – prélogie que je trouve souvent ratée, mais dont le volet politique soft, réfléchi mais pas trop envahissant, me plaisait plutôt bien. 4 Jan 2016, 02:04
  • Benjamin sur Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force :
    La menace en attente que tu signales au premier plan du film est, je crois, quasi systémique. Un plan commence ou plus fréquemment se finit par une menace pour laisser l’ensemble en suspens et entretenir le rythme effréné imposé par Abrams. Il faudrait revoir les autres films pour vérifier si cette menace de tous les instants (de chaque scène en tout cas) se vérifie ou si au contraire elle est propre (si je dis vrai car j’avoue ne pas y avoir penser tout le temps durant le film) à l’épisode en question. J’apprécie les remarques que tu fais sur le rythme justement et sur les freins peu employés par Abrams pour ralentir son aventure, le but étant de filer à toute allure comme dans Mission Impossible III ou Star Trek. Car les temps de pause ne sont réels que pour présenter les personnages et peut-être même davantage rappeler les anciens que s’attarder sur les nouveaux. Ainsi, le film prend une courte pause avec la chasseuse d’épaves mais plus encore avec Chewbacca et Solo, ou encore Leia (parmi les “grands moments” que tu relèves), comme s’il n’y avait finalement que ces rappels (cette dépendance) aux anciens épisodes qui bridaient un tant soit peu Abrams. L’idée est sûrement fausse mais plaisante. Enfin que le film soit moins bavard que dans la trilogie républicaine et en particulier que l’épisode I, cela ne fait pas de doute. Le reste n’est qu’impressions. 3 Jan 2016, 21:59
  • Tom sur Les Tricheurs :
    Je connaissais pas du tout le Becker dont tu parles ! “Assumé”, je crois que c’est vraiment le problème oui. Je pense que j’aurais beaucoup mieux accepté le film si le point de vue avait d’emblée été totalement externe, s’il avait acté de la différence d’âge (prendre clairement le point de vue du grand frère par exemple), en partageant sa part d’incompréhension face à ce qu’il voit (plutôt que de sous-entendre qu’il n’y a plus rien d’autre à piger de cette génération, que l’affaire est déjà conclue). 30 Nov 2015, 23:21
  • Christophe sur Les Tricheurs :
    Bien d’accord avec tout ça. Ceci étant, de bons films ont eu pour sujet la jeunesse observée par un regard extérieur (et assumé comme tel). Les tricheurs est ainsi à comparer avec Rendez-vous de Juillet où Becker a un regard bien plus juste car bien moins “mollement moralisateur”, comme tu dis. 30 Nov 2015, 11:59
  • Tom sur Notes sur les films vus #5 :
    lol, voilà ! (c’est bon, je vois qu’il est sur karagarga, je suis sauvé !) 9 Nov 2015, 16:57
  • Christophe sur Notes sur les films vus #5 :
    pour ta défense, tu peux prétendre que tu l’as téléchargé illégalement 9 Nov 2015, 16:53
  • Tom sur Notes sur les films vus #5 :
    Non non, dans une boîte de post-prod (où parfois, rarement en fait, des Renés me passent sous la main)… Bon j’essaie d’être discret sur la question car je ne sais pas du coup si j’ai le droit d’en faire un texte (disons que comme il existait déjà en VHS, et que j’aurais pu le découvrir ainsi, je m’y sentais autorisé). 9 Nov 2015, 14:19
  • Christophe sur Notes sur les films vus #5 :
    tu bosses pour ce cher vieux René??? 9 Nov 2015, 14:05
  • Tom sur Notes sur les films vus #5 :
    Au boulot ! Ce qui veut dire qu’il ne devrait pas tarder à sortir en DVD… 9 Nov 2015, 13:05
  • Christophe sur Notes sur les films vus #5 :
    où as tu vu La collection Menard? P.S: bien d’accord avec toi sur Fog (je serais encore plus dur) 9 Nov 2015, 12:29
  • Tom sur The Visit :
    Ah tiens oui, tu as raison, même si bizarrement c’est pas ce que j’avais retenu. Au début j’étais même assez rebuté par eux, en fait : les jeunes acteurs dont tu parles, chez lui, sont des figures lyriques, ou mutiques, ou mystérieuses. Là ça m’a un peu décontenancé d’avoir deux gosses fiers et bouffons (à l’humour pas bien drôle), même s’ils sont impecs sur cette partition-là, et dans la manière dont ils font progressivement poindre quelque chose de l’ordre de la blessure (les deux confessions-interview, le passage mains sales). On retrouve en tout cas une qualité de direction d’acteurs, et une énergie, à mille lieues de la catastrophe qu’étaient ses deux derniers opus sur ce plan-là (entre le casting juvénile totalement insipide du “Dernier maître de l’air”, et le fils Smith qui jouait comme une merde, on repartait de loin). 5 Nov 2015, 01:06
  • MartaJns sur The Visit :
    A noter que les deux jeunes acteurs, qui auraient pu être crispants, sont très bien, ce qui confirme que Shyamalan est bon directeur d’acteurs jeunes ou inexpérimentés (Cf. Haley Joel Osment et Bryce Dallas Howard). Ce que les – lourds – dispositifs de ses films tendent à masquer. (Mais ce ne doit être que piètre consolation pour toi…) 4 Nov 2015, 20:06
  • Tom sur The Visit :
    Heeey Chow ! Comment vas-tu ? C’est effectivement pas très grave, c’est un film idéal pour le visionnage TV. J’ai du mal à croire au changement de marché de Shyamalan, il clame qu’il veut faire des films comme ça désormais mais “Labor of Love” se ferait avec un budget qui représente un quart du salaire habituel de son acteur principal ? Et vu le succès de “The Visit” en Amérique, ça lui ouvre des portes que je l’imagine mal refuser… Les réactions en salles étaient étonnamment bonnes et collectives, en tout cas, là où le rire dans mes précédentes séances de Shyamalan laissait toujours planer un soupçon de moquerie… 1 Nov 2015, 12:27
  • Chow sur The Visit :
    Je manque encore une occasion de commenter l’une de tes chroniques… film hélas aussi bien distribué que “Sinister 2 » chez moi. Mais bon du coup Shyamalan change aussi de “marché”… ça sera parfait pour le rattrapage vidéo (je n’ai lu que le dernier paragraphe de ton texte). 1 Nov 2015, 11:56
