Maestro(s) Bruno Chiche / 2022

Denis Dumar est devenu un chef d’orchestre renommé, comme François, son père. L’un et l’autre se ressemblent beaucoup mais ne parviennent pas à communiquer, d’autant que leur travail les met en concurrence…

Légers spoilers.
 

Les standards du cinéma populaire français traversent n’importe quel genre. La facture narrative et visuelle de Maestro(s), ou encore la façon dont il est produit, évoquent ainsi les normes de la comédie française (univers bourgeois allant de soi, anonymat de la forme, absence d’ambitions, stars au centre du projet…) ; pourtant, le film n’est pas une comédie du tout. On s’étonne même qu’il soit tout entier construit autour de personnages aussi aigres (père comme fils), dans un récit qui n’avance qu’à coups d’invraisemblances (l’erreur que la Scala refuse de réparer d’elle-même, le dénouement qui kidnappe le plus grand orchestre du monde pour résoudre un problème familial). Ce milieu aux vastes et riches appartements décrit comme naturel, où l’on s’offre des billets d’avion comme on irait acheter le pain (c’est une production “Vendôme films”…), n’aide certes pas beaucoup non plus.