Call Me by Your Name Luca Guadagnino / 2017

Été 1983. Elio, le fils adolescent d’un éminent professeur, s’entiche de l’étudiant américain plus âgé venu assister son père, dans le domaine de sa famille au Nord de l’Italie…

Quelques spoilers.
 

Il y au fond de ce film une vulgarité latente : celle de n’être qu’un produit erotico-softcore pour intellectuels. Ce film redouté, c’est celui qui consiste à exposer Chalamet à poil pendant 2h (dans toutes les situations calendrier possibles : dégoulinant après s’être baigné, bouffant des pêches en s’en foutant partout…) tout en visitant l’architecture du nord de l’Italie ou en lisant de la théorie sur l’art entre deux scènes de baise, au sein d’une grande demeure bourgeoise qui semble aller de soi. L’élégance un peu lisse du cinéma de Guadagnino, tout comme ses effets de style ostentatoires (musiques soudainement arrêtées, pellicule voilée, ruptures), semblent prolonger le monde arrogant que le film enregistre (peinture complaisante d’une grande bourgeoisie ouverte et éclairée), comme si le cinéaste voyait en ces personnages et leur monde des projections idéalisées de lui-même.

Pourtant, malgré tout cela, Call Me by Your Name atteint et impressionne, et ce de deux façons (par ailleurs peu dissociables). La première, c’est par sa cristallisation incroyablement juste de ce qu’est l’atmosphère d’un été de vacances, et plus précisément d’un été adolescent. Le temps dilaté sans grande structuration1, l’indolence de corps écrasés d’ennui, cette manière de vivre à proximité de sa famille tout en cultivant maladivement sa solitude, ces intérieurs sombres et frais des vieilles maisons de campagne qui craquent au vent alors que le soleil éblouit dehors… De la vitalité du plein juillet à la mélancolie d’une fin d’été qui s’épuise et se meurt, jusqu’à son souvenir meurtri cueilli au beau milieu de l’hiver, c’est toute l’humeur d’une saison, de ses coutumes et de ses affects, qui est magnifiquement captée par le film.

La deuxième chose que Guadagnino parvient à capturer, c’est l’adolescence elle-même. Et sur ce point, le jeu de Chalamet relève d’un véritable travail d’orfèvre. Il n’y a pas grand chose à lire dans l’adulte qui canalise son désir : d’abord bellâtre arrogant et trop sûr de lui, puis un peu perdu une fois tombé le masque de son assurance, il n’offre aucune prise à la fascination – le film en fait d’abord son outil. En face, le jeu intuitif et changeant de Chalamet est au contraire une tempête de l’adolescence, météo capricieuse où se croisent la fierté crâneuse, la fragilité inquiète, les restes d’enfance qui traînent par moments, le bouillon d’hormones, l’espoir sans tâche, la distance ironique mêlée au terrassant premier degré des sentiments. L’acteur le traduit en une série d’expressions corporelles étranges et intuitives, tordant son corps inquiet et embarrassé dans tous les sens, réagissant avec vivacité comme par de soudains accès d’humeur, tendu dans l’attente ou bien tout vulnérable de désir… Jeu de comédien totalement libre, évident contre toute logique, toujours surprenant – c’est un spectacle de tous les instants.

Il faut bien ces infinies nuances pour se cogner à la représentation de la sexualité. Dans la mouvance du retour moral frappant notre époque (qui cherche l’hygiénisme et la vertu dans des films qui ne devraient s’inquiéter que de nos parts d’ombres…), on a reproché à Call Me by Your Name d’idéaliser la relation prédatrice d’un jeune trentenaire (puisque c’est l’âge manifeste de l’acteur) et d’un adolescent. Or s’il y a bien une chose sur laquelle le film est précis, soucieux d’exactitude et terrible à la fois, c’est dans sa façon de montrer combien cette courte relation dévaste le jeune homme. Elio, pour reprendre ses propres mots, « is a mess », un vrai carnage, l’histoire le laisse sans dessus-dessous, épave de sentiments contradictoires et d’émotions difficiles à cerner, bien trop grandes pour lui (la scène des pleurs avec la pêche, le coup de fil à la mère depuis la gare). La lune de miel en vieille ville, marquée par l’ivresse et le vomissement, par un sentiment de trop-plein difficile à assimiler (jusqu’à ces étranges visions trop criardes devinées au travers d’un songe ou d’un cauchemar), parlent bien d’un personnage pris dans une tempête, porté par un courant d’affects qui le démembre intérieurement, lui retire toute stabilité ou emprise sur les évènements, toute possibilité d’être le jeune homme assuré que le film nous avait présenté2. Elio aura vécu de grandes choses, et le film l’y encourage ; mais ça n’aura pas été à n’importe quel prix.