  • Tom sur À propos :
    Ah mais ça me va très bien de le laisser là ! Merci bien (trop peu de temps pour m’occuper de ce blog, ou même pour voir des films, ces dernières semaines, mais ça m’encouragera à redoubler d’efforts dès que j’en aurai la possibilité !) 25 Oct 2015, 23:34
  • Benjamin sur À propos :
    Je ne sais où laisser mon petit mot, vous l’effacerez ensuite ! Simplement pour vous signaler une ligne ou deux sur votre blog sur notre page de liens. 25 Oct 2015, 23:24
  • Tom sur Les Mille et Une Nuits :
    C’est pas vraiment là qu’est allée ma frustration, pour ma part. Je suis plutôt content que la sociologie ou la politique soient évitées sous leur forme pure, et que l’approche de la crise soit plus profonde (en essayant de rebâtir de A à Z une image du peuple, par exemple, qui diffère de celle des JT). Les problèmes économiques sont une sortent de contexte indirect (c’est entre autres très visible dans le chapitre Dixie), mais c’est aussi une résistance politique de ne pas parler de ça concrètement, que ces personnages soient définis autrement que comme des pauvres ou victimes de l’ordre économique, en quelque sorte. Pour la question de l’adaptation aux Milles et une nuits, si on en retrouve pas la multiplicité d’histoires, leur variété de forme (doc, fiction pure, entre-deux, interruptions, histoires longues ou mosaïques d’anecdotes, reconstitution ou simple voix-off) en retrouvent par détour le goût. (voilà, je me retrouve encore à défendre le film : magique, décidément). 12 Oct 2015, 15:54
  • MartaJns sur Les Mille et Une Nuits :
    Il y a chez Gomes une forme d’usurpation qui pourrait être stimulante si elle n’était pas agaçante : je vous annonce que je vais vous parler de la réalité économique et sociale du Portugal, et que je vais le faire sous forme de récits successifs à la façon des Mille et une nuits… et en fait je ne fais réellement ni l’un ni l’autre. Qu’est-ce que sa trilogie, même de façon détournée, nous dit vraiment du Portugal d’aujourd’hui ? Pourquoi avoir refusé de suivre humblement le fil rouge de Schéhérazade, alors que la beauté de la langue portugaise et de la voix de l’actrice choisie plongent immédiatement le spectateur au cœur du film ? L’effet d’annonce déceptif, déjà tenté par Lars von Trier (“mon prochain film sera un porno”), avait été plutôt à l’avantage de Nymphomaniac qui se jouait habilement des attentes subversives qu’il avait lui-même créées. Malheureusement chez Gomes cet effet d’annonce se retourne contre le film : projet “inattaquable” et “magnifique” comme tu le dis, mais le résultat général – car il y a aussi des passages très réussis – n’est pas à la hauteur, et le pire c’est qu’on dirait que c’est voulu. 12 Oct 2015, 14:27
  • Benjamin sur Dheepan :
    Je suis également saisi par plusieurs de ses images. Même l’assaut est sur le plan formel assez marquant. 9 Oct 2015, 19:24
  • Tom sur Dheepan :
    Oui, ça reste fait de main de maître (l’éléphant, géant paisible, c’est déjà en soi un super choix), c’est juste que ça sonne à présent presque comme une insécurité, le besoin d’un effet un peu auteurisant effectivement (ce qui est ironique, parce que c’est entre autres là-dessus que la critique pointue lui est tombée dessus). Pour l’incohérence, je pense qu’ici le non-aboutissement du montage, malgré les libertés qu’il permet, a fait pas mal de dégâts : on a cette scène avec le général qui arrive d’un coup et dont on entend plus parler du tout ensuite, des plans répétitifs de Dheepan qui lose à la cave (ou au grenier ?) un peu aléatoirement dissémines au cour du récit (effectivement, je trouve aussi que son ancienne famille arrive dans le cours du film, alors qu’on en a jamais entendu parler avant, comme un cheveu sur la soupe). Du coup, je trouve que la rupture finale caricature ce que le film a patiemment dessiné : le fil narratif tamoul passe de “un homme ramène dans ses valises le conflit qu’il a fui” à un “ces racailles vont bien voir le warrior qui dort sous le gentil concierge”, et les complexes relations pseudo-familiales se résolvent sur un schéma de conte de fée (à partir du moment où on est dans une configuration de princesse à sauver, tout se résout magiquement). C’est un peu dommage. Ça reste un film auquel je pense beaucoup, avec le temps, il y a plein de choses marquantes. 9 Oct 2015, 15:12
  • Benjamin sur Dheepan :
    (je continue ma petite exploration du blog, découvert “après ricochets”, depuis les très riches Avis de Chrisophe, sur lequel une visite de Zoom arrière m’a amené, jusqu’à vos pages) A force de lire à son sujet, j’ai l’impression qu’il y a autant de défauts à ce film que de critiques… En tout cas ce que vous relevez des incohérences se rapportant à l’attitude de Dheepan (à l’égard de son traumatisme et de sa femme en danger) ne m’a pas gêné. Un camarade me parlait aussi du plan montrant Dheepan rendant hommage à ses morts (un ex-voto fabriqué avec une photo), un rituel qui pour lui venait trop tardivement, trop peu significatif, un prétexte probablement pour étoffer une psychologie peu réfléchie. Là non plus, je ne suis pas convaincu… En revanche, je vous rejoins complètement sur le final manqué. Au moins le dernier plan. L’Angleterre ne peut être une issue positive. Mais on sent Audiard et ses scénaristes dans l’impasse. Et pourtant je ne crois pas qu’avec un tel récit on puisse dire que le réalisateur se moque de l’idée de “pays d’accueil” et donc de l’idée sous-jacente de la France “terre d’accueil”. Je partagerai enfin presque ce que vous avancez sur ces “quelques inserts oniriques sans patience, pas désagréables mais devenus presque inutiles, à présent”. Il y a des plans qui semblent être devenus les ingrédients d’une “recette auteurisante” comme ceux qui se rapportent au rêve en effet, à un flottement de l’esprit (combien de métaphores animales dans ce cinéma-là à présent ?) ou à la très forte sensibilité que vous relevez. J’ai dit “presque” car Audiard me paraît quand même tout faire pour se les approprier, les rendre malgré tout uniques pour en conserver la force, à défaut d’une véritable originalité. Il n’y parvient pas toujours (l’animal notamment). 9 Oct 2015, 10:30
