Hurlements Joe Dante / 1981

Une série de meurtres effroyables terrorise la population de Los Angeles. Une jeune journaliste de télévision mène sa propre enquête…

 

Cette relecture contemporaine du film de loup-garou me laisse à peu près la même impression que Matinee : un charme de double madeleine (années 80 qui rejouent les années 50) auquel il manque un brin de piquant. L’amour pour l’horreur artisanale et les films d’épouvante passés (voire l’interminable scène de transformation, où l’héroïne se fait pure spectatrice) en reproduit aussi l’ennui latent, ainsi que les personnages féminins fades – on a le sentiment que le style est bon, mais qu’il manque le film qui va avec. C’est à se demander si la carrière de Joe Dante, cette tentative de marier le divertissement familial et le goût de la série B, n’est pas condamnée à toujours échouer en un compromis un peu plat… Hormis la fin gentiment grinçante, la seule épice de ce sage exercice d’hommage est paradoxalement sa longue ouverture, pour le coup bien éloignée des fifties, plongée dans l’urbanité louche du Nouvel Hollywood, qui oppose au mythe du loup-garou sa propre lecture des pulsions. Difficile alors, quand le film retourne se loger en forêt, dans ce décor d’imagerie traditionnelle, de ne pas avoir l’impression d’un cinéma qui part fissa retrouver ses chaussons.

 

The Howling en VO.

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