Call Me by Your Name laisse au spectateur un sentiment un peu voisin : celui d’avoir été traversé par une expérience sensorielle extrêmement précise (cadre de l’été, affects de l’adolescence, bouillonnement de la sexualité, violence du premier amour), tout en nous laissant sortir du film avec au ventre une curieuse impression de vide, seulement déboussolés de sensations diverses. Peut-être parce que Guadagnino échoue à totalement nous attacher et nous identifier à ses personnages principaux (lui figure un peu abstraite de l’adolescence, l’autre fantasme un peu plat). Si la fin est remuante par exemple, c’est moins par regret pour leur histoire, par empathie pour une romance qui nous aurait directement touchés, que pour les sensations si particulières qu’elle continue à convoquer à l’écran, dans sa désagrégation au beau milieu de l’hiver. De sa prétention lettrée énervante à la sincérité hébétée avec laquelle il nous fait partager ces sentiments chaotiques, de son horizon puant de film érotico-kitsch aux profondeurs du jeu de son jeune acteur principal, de ses personnages déplaisants aux émotions très pures qu’ils éveillent, Call Me by Your Name est l’un des films les plus intriguants et perturbants de cette décennie3 – à défaut d’être un film pour lequel je conserverai un grand amour.

 
 

Notes

1 • Parmi les jeux que cela permet, on notera cette géniale attente du rendez-vous de minuit, qu’on semble presque vivre en temps réel dans toute sa frustration, ses doutes, son espoir rêvassé – un moment exemplaire de l’excellente gestion du temps marquant un film paradoxalement très (trop ?) long.

2 • La première fois rieuse et triviale avec la petite copine, mise en parallèle avec la première nuit bien plus sérieuse avec Oliver, n’est ainsi pas tant là pour montrer le peu d’implication du héros dans une romance hétérosexuelle, comparée à un désir homosexuel qui l’impacterait plus profondément : elle est aussi là pour comparer un cadre où la sexualité se joue en toute égalité (et où le garçon peut être lui-même), et un autre où l’adolescent est dépassé, intimidé, pour le meilleur (de grands sentiments, une sexualité remuant les émotions les plus profondes) et pour le pire.

3 • Je reste frappé, à ce titre, par la façon dont tout le film (tout ce qu’il a de génial comme de détestable) est résumé dans son plan final : le mystère du jeu de Chalamet (toutes les aventures sensibles et étranges de l’adolescence à travers le spectacle d’un visage), le moment dont on s’imprègne, l’ambiance et les stimulis qu’on absorbe comme une éponge, via cette configuration sensorielle extrêmement précise (neige dehors, feu devant, intimité trouvée en tournant le dos à la famille) ; mais aussi la pose intellectuelle d’un plan-séquence à la longueur trop fière, et ces servantes qui s’activent à mettre la table, tout naturellement, derrière le vague à l’âme du jeune bourgeois.
 

Maciste Luigi Romano Borgnetto, Vincenzo Denizot / 1915

Poursuivie par une bande de conspirateurs, une jeune femme se réfugie dans un cinéma et regarde le film Cabiria. Elle décide de réclamer de l’aide à l’homme fort de ce film, Maciste, et le recherche dans les studios de la société de production Itala Films…
 

Et c’est ainsi qu’on voit s’étaler, à l’écran, l’application absolument littérale d’un fantasme de spectatrice ado qui, dans sa fan attitude, confondrait l’acteur musclor et le héros qu’il incarne à l’image, comme s’ils n’étaient qu’une seule et même entité… Un délire jamais interrogé par le film, qui prend soin de ne pas dissiper ce fantasme, se gardant bien de pointer cette absurdité posée là, en évidence, au milieu de chaque scène.

