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Des tops, des tops, des tops ! 2019

 

Cette année de cinéma fut pour moi exceptionnelle. Pas du côté des sorties en salles, que j’ai une fois de plus désertées, quoique ce fut pour une fois moins par lassitude que par hasard : du Bellochio au Beauvais, de Clapin à Marcello, de Pariser à Eggers, nombreux sont les films que j’ai sincèrement envie de rattraper.

C’est surtout du côté des films passés que j’ai été comblé, un millésime comme je n’en avais pas vécu depuis des lustres – bien aidé en cela par le site aux extraits, dont les règles auto-imposées et hautement maniaques (en termes de périodes et de géographies à respecter) m’ont aidé à aller explorer des territoires longtemps délaissés.

Voici donc dix grands films, parmi une multitude de très bonnes surprises et autres coups de cœur ayant marqué mon année !

 

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1. Les Enfants de la ruche
Hiroshi Shimizu / 1948

 

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2. Un jour dans la vie de Billy Lynn
Ang Lee / 2016

 

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3. Remorques
Jean Gremillon / 1941

 

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4. Rat Trap
Adoor Gopalakrishnan / 1981

 

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5. Buffet froid
Bertrand Blier / 1979

 

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6. Pursued
Raoul Walsh / 1947

 

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7. Guide
Vijay Anand / 1965

 

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8. Le cinéma de Clarence Brown
(La Chair et le diable, Intrigues / 1926-1928)

 

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9. Nostalgie de la lumière
Patricio Guzmán / 2010

 

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10. L’Étudiant de Prague
Stellan Rye & Paul Wegener / 1913

 

Les derniers titres de ce top sont allègrement interchangeables avec bien d’autres films… Côté muet, citons par exemple les excellents courts de Léonce Perret, le sensuel et virtuose Extase – ou encore Un lâche, qui serait très haut dans ce top si sa seconde partie était à la hauteur, et qui confirme quoiqu’il en soit tout le bien que je pense de Reginald Barker.

Pour les cinémas du sud, citons au minimum les très bonnes surprises que sont L’Appel du courlis (qui m’a enfin permis d’admirer un film égyptien classique) et Mirch Masala (d’un cinéaste indien, Ketan Mehta, que je découvre tout juste).

Comme souvent, le cinéma d’animation ne m’a pas déçu : malgré leurs limites et leurs gros défauts, et sous le vernis de leurs manières sages, Dilili à Paris, Tout en haut du monde, ainsi que Le Garçon et le Monde (un dessin animé brésilien dont je vais essayer de vous reparler vite) m’ont laissé leur lot d’impressions bizarroïdes et d’images en tête.

Un vrai coup de cœur, aussi, pour deux films hollywoodiens hautement foirés et imparfaits, mais à l’identité singulière, dont le goût m’est resté en bouche tout au long de l’année : le Godzilla de Gareth Edwards, et le Paper House de Bernard Rose.

Rajoutons enfin à tout cela une anomalie absolument passionnante (le propagandiste Went the Day Well ?), et une myriade de films impeccables, que j’ai aimés ou admirés (Duel au soleil, Les Parents terribles, Haut les cœurs, Boat People, Les Révoltés de l’an 2000, The Taste of Tea, Phantom Thread, Les Tueurs, Terje Vigen, Riz Amer, L’Argent de la vieille…), mais qui m’ont émotionnellement un peu moins marqué sur la durée – il reste qu’ils pourraient à eux seuls faire un top 10 tout à fait convaincant.

Et encore, ce n’est que le haut du panier : il faut y ajouter un cortège de films intéressants et honorables (Raincoat, Le Convoyeur, Le Maître de Poste, Djeli, L’ombre enchanteresse, Le Serviteur de Kali, Le Retour, Char Adhyay, Lock-up) qui méritent tout à fait la vision… Bref, ce fut une vértitable année coffre aux trésors, qui a totalement revigoré ma cinéphilie.

 

À noter que ce mois de décembre m’ayant enfin permis de respirer un peu, j’ai pu recommencer à publier ici-même mes retours, sur des films vus parfois il y a plus de dix mois – et je suis loin d’en être venu à bout. Ce qui explique que certains films cités ici n’ont pas encore de texte, mais ils arrivent !

J’aurai également l’occasion, du moins je l’espère, de revenir plus en profondeur sur la décennie écoulée, et d’en faire le bilan avec les moyens du bord – c’est-à-dire pas grand chose, vu le nombre de films que j’en ai raté. Les mois prochains seront entre autres consacrés à rattraper ceux-ci, pour pouvoir se confronter avec un peu de rigueur à ce qui fut une véritable décade horribilis dans mon rapport au cinéma… On en reparle bientôt.

Un grand merci aux quelques fidèles, et bonne année à tous !

 

Réactions sur “Des tops, des tops, des tops ! 2019

  1. Passe une excellente année 2020 Tom.

    Et puisque tu parles de découvertes, et c’est aussi L’étudiant de Pragues qui m’y fait penser, je te renvoie à cette rareté, La ville sans Juifs découvert grâce à Arte très récemment et chroniqué sur notre blog.

    Au plaisir ;)

  2. Bonne année Benjamin ! Parfait “La ville sans juifs”, je cherchais justement des films européens des années 20 à rattraper pour me faire des candidats sur le site aux extraits, ce sera l’occasion :-)

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