Fermer les yeux Victor Erice / 2024

Julio Arenas, un acteur célèbre, disparaît pendant le tournage d’un film. Son corps n’est jamais retrouvé, et la police conclut à un accident. Vingt-deux ans plus tard, une émission de télévision consacre une soirée à cette affaire mystérieuse…

 

La célébration critique délirante de Fermer les yeux me laisse dubitatif (tout comme l’était, à vrai dire, celle de son premier long). Sur le canevas symbolique d’un septième art qui agonise (et en empruntant l’argument scénaristique du Mystère des roches de Kador), le film prend un plaisir vaguement communicatif à observer le monde avec calme, dans l’élégance apaisée d’une lumière à la précision cristalline, contemplant le visage de son acteur mûr et fatigué. Mais hormis quelques idées éparses (notamment ce jeu de regards permettant le beau final), le film se suit souvent à la lisière de l’ennui, avançant de manière régulièrement laborieuse (informations lourdement transmises par les dialogues, regard sur le “cinéma mourant” à la limite du discours de vieux con). J’en retiens, malgré de belles choses, une sensation de vide et bien peu d’émotions.

 

Cerrar los ojos en VO.

Réactions sur “Fermer les yeux Victor Erice / 2024

  1. Content de voir que je ne suis pas le seul à avoir été déçu (carrément consterné pour ma part) par Fermer les yeux, et par Erice en général, cinéaste littéral et plat, faussement mystérieux.
    On ne peut vraiment plus se fier à la critique…

  2. Oui même “L’esprit de la ruche”, je vois bien l’ambiance assez réussie, mais je trouve ça quand même très pauvre, très premier de la classe.

    Des trois que j’ai vu de lui, seul “Le Sud” m’a semblé convaincant (sans être fou).

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