Soyons clairs, le film n’a rien de fou. Mais il y a un plaisir étrange à voir ce postulat débile, tout comme son côté bourrin (déroute des méchants à coup de tartes dans la gueule), maniés par une mise en scène toute en tenue. Sobriété des cadres, épure des compositions, élégants travellings (d’ailleurs utilisés ici de manière plus parcimonieuse, et plus convaincante, que dans Cabiria)… Ce hiatus n’a en fait rien d’accidentel : pour articuler ces extrêmes (le défouloir d’une part, la lucidité de l’autre), le film crée de nombreux ponts.

Déjà par l’autodérision (Maciste qui détruit un meuble entier pour ouvrir le tiroir dont il n’a pas la clé…), qui dénote une semi-conscience du ridicule du personnage, et de l’idéal masculin qu’il incarne – le film est avant tout une comédie d’action. Ensuite par une ambiance à l’irréalisme latent, tirant vers le sérial (structure épisodique, méchants qui finissent amochés à chaque fin de bobine) : comme dans Les Vampires de Feuillade, la multiplication des cachettes, stratagèmes ou maquillages camoufleurs, sans parler de la figure du grand méchant tirant toutes les ficelles, colorent fortement le récit de fantasme.

Mais le meilleur atout du film reste son côté un peu méta – jamais complètement acté, jamais complètement nié. Maciste est un “spin-off” de Cabiria, mais c’est surtout un regard très direct posé sur le public des deux films : sur sa manière de se projeter dans l’univers à l’écran (c’est La rose pourpre du Caire qui ne dirait pas son nom), ou sur ses fantasmes de sauveur viril et indestructible, que le film avalise totalement en même temps qu’il s’en amuse, comme pour en désigner l’incongruité – or la façon dont le film regarde cet idéal mâle interroge fatalement, quand on voit la parenté terrible de ce corps adulé avec la future figure de Mussolini…

Cela ne fait malheureusement pas tout. Ce qui manque à Maciste, au-delà d’un bon paquet de mètres de pellicule (des scènes entières sont sucrées de la copie qu’il nous reste), c’est une capacité à dépasser le fonctionnement d’un film à sketches (qui plus est forcément inégaux). Occupé à généreusement contenter son public, de plein pied dans le ludique, le film se donne rarement l’occasion de réellement se dépasser, de dessiner un mouvement long qui pourrait aider à garder l’aventure en mémoire. Une vraie prise au sérieux de l’argument mélodramatique au cœur du film (la séparation mère-fille), qui n’est ici qu’un prétexte, aurait peut-être permis à Maciste, sans avoir à renier sa dimension de comédie d’action, d’être autre chose qu’un ingénieux divertissement.

Autre titre en VO : Maciste, L’Uomo Forte. [extrait]

Notules # 16

Votre catégorie recoupe l’un (ou plusieurs) des films suivants :
La Fête et les invités Jan Němec Tchécoslovaquie 1966
Voyage au bout de l’enfer Michael Cimino USA 1978
Brainstorm Douglas Trumbull USA 1989
Les Charlots en délire Alain Basnier France 1979
Heaven is still far away Ryūsuke Hamaguchi Japon 2016
Dogman Matteo Garrone Italie 2018
Under the Silver Lake David Robert Mitchell USA 2018
L’Empire de la perfection Julien Faraut France 2018
Deadpool 2 David Leitch USA 2018
Patser / Gangsta Adil El Arbi et Bilall Fallah Belgique 2018
Demi-soeurs Saphia Azzeddine et François-Régis Jeanne France 2018
Le Cercle littéraire de Guernesey Mike Newell Royaume-Uni 2018

Notules # 15

Votre catégorie recoupe l’un (ou plusieurs) des films suivants :
La Lettre William Wyler USA 1940
L’Obsédé William Wyler USA 1965
Palombella rossa Nanni Moretti Italie 1989
Au feu les pompiers ! Miloš Forman Tchécoslovaquie 1968
Les Trois Âges Buster Keaton USA 1923
Le Spécialiste Sergio Corbucci Italie 1969
D’où viens-tu Johnny Noël Howard France 1963
Brèves amours Camillo Mastrocinque, Giuliano Carnimeo Italie / France 1959
L’Apparition Xavier Giannoli France 2018
Nul homme n’est une île Dominique Marchais France 2018
Le Collier rouge Jean Becker France 2018
Lady Bird Greta Gerwig USA 2018
Les Heures sombres Joe Wright Royaume-Uni 2018
La Malédiction des Winchester Michael et Peter Spierig USA / Australie 2018
Le Labyrinthe – Le remède mortel Wes Ball USA 2018
Le Jour de mon retour (The Mercy) James Marsh Royaume-Uni 2018

Rhapsodie satanique Nino Oxilia / 1917

Alba d’Oltrevita, une aristocrate vieillissante, promet son âme au diable pour qu’il restaure sa jeunesse. Celui-ci pose comme condition qu’elle renonce à l’amour.

