Quelques spoilers.
Le Grand pardon, projet ambitionnant d’être un Parrain à la française (au risque de parfois tourner au pastiche pur et simple, passée la transposition du récit à la communauté pied-noir) est loin d’être aussi convaincant que son glorieux modèle. Alexandre Arcady est particulièrement laborieux dans toute sa première partie, plate et académique, où toute la médiocrité humaine inhérente au film de mafia se donne en spectacle. Par la suite, à force de casting cinq étoiles (tout le cinéma français juif semble être venu jouer un rôle), et de plaisir mauvais à voir des crétins tomber, on se laisse peu ou prou embarquer dans le récit. Reste que jusqu’au bout (ce méchant évidemment homo, cet honneur foireux du patriarche abusif qui ne tue pas par noblesse, mais en fait un peu quand même s’il en a envie), le film garde un côté pénible et passablement convenu.