  • Tom sur La Peste à Florence :
    Bonsoir ! Je ne suis évidemment pas insensible à ces arguments, ayant longtemps hésité en écrivant cet article, entre ce qui semblait explicite sur le papier, et les impressions contradictoires que j’avais malgré tout eues à la vision. Peut-être mon ressenti du film est-il déformé par certains anachronismes de mon regard peu aguerri à la période, prenant trop vite pour référent l’outrance plus noire, fascinée et flamboyante, que la décadence et la luxure ont pu prendre chez certains cinéastes américains (Griffith, Demille) ; ou encore parce que l’image traditionnelle de femme sexuée qui a circulé dans le cinéma muet européen à travers les figures de vamps, ou via des femmes in fine rachetées de leur pêché, ne me semble pas coller avec celle qu’on met ici en scène. J’ai en tout cas été frappé par ce décalage, et par le fait que la caméra ne me semble pas avoir plus de sympathie pour les personnages tenant la ligne droite (le dévot névrosé, le clergé clairement condamné) que pour la jeune femme, dont la représentation reste mesurée (si elle est décadente, ce n’est pas sur un mode perfide, hystérique, ivre… elle est humanisée). Là encore je ne veux pas sous-entendre de subversion ou message cachés, mais ai simplement l’impression, pour toutes ces raisons, que quelque chose dissone dans le tableau édifiant attendu des évènements, et que le regard est, au minimum, étonnamment froid et analytique. Concernant la danse macabre, au-delà de son caractère religieux, j’évoquais son rapport aux vanités terrestres, qui me semble primordial dans l’imagerie : dans la farandole, il y a un riche, un pape, etc. D’autant qu’ici on en conserve le violon, qui fait réponse ironique à ceux qui font la fête pendant que les paysans meurent. Je suis en tout cas heureux d’avoir un autre point de vue sur ces questions ! Car je n’avais pas trouvé grand chose contre quoi réagir en farfouillant le net (je n’étais pas tombé sur votre texte)… 9 Oct 2015, 00:07
  • Benjamin sur La Peste à Florence :
    Film rare jusqu’à sa restauration et sa (première ?) diffusion télé sur Arte, La peste à Florence m’a laissé d’autres impressions. Je ne suis pas d’accord sur quelques idées avancées. La courtisane et la ville qui tombe avec elle ont réellement plongé dans le péché de luxure et les orgies suggérées ne me semblent ni aimables ni sages du tout. “diurne, propre, aéré”, cela correspond je crois, avec de pareils plans larges, à la représentation dont le cinéma est capable à cette époque et même si cela n’était pas le cas, la décadence me paraît suffisamment suggérée : Florence referme ses portes et choisit d’ignorer religion, ordre et bon sens pour préférer s’adonner à l’amour sans se soucier du fléau qui partout s’abat à l’extérieur… C’est le sens donné à la nouvelle de Poe et à l’adaptation de Corman. On peut penser aussi au Joueur de flûte de Demy. De plus, l’imagerie et la littérature relatives à la dance macabre ne relèvent pas d’un communisme à l’état larvaire au Moyen Âge. La mort -complètement liée aux croyances religieuses- est omniprésente et fait partie du quotidien à cette époque. 8 Oct 2015, 16:16
  • Tom sur Les Damnés :
    Oui effectivement, c’est bizarre. Il y a une progression (plans de plus en plus rapprochés sur lui) qui pourrait à la limite faire de ce plan de dos une espèce d’extrême (ça peut marcher au moment où le plan arrive : impression de colère rentrée, frustrée, à laquelle personne ne répond). Mais le plan est trop long, et surtout ne mène nulle part (puisque la suite part sur autre chose). C’est effectivement assez étouffant à revoir comme ça (pas très fin, quoi), même si c’est aussi cette scène qui veut ça, j’imagine. 23 Sep 2015, 20:30
  • Christophe sur Les Damnés :
    il n’y a pas que les zooms, il y aussi, parfois, une surabondance de plans qui donne la sale impression que le cinéaste ne sait pas où poser sa caméra. Dans la scène dont je t’ai parlé, j’ai été choqué par le radical changement d’axe sur Dirk Bogarde, le fait qu’il soit d’un coup quasiment filmé de dos, et n’en comprends pas la raison (à 01:54) https://www.youtube.com/watch?v=XtMocFKzwxY C’est ce que je considère comme une approximation de découpage. 23 Sep 2015, 20:11
  • Tom sur Les Damnés :
    C’est vrai, j’avais oublié Charlotte Rampling moi aussi. Peut-être parce qu’elle est observée un peu de l’extérieur, depuis les manigances des autres protagonistes (un peu écartée aussi par son impuissance, son manque de discernement sur la situation : y a pas vraiment de nuances entre sa position et le reste de la famille, elle est un peu réduite à une trace restante de son mari après le départ de celui-ci). Mais ça reste un joli personnage. Pour les zooms, si je ne me souviens pas précisément du passage en question, je ne saurais te dire de manière générale : j’ai toujours eu beaucoup de mal à savoir comment ils étaient ressentis à l’époque. Aujourd’hui, quand un cinéaste utilise un zoom, la conscience de la laideur (ou en tout cas du manque d’âme) du procédé est souvent inscrite dans le choix de l’utiliser, un peu comme un refus du mouvement maniéré, un acte de contrition (comme dans “Le Village” de Shyamalan, par exemple). Ou alors c’est utilisé consciemment pour son cachet vintage, dans une pose un peu arty. Mais à l’époque, est-ce que c’était un procédé qui, par sa nouveauté, paraissait élégant, désirable ? En gros : est-ce que lorsque Visconti l’utilise, il a l’impression de manier une figure de style ingrate ? Car c’est ce qui fait que j’ai du mal à le sentir comme un laisser-aller, même si techniquement le zoom représente une facilité (c’est d’ailleurs ça qui le rend laid, on sent cette facilité). Mais j’ai peut-être un regard anachronique sur ce coup. 23 Sep 2015, 13:31
