Cette production sino-américaine ne vient d’aucun des grands studios d’animation attendus (Dreamworks, Blue Sky…), et y ressemble pourtant comme deux gouttes d’eau : rarement un genre – le film d’animation 3D familial – aura atteint un tel degré de standardisation à tous les niveaux (d’image, de ton, de personnages, de récit). Et si ce standard académique reste présentable, le résultat ne sait faire que répéter un schéma tout tracé (que les personnages ne cessent d’ailleurs de souligner de remarques et de blagues méta), seulement utilisé comme support à gags et à bons mots (blagues ici résumées à confronter les traits canins et félins à un récit de samurai). Devant cette machine de guerre d’anonymat et d’efficacité minimum (où les artisans peuvent certes faire leur travail : une petite séquence de flash-back graphique par-ci, une petite virtuosité d’animation par là, le savoir-faire lointain d’un des coréalisateurs du Roi Lion…), on se pince d’un manque d’ambition aussi revendiqué.
Paws of Fury : The Legend of Hank en VO.
