La Conspiration du Caire Tarik Saleh / 2022

Un étudiant crédule se retrouve piégé dans un conflit de pouvoir politico-religieux à l’intérieur de l’université Al-Azhar du Caire…

Quelques spoilers.
 

Ce film, par lequel je découvre Tarik Saleh, semble ne faire qu’assurer le service minimum (certes déjà honorable) de l’internationale des auteurs cannois : réalisme de la forme, jeu d’acteur au cordeau, récit signifiant aux implications fortes. La mise en scène, pour le reste, laisse tout de même un léger sentiment de survol (dur de trouver une scène qui ne se résume pas à trois plans et quelques dizaines de secondes), donnant la désagréable impression que le film feuillette son récit plus qu’il ne l’incarne en profondeur (heureusement que la musique, aussi simple et attendue soit-elle, aide un peu à nous ancrer émotionnellement dans ce drame). Sans l’imagerie séduisante des lieux pour donner le change (ces costumes semblables et ce décor sublime, quoique bizarrement peu exploité au-delà de sa dimension carcérale), le film serait dangereusement flottant. Il est sauvé par un timide filet mélodramatique : celui d’un héros apeuré, fragile, malmené, pris au milieu d’un double nid de crabes.

 

Walad min al Janna litt en VO.

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