  • Christophe sur Les Damnés :
    Donc je l’ai finalement revu et mon enthousiasme d’il y a (plus de) dix ans s’est un peu émoussé. Les zooms et, d’une façon générale, les approximations du découpage m’ont bien plus gêné. La profusion de plans à différentes échelles et différents angles sur Dirk Bogarde dans la scène du repas qui précède le retour du “gentil”, j’ai du mal à y trouver une justification du type “la décadence du sujet contamine la forme”. Pour moi, c’est du laisser-aller. Il y a aussi une certaine complaisance dans le filmage de la Nuit des longs couteaux, bien trop longue, par rapport à son importance dans la narration. En revanche, je ne me souvenais pas de la précision diabolique du scénario. J’ai été captivé par la façon dont le régime nazi s’assure le concourt des volontés individuelles de biais, en exploitant les appétits de chacun. A part le vieux S.A (déjà dépassé), il n’y a pas un seul nazi de conviction dans la famille. La scène où on voit le fraîchement promu Dirk Bogarde dans son lit lire le b-a ba, à savoir Mein Kampf, est à cet égard révélatrice. Pour ma part, en plus du fait que certains résistent clairement à l’ordre nouveau (je ne me rappelais plus de Charlotte Rampling qui est clairement un personnage “sympathique”), ça m’empêche de considérer cette famille comme des monstres, même s’il y a dans le tas un sacré pervers (Helmut Berger). 23 Sep 2015, 11:26
  • Tom sur Dheepan :
    Je pensais que tu avais complètement détesté, en fait ! Il y avait quelque chose dans le Sciamma, même si ton talent est encore maladroit, qui me paraissait plus risqué cela dit : chaque partie du film relançait les dés d’un rapport nouveau à la cité (une nouvelle façon de s’inventer une place en tant que femme, avec à chaque fois un échec), relativisant un peu la complaisance clip qui accompagnait la première partie (le suivi de la bande elle-même). Sciamma a de toute façon un truc fort avec ce décor, dès ses précédents films avec ce Cergy complètement vidé d’humains et de figurants, qui dépasse les énormes défauts de son film. Le pire pour Audiard, c’est que pris seul, son segment guerrier je le trouve assez inspiré – peut-être superficiellement esthète, certes, mais la violence y prend des formes autrement plus mystérieuses que chez Europacorp, ou que chez n’importe quel cinéaste essayant vainement de singer le ciné US. C’est le mariage de ce segment avec le reste du film qui est vraiment tarte, d’où l’impression redoublée de gâchis, oui. 20 Sep 2015, 21:42
  • MartaJns sur Dheepan :
    Tiens, moi aussi j’ai pensé à Bande de filles… Même sensation puissante d’assister au défrichage d’un sujet jamais traité ou presque… Même sentiment de gâchis quand, après avoir fait ce qui semblait le plus dur – poser un personnage, capter avec justesse et âpreté une situation sociale complexe – ces deux cinéastes au talent immense échouent par la faute de ce qui aurait dû constituer leurs points forts : un scénario à l’écriture mal maîtrisée et une mise en scène décevante dans ses partis pris esthétiques (pour le dire vite, le clip pour Sciamma, le mauvais film hollywoodien pour Audiard). 20 Sep 2015, 19:48
  • Christophe sur Studios d’art de Shanghai :
    Je remplace “légitime” par “intéressant” et je suis complètement d’accord avec ta dernière phrase. Après, dans mes visionnages, c’est avant tout le plaisir qui me guide. 15 Sep 2015, 09:50
  • Tom sur Studios d’art de Shanghai :
    Il ne semble pas y avoir grand monde en France, non, une fois mise de côté Marie-Claire Kuo-Quiquemelle – qui a presque “découvert” la chose, qui a travaillé à faire connaître les films chez nous (dans une approche historique / technique), et à les diffuser (j’ai été surpris du nombre de programmations en rétros de festivals ces dernières années – j’imagine que c’est idéal pour les créneaux séances enfant). J’ai aussi croisé la mention d’un mémoire sur la question, sans avoir pu le lire… Ce doit être tout. Cela dit (et je soupçonne que tu partages ce sentiment au vu des films que tu chroniques sur ton blog), je trouve toujours ça plus simple et agréable d’explorer un terrain qui n’a été défriché par personne. C’est du boulot, certes, mais c’est mille fois moins pesant et stressant, il y a tout à inventer et le champ est libre. Ça a en tout cas un autre goût que d’arriver après deux semaines d’articles sur Audiard ou Weerasethakul, et de se motiver pour se dire qu’on a quelque chose de légitime à ajouter au bousin… 14 Sep 2015, 19:14
  • Christophe sur Studios d’art de Shanghai :
    c’est surtout intéressant car tu défriches un champ inconnu pour 99% des cinéphiles. “Les spécialistes de ce ciné” en France doivent se compter sur les doigts d’une main. 14 Sep 2015, 17:53
  • Tom sur Studios d’art de Shanghai :
    Et ben ! Merci beaucoup, c’est très gentil ! Pour être honnête ce texte me fout un peu la flippe : impression qu’il est trop long et hardi pour ce sur quoi il repose (trop peu de films vus, pas assez de recherches historiques). Mais bon, si ça peut assez hérisser les spécialistes de ce ciné et les mener un jour à réagir ici… 14 Sep 2015, 12:00
  • Christophe sur Studios d’art de Shanghai :
    franchement, bravo! C’est un texte qui devrait être publié dans une grande revue de cinéma, style Trafic. 14 Sep 2015, 11:45
  • Christophe sur Notes sur les films vus #3 :
    dans leur façon de parler tout court 8 Août 2015, 14:59
  • Tom sur Notes sur les films vus #3 :
    Tenue, tu veux dire dans leurs entretiens, dans leur façon de parler de leur métier ? Sinon j’ai vérifié, le livre dont tu parles est bien dispo à la BIFI ! 8 Août 2015, 00:53
