Le Chant du loup Antonin Baudry / 2019

Un jeune spécialiste acoustique de la Marine nationale commet une erreur d’analyse qui met en danger tout un équipage. En cherchant à la réparer, il se retrouve pris dans un conflit majeur…

Légers spoilers.
 

Énième candidat à l’éternelle utopie d’un “film populaire français réussi” (on croirait, à ce stade, que c’est un pays entier qui cherche l’Atlantide…), Le Chant du loup a pas mal d’arguments en poche pour être l’heureuse nouvelle que le cinéma national attendait tant.

Son premier geste bienvenu, c’est aussi celui qui fit la réussite du Bureau des légendes : une approche hyper-documentée du métier, fut-elle anti-spectaculaire (découverte des termes, des usages et des gestes d’une vie de sous-marin, dureté implacable des protocoles), qui parie sur le fait que cette authenticité grisâtre sera plus fascinante, pour le spectateur, que les clichés cinégéniques usés du genre. Les personnages ne restent pas assez professionnels pour que la formule fonctionne aussi bien que chez Rochant, et il y a un paradoxe à voir ce plaisir du détail vériste se marier à des court-circuits narratifs régulièrement invraisemblables. Mais on a néanmoins là une posture rigoureuse capable de tenir tête à la démesure du p