Un après-midi de chien Sidney Lumet / 1975

Par un chaud après-midi d’août 1972, trois hommes se lancent à l’assaut de la First Savings Bank, à Brooklyn…

Spoilers.
 

Cette histoire de braquage de banque raté offre la possibilité d’expérimenter toutes les marottes du Nouvel Hollywood (son style vériste, sa dépression sociale, ses marginaux, son goût du chaos, sa défiance pour l’ordre, son portrait d’institutions traitres ou incompétentes…) sous l’angle de la comédie. Ou tout du moins sous la forme d’une comédie réaliste, qui naît du constat absurde de l’état dégradé de la société, et des quelques poches d’utopies lunaires qui peuvent pourtant y naître (la communauté et la trêve vacancière se formant au sein la banque) avant de se retrouver finalement déçues (cette communion qui se brise dès l’arrestation, sans un regard en arrière). Moins tendu par l’angoisse que d’autres films de la période, ce film de Lumet (qui comme tous ceux du cinéaste est très agréable à suivre) n’est pas sans laisser une légère impression de surface ou d’ennui. Il permet néanmoins d’offrir à Al Pacino un rôle sensible et émouvant, à l’opposé des personnages plus virils qu’il a pu incarner, ce qui fait que l’acteur m’a pour la première fois touché à l’écran.

 

Dog Day Afternoon en VO.

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