  • Christophe sur Notes sur les films vus #3 :
    Un livre sur la période qui est fabuleux aussi, c’est La foi et les montagnes de Fescourt (réalisateur de deuxième ordre, mémorialiste de premier ordre). Ce témoignage de première main est une source majeure des auteurs que je t’ai cités. L’histoire du cinéma en tant qu’art est retracé de façon très précise et très sensible. Par exemple, la façon dont il lie les évolutions techniques et à la régression esthétique au moment de l’arrivée du parlant est lumineuse de clarté. Après, faut le trouver, il n’a jamais été réédité et n’est pas près de l’être vu les préoccupations des éditeurs de cinéma actuels… Fescourt intervient dans le documentaire sur Feuillade en bonus des Vampires où tu peux te rendre compte de sa faconde méridionale et de son plaisir à partager son savoir. Documentaire fabuleux d’ailleurs en ceci qu’il révèle chez les cinéastes interrogés une TENUE complètement disparue aujourd’hui. 7 Août 2015, 10:25
  • Tom sur Notes sur les films vus #3 :
    Les lectures, je ne saurais plus te dire : ça date de l’époque où je préparais mes cours à la BIFI, en feuilletant des petits passages de bouquins sans trop en garder de traces… Mais j’imagine que ça doit en partie venir de l’Histoire de Sadoul d’une part, et de “La lucarne de l’infini” de Burch de l’autre, que j’ai lus avec plus d’attention que le reste (ce dernier livre étant le seul bouquin de référence que je connaisse sur le ciné pré-classique, et encore c’est largement polémique, donc les auteurs que tu m’a cités sont les bienvenus !). 6 Août 2015, 20:02
  • Christophe sur Notes sur les films vus #3 :
    de quelles lectures tires tu ces impressions? Sur la période, mon bouquin de référence est le livre collaboratif écrit sous la direction Michel Marmin et Philippe d’Hugues, qui aurait plutôt tendance à exagérer dans le sens inverse (sous prétexte de Jean Durand, les Français auraient même inventé le western…). Mais depuis, est sorti le monument de Pierre Lherminier qui doit le dépasser. 6 Août 2015, 10:52
  • Tom sur Notes sur les films vus #3 :
    Merci, j’irai voir ça dès que j’aurai le temps ! (ta note sur Jasset m’avait effectivement intrigué). Ma remarque un peu rapide vient du peu de films que j’ai vu de la période, de quelques lectures, et de l’impression que j’ai pu temporairement tirer des deux. J’ai le sentiment d’un cinéma pré-classique français d’une qualité exemplaire (les récents Capellani me l’ont encore confirmé), mais qui justement reste sur ses acquis au cours des années 10. Alors qu’on sent très bien une évolution enthousiaste vers une mise en scène classique dès 1912 aux USA, j’avais l’impression qu’en France ça restait un peu bloqué, façon obstination butée, réfractaire aux nouvelles modes : moins de variations d’échelle, moins de montage, amour du plan-tableau qui persiste. Trop peu de films vus, néanmoins, pour que ce soit autre chose qu’une impression brouillonne (effectivement, Les Vampires, auxquels je trouve des qualités par ailleurs, ont un peu ancré cette vision en moi : une espèce d’évolution leeeeente vers le cinéma classique, finissant par cohabiter avec les avant-gardes au tournant des années 20, à côté, sans que les deux ne se rencontrent). Merci pour les noms, ça me fera des réals à explorer (car j’avoue qu’entre Zecca, Feuillade et Guy, le ciné français des premiers temps est quand même moyennement motivant). 5 Août 2015, 18:03
  • Christophe sur Notes sur les films vus #3 :
    si tu sais pas quoi faire ce soir, mate moi ça: https://www.youtube.com/watch?v=SYLjxp5CAPk et ça: https://www.youtube.com/watch?v=IEA0ogSTNr4 c’est pas mal pour 1912, non? 5 Août 2015, 17:42
  • Christophe sur Notes sur les films vus #3 :
    “Ce qu’on retient, au final, c’est surtout l’absence totale d’évolution du langage entre le premier et le dernier court, pourtant espacés de dix ans, témoignant très visiblement de la stagnation esthétique du cinéma français au cours des années 10.” alors là, pardon mais non! Cela fait trop longtemps que Feuillade est l’arbre qui cache la forêt du muet Français. Et le problème c’est que cet arbre est loin, très loin, d’être le plus beau. Feuillade a compté dans l’histoire du cinéma en tant que premier directeur artistique de la Gaumont. Mais c’est souvent qu’il eut à superviser le travail de réalisateurs plus novateurs que lui. Sans même parler du génial pionnier Abel Gance, dont Barberousse, Mater dolorosa et La dixième symphonie sont de très grands films, il y avait mille fois plus d’inventivité cinématographique dans Le roman d’un mousse, L’enfant de Paris de Perret ou Bandits en auto de Jasset que dans l’intégrale des très surestimés Vampires. Avant la guerre, le cinéma français était le premier du monde et nombre de techniciens américains ont appris leur métier dans des “colonies françaises” tel que celle de l’Eclair à Fort Lee. 5 Août 2015, 17:31
  • Christophe sur Notes sur les films vus #3 :
    ce qu’il faut noter c’est que la vedette du film de Feuillade, la petite Bouboule, est, aux dernières nouvelles, encore vivante! enfin moi, je trouve ça notable. 5 Août 2015, 17:14
  • Christophe sur Les Damnés :
    en tout cas, tu m’as donné de le revoir. Et il est tout à fait possible que j’ai alors le même ressenti que toi, que tu expliques parfaitement. 2 Août 2015, 12:00
  • Tom sur Les Damnés :
    C’est marrant, perso à part cette dernière image, justement, ça m’a semblé plutôt volontairement sobre et terne par rapport au projet attendu – mais peut-être aussi parce que j’imaginais de grands élans d’opéra à la base (ou alors c’est le moment de sortir mon joker préféré et de faire porter le chapeau à la projo numérique !). 2 Août 2015, 11:35
  • Christophe sur Les Damnés :
    Dans la mesure où la contamination par le Mal est progressive jusqu’à devenir totale (l’inceste putain! ça m’avait marqué), il y a une évolution graduelle dans le récit qui m’empêche de considérer Les damnés comme un truc figé. Et la somptuosité des éclairages, de la musique…si Les damnés n’est pas “opératique”, quel film l’est? En Allemand, le film s’appelle d’ailleurs “Götterdammerrung”, comme l’opéra de Wagner… L’image que tu as mis pour accompagner ton article est quand même fascinante même si l’artifice outrancier de sa composition préserve bien sûr une certaine distance. Bien d’accord avec toi sur l’évolution du cinéma de Visconti, c’est une évidence. Mais cette fascination pour la décadence lui est propre, j’ai du mal à relier son cinéma à celui de Pasolini ou Fassbinder (à la rigueur, il y a des réminiscences des Damnés dans Lili Marlène). Ceci étant, Violence et passion et L’innocent sont des films stylistiquement plus sobres que Les damnés et Mort à Venise. C’est peut-être lié à l’évolution de l’état physique du maître. 1 Août 2015, 18:22
  • Tom sur Les Damnés :
    Ce n’est pas tant l’absence de personnage sympathique qui me gêne, que la difficulté à trouver une quelconque porte d’entrée. Dans MacBeth il y a le flamboiement des sorcières, le cauchemar somnambule, une chute vertigineuse vécue sur un mode tragique : le mal a une grandeur. Ce qui me surprend ici (plus que ça ne me déçoit, en fait), c’est cette stagnation immédiate et continue face au mal. Le nazisme n’est pas l’objet d’une hypnose, et si le baroque a certes un charme, le film n’est pas “séduisant” au sens où il essaierait un temps de nous faire partager la tentation du mal (par exemple en préservant une dimension de désir dans la scène de l’orgie, où en forçant sur le potentiel opératique de ce récit faustien). D’où l’impression qu’il ne reste plus à l’écran que cette haine pour la haute bourgeoisie dont tu parles : une sorte de tableau terminal, définitif (un peu comme Salo, en un sens, la violence et la radicalité du geste en moins), déjà mort et éteint, qui entretient chez moi plus de curiosité froide que de fascination. Je trouve ça à la fois couillu et peu remuant quoi, et je reste du coup assez insensible à l’alignement régulier d’horreurs. Pour la progression du cinéma vers le pourrissement, je pense qu’on peut en parler chez Visconti sans même en passer par Bergala, sa filmo semble consciemment entretenir le récit de cette décadence de film en film. Après je n’ai pas vu les film postérieurs à Mort à Venise (même si le “crépuscule” du titre de Ludwig semble dessiner une continuité), donc peut-être que la suite me donne tort… Une précision, d’ailleurs, au cas où il y ait malentendu : c’est une évolution que je constate, mais je n’y vois pas un défaut (pour reprendre l’exemple de Tarkovski, je trouve justement que la grâce de son cinéma atteint ses sommets dans les ruines sordides de Stalker). 1 Août 2015, 15:47
  • Christophe sur Les Damnés :
    Disons qu’avant de s’inscrire dans l’histoire des formes cinématographiques selon Alain Bergala, Visconti filme la montée du nazisme dans la grande bourgeoisie (classe sociale qu’il abhorre). De là découle logiquement un style que tu qualifies fort bien de “baroque saumâtre” (qui a son côté séduisant). Après, qu’il n’y ait rien pour “me tendre la main” dans cet aquarium bigarré de poissons cannibales n’est pas plus un problème que l’absence de personnage sympathique dans MacBeth. Personnellement, je l’ai vu il y a longtemps mais je me souviens avoir été fasciné, même si non ému, par cette tragédie shakespearienne chez les nazis. 1 Août 2015, 14:47
  • Tom sur Vice Versa :
    Au contraire ! (et ce pseudo prit soudain tout son sens) 26 Juil 2015, 22:46
  • MartaJns sur Vice Versa :
    Eh oui mon pauvre, et de ta garde rapprochée encore… Navrée de te décevoir ;-) 26 Juil 2015, 22:38
  • Tom sur Vice Versa :
    C’est le meilleur du film, mais ces rapports restent tout de même assez rares, non ? Effectivement c’est moi aussi ce qui m’a le plus marqué : le portrait gris de San Francisco, le visage dépressif et éteint de la petite fille dans le bus (image terrible !), le sourire hésitant lors du climax… J’ai bien conscience que ces expressions miniatures n’apparaissent brutales que parce qu’elles s’opposent à l’énergie colorée des péripéties intérieures, qu’elles n’existent que dans leur rapport au reste. Et qu’en demander plus serait donc faire fausse route (c’est leur rareté, le fait qu’elle ne soient que des saillies, le résultat minuscule d’immenses tempêtes, qui leur donne toute leur valeur). Mais je trouve le film tout de même assez chiche dans ces rapports intérieur/extérieur. Le contraste entre le monde des pensées et la réalité n’est l’affaire que de quelques scènes, souvent de simples gags – alors qu’il me semble que c’est là que réside tout l’enjeu du film. En soi, le cartoon ne me gêne pas : d’abord parce qu’il est souvent très séduisant chez Pixar (j’ai toujours été en vénération devant le génie de leurs chef-ops), ensuite parce que ce qu’en fait Pete Docter (qui, comme le remarquait justement l’article des Cahiers, s’échine à utiliser l’imagerie ingrate des usines pour figurer ses machiness à rêves) est plus intriguant qu’autre chose. Ce n’est pas l’un ou l’autre des “mondes” qui me gêne, mais la rareté des échanges entre les deux, l’un supplantant ici l’autre pour se donner seul en spectacle. Après, de là à s’inventer un film idéal qui n’est tout simplement pas le projet de ses auteurs, il n’y a évidemment qu’un pas – je n’exclue pas d’être trop subjectif sur ce coup-là. (Sinon, pardonne ma curiosité, mais se connaît-on ? Heureux de lire tes interventions, en tout cas !) 26 Juil 2015, 21:20
  • MartaJns sur Vice Versa :
    Je serais plutôt d’accord sur les aspects “esthétique cartoonesque à la limite du laid” et “agitation cadrée” mais, en ce qui me concerne, ça a parfaitement fonctionné car, entre deux séquences colorées, j’ai trouvé toutes les micro-scènes de la vie réelle superbes. D’abord, visuellement, elles atteignent un niveau de réussite inégalé dans le réalisme à peine stylisé. Ensuite, elles sont le sens et l’aboutissement de tout ce côté cartoon que tu trouves un peu vain – si j’ai bien compris – car au bout de la débauche d’énergie, des affrontements schématiques entre Émotions et du dessin animé d’aventures, affleurent une intonation agacée, un rosissement des joues, une esquisse de sourire… La beauté et la finalité de Vice Versa, à mon sens, tiennent toutes entières dans la subtilité de ces frémissements que très peu de films d’animation avaient su traiter jusqu’à présent. 26 Juil 2015, 20:23
  • Tom sur Comme un avion :
    Bonjour ! En effet, d’autant que le côté candide appuyé de Bruno n’offre pas beaucoup de résistance à la manière du film. Cela dit, j’étais aussi surpris de trouver Denis dans un rôle plus sec et plus affirmé (moins hésitant, moins lunaire), même s’il reste malheureusement à l’état d’ébauche. 24 Juil 2015, 01:03
  • MartaJns sur Comme un avion :
    On peut également se demander si le choix de Bruno Podalydes d’interpréter lui-même le personnage principal, de tous les plans ou presque, n’inflige pas au film une pointe d’auto-complaisance… Alors que les films portés par son frère Denis (“Liberté-Oléron” évidemment, mais aussi le film jumeau “Adieu Berthe”) prenaient davantage de distance avec leur héros – distance qui n’excluait pas la tendresse. 23 Juil 2015, 20:17
  • Chow sur Notes sur les films vus #2 :
    Je n’ai pas souffert pendant la Garrone : c’est raté sur bien des points mais ça fait paradoxalement du bien sur certain point comme film, du fantastique trans-européen comme on on en voit plus trop avec des choses intéressantes à glaner. 16 Juil 2015, 12:15
  • Tom sur Notes sur les films vus #2 :
    Je suis désolé pour la déconvenue de Scott Hicks (si j’étais mauvaise langue je dirais que c’était déjà un peu imagier à la base, mais bon…). J’adore aussi voir les films en salle, mais j’en arrive à un point à peu absurde où je m’immerge mieux dans les films vus chez moi (pour des raisons qu’on peut sans doute démêler : la lumière produite par un écran est moins plate et terne qu’une lumière numériquement projetée, la taille moindre fait que l’image est d’une précision moins clinique…). Au point que je me demande si je ferais pas mieux de regarder les films récents 6 mois plus tard comme ça, plutôt que d’essayer dans mes chroniques de trouver des raisons objectives à mes déceptions. Mais là ça devient névrotique… Bref, ce qu’il faut sérieusement retenir de tout ça au final, c’est que t’as trouvé le moyen d’aller te farcir le Garrone ! 14 Juil 2015, 00:03
  • Chow sur Notes sur les films vus #2 :
    Je l’avais bien compris comme ça pour le “Combo” :) Le numérique a vraiment changé quelque chose, je me le suis dit hier encore sur un film (qui n’a rien à voir) comme “Tale of Tales” où Suchitzky est moyennement à son aise alors que le film a le mérite de proposer des tableaux fantastiques “en dur” devenus rares (animatroniques, maquillages…). Sur une reprise vue récemment, “Le petit garçon” d’Oshima, j’avais aussi le sentiment qu’un certain relief était expurgé. Néanmoins, actuellement il n’y a guère que le contexte de la salle cinéma qui me procure un certain plaisir pour les films, malgré le côté “netflix géant”, reprises incluses (mon Gaumont va projeter Rambo la semaine prochaine ;)), que prend les multiplexes… Pour les adaptations de Nicholas Sparks, il y en a une par an depuis “N’oublie jamais”, avec les copies des autres studios on peut dire que c’est devenu industriel. Le réal de “La Neige est tombé sur les Cèdres” a sombré dans la mise en image de l’un de ces bouquins, et c’est fascinant de propreté. Mais chez nous c’est DTV depuis un moment… 13 Juil 2015, 14:04
  • Tom sur Notes sur les films vus #2 :
    Hello Chow, heureux de te lire ! Non, Sparks, c’était au boulot (et je n’ai pas lu le livre, bien que j’imagine que l’imbrication des deux histoires y a un rôle un peu plus clair). Le combo dont je parle, ce serait un article sur le numérique, pas sur le film, dont je n’ai malheureusement pas grand chose à dire. Je me souviens effectivement de ton enthousiasme sur Un temps pour vivre, qui est général d’ailleurs. Il semble en effet tomber à un croisement idéal de sa carrière (manière HHH pleinement acquise, mais avant sa période plus formelle). Je ne sais vraiment pas quoi te dire, je suis resté dehors tout le temps comme un con à regarder ça comme dans une expo sur un mode “ah oui c’est intéressant”, à part quelques moments plus saisissants (le mec qui rentre se cacher affolé chez lui pendant que son frère continue tranquillement à calligraphier, la fin aussi qui m’a beaucoup surpris). Mais bon, ma frigidité en salles n’étant plus à démontrer, je ne suis pas sûr que ça révèle grand chose du film ! 12 Juil 2015, 10:51
  • Chow sur Notes sur les films vus #2 :
    J’avais adoré “Un temps pour vivre, Un temps pour mourir” alors j’attends avec impatience le papier sur le “combo”. Découverte des adaptations de Nicholas Sparks? 12 Juil 2015, 10:31
  • Tom sur Vice Versa :
    J’entends bien ! Et ce n’est pas ce que j’attends d’eux non plus… Mais comme j’ai l’impression (tout en ayant bien conscience d’être le seul dans ce cas) que cette manière (“péripéties, agitation cadrée, décors étiquetés”) ne devient trop souvent non plus le moyen de l’art, mais juste une fin en soi (une agitation sans finalité, une simple visite du propriétaire qu’on met en spectacle pour lui seul), je trouve qu’il n’y a plus beaucoup de mystère chez Pixar, justement. Là est notre désaccord, visiblement. 2 Juil 2015, 18:22
  • Christophe sur Vice Versa :
    “C’est cette transformation du mystère et de son mouvement libre en péripéties, agitation cadrée, décors étiquetés, qui me semble assez peu assez ambitieux ” ==> CQFD. C’est justement la réussite d’un tel projet je trouve génial. Pixar n’est pas Antonioni et c’est très bien comme ça. 1 Juil 2015, 11:14
  • Tom sur Vice Versa :
    Hello Christophe ! Désolé pour la réponse en décalé (je la poste depuis le festival de la Rochelle, où le wifi est rare et capricieux…). Je suis le premier déçu et surpris de ne pas avoir été subjugé par ce film. Bien que saluant les aspects contextuels que tu cites (l’existence d’un tel projet dans le cadre d’un studio d’animation familial, l’exaltation de la mélancolie à contre-courant des dogmes américains), j’ai du mal à y être sensible, au sens où ça ne relève pas d’une qualité intrinsèque au film, de quelque chose qui me le ferait aimer autrement. Les films d’animation dépressifs ou conceptuels ne manquent pas, et si Pixar a su réaliser le sien dans un cadre hollywoodien, c’est certes remarquable, mais ce n’est pour moi qu’une prouesse de production, en quelque sorte, pour laquelle je peux avoir admiration et sympathie, mais pas plus. Pour l’abstraction du projet (dont tu te réjouis qu’elle ne tombe pas dans le travers formel Fantasien – je comprends ce que tu désignes, même si j’aime bien Fantasia), je trouve qu’elle est à relativiser, passé le climax et quelques rares scènes où elle joue à plein. Car derrière son pitch, et son projet de métaphorisation de l’esprit humain, l’univers du film n’est pas si conceptuel que ça : c’est surtout une sage traduction textuelle de l’esprit, point par point, qui contient bien peu de mystère (rien que voir une personnalité résumée à “hockey”, “famille” et “bêtises” me semble plus relever des Sims que de Freud). Je peux trouver ça ingénieux, mais pas génial. Comme le fait remarquer Gabriel dans sa critique, on se demande où est passé l’inconscient dans ce tableau où tout a été rationalisé, classé, contrôlé. C’est cette transformation du mystère et de son mouvement libre en péripéties, agitation cadrée, décors étiquetés, qui me semble assez peu assez ambitieux : je trouve que Pixar tarde à sauter le pas d’un cinéma qui accepterait l’ambigüité, l’informulé ou le flou (on va me répondre, non sans raison : ce n’est pas là leur manière). Enfin, concernant Joie, je me suis mal expliqué : c’est justement ce que tu décris qui m’irrite. Dès le cercle de craie, qui est indéfendable, on comprend que le projet du scénario est de mettre le comportement de ce personnage en défaut. Il s’agit donc moins d’accompagner le personnage dans sa prise de conscience, que de la suivre en sachant d’emblée qu’elle a tort, en attendant patiemment sa mue. Difficile alors d’avoir de l’empathie quand le film nous demande à la fois d’adopter son rythme joyeux tout en sous-entendant qu’il est une limite. Sa prise de conscience dans la fosse, par exemple, j’ai bien du mal à la vivre avec elle. Je précise tout de même que le film ne m’a pas déplu, et que certaines scènes sont sublimes (le climax, là encore). Ma déception est sûrement à la mesure des sommets qu’on m’avait promis. Voilà, j’espère que ça a pu éclaircir ma position ! 30 Juin 2015, 23:16
  • Christophe sur Vice Versa :
    Je te trouve extrêmement dur vis à vis de cette merveille d’inventivité et de maîtrise que j’ai été voir avant-hier. C’est d’assez loin le film le plus ambitieux de Pixar et c’est pour ça que je ne te suis pas du tout dans ton avant-dernière phrase. Je trouve ça dingue que des cadres d’un grand studio de films pour enfants aient validé un projet aussi conceptuel. Et je trouve ça dinguissime que ça fonctionne, que le dessin animé qui en résulte soit drôle, émouvant, parfaitement rythmé, qu’il n’ait rien à voir avec une danseuse façon Fantasia. Par ailleurs, je ne te suis pas non plus sur ta conception du personnage de Joie. Dès le début du film, j’ai ressenti un malaise face à la manière dont elle rabroue systématiquement Tristesse et me suis douté que la fin consisterait en la “victoire” de cette dernière. On ne peut quand même pas dire que la fin soit un revirement. C’est plutôt l’aboutissement d’une évolution narrative. A l’opposé d’une “logique illustrative”, j’ai donc vu dans le récit un jeu, une trajectoire dialectique. Trajectoire qui culmine en une exaltation de la mélancolie fort émouvante et à contre-courant de la mentalité américaine. 29 Juin 2015, 16:22
  • Tom sur Le Chant de la fleur écarlate :
    Héhé… Non pas chiant, je ne dirais pas ça – à partir du moment où c’est un film obnubilé par le sexe, ça ne peut pas totalement l’être ! 24 Juin 2015, 12:38
  • Christophe sur Le Chant de la fleur écarlate :
    je t’ai retrouvé grâce à ta bienveillance à mon égard. Non, tu n’as pas survendu ce film. Je peux te dire que tu ne m’as guère donné envie de le voir tant l’idée que l’on peut s’en faire à ta lecture est précise (ce pour quoi je trouve ton texte “très bon”) et peu séduisante (ça a l’air bien chiant). 24 Juin 2015, 10:39
  • Tom sur Le Chant de la fleur écarlate :
    Heeeeey mais comment tu m’as retrouvé toi ? Merci merci, content de te voir inaugurer les commentaires de ce blog ! J’espère n’avoir pas survendu ce film : je suis comme toujours un peu démuni face à ces cinématographies que je ne connais pas, ne sachant pas ce qui tient du trait culturel ou du parti-pris (qu’est-ce qui ne dit pas, par exemple, que le visage reptilien de l’acteur est simplement le canon de beauté local…). Texte à prendre avec des pincettes donc. 23 Juin 2015, 17:26
  • Christophe sur Le Chant de la fleur écarlate :
    Merci Tom pour ce très bon texte sur un film d’un cinéaste que je ne connais que de nom. 23 Juin 2015, 17:19

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

Vous pouvez utiliser les balises et attributs HTML suivants : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>