Légers spoilers.

Il y a bien des choses qui menacent d’étouffer le charme de Rhapsodie Satanique. Le film en effet n’est pas d’une élégance folle : la narration pataude, peu autonome, se repose essentiellement sur les cartons, et la mise en scène est lourde (cadres étouffants, compositions pauvres, enchaînements sans grâce). On imagine, par exemple, ce qu’un grand cinéaste aurait pu faire du compte à rebours macabre qui clôt la première partie…

Si le film enchante néanmoins, c’est par la façon dont, venant clore la première période du cinéma muet (diableries et mysticisme, forme courtes, jeux outrés de couleur), il s’en offre presque comme un chant du cygne, une ample poétisation de ses manières. Un peu comme si, en un seul film, on nous confirmait soudain la validité de toute cette poésie fantomatique qu’on aime à projeter sur la période (ce charme spectral du muet, habituellement terni du soupçon de l’anachronisme – celui de fantasmer cette étrangeté depuis le présent, de la déduire artificiellement du gouffre de temps qui nous sépare des films, ou du fétichisme de leur scories).

Ici, pas d’ambigüité : le bréviaire de la maison hantée (cette manière si particulière de mêler merveilleux, macabre et nostalgie) règne sur le film entier – nous sommes, on nous le dit d’emblée, au « château des illusions ». L’imagerie, hystérique (chaos de balançoires, parodie mortifère de mariage), s’accompagne d’un récit moins occupé à dérouler les péripéties, qu’à rêvasser des situations. La grande fête en extérieur ressemble ainsi d’abord à un fantasme de jeunesse, tableau parfait et ellipsé, comme on s’en souviendrait de loin, en l’idéalisant (et pour cause : comme toute requête au diable, c’est une impasse illusoire, un crève-cœur nostalgique) ; plus tard dans le film, le ressassement du remords de l’héroïne, en une suite d’images hagardes ne cherchant pas réellement à s’enchaîner les unes aux autres, restitue à merveille l’ivresse du deuil… Loin de la forme longue du muet, plutôt apte à déplier longuement chaque situation, le film séduit ici par son côté baladeur et hallucinatoire.

Le plus bel outil de ces rêvasseries, c’est la couleur. Arrivant au terme des recherches ayant occupé les années 1900-1910 (Pathé, Méliès…), Rhapsodie satanique combine, comme d’autres films de son temps, le meilleur des deux mondes : le teintage (une couleur unie pour toute l’image) y côtoie quelques touches colorées locales (peintes à la main ou au pochoir), qui s’y ajoutent comme si elles en dérivaient. La couleur semble ainsi comme latente : d’un intérieur doré découlent des nuances rougeâtres ; le bleu profond de la nuit, à la fenêtre verte, tend vers le fantastique… Ces teintes fantômes pénètrent les scènes homogènes sans qu’on s’en aperçoive, y brûlent parfois d’une fièvre électrique, puis se font oublier et repartent tout aussi discrètement ; la couleur vacille, la couleur rêvasse1.

Ce goût des illusions culmine en un plan climax, celui du miroir, où toutes les poésies du film se mêlent (hallucination des reflets multiples, jeux de lumière et de couleur, fantastique qui sourde, imagerie de la mariée déchue), pour achever de précipiter le récit dans le mystère des reflets de l’eau. Rhapsodie Satanique est un film court, très inégal, dont les maladresses et grossièretés éclatent dès qu’il sort de la voie singulière qu’il s’est choisie (le passage des deux frères, par exemple, au récit plus platement linéaire). Mais rarement on aura senti film si bien identifier et cultiver ce qui, dans la nature même de ses images, l’intéresse vraiment.

Rapsodia satanica en VO. [extrait]

 
 

Notes

1 • Il est amusant de voir que la restauration participe involontairement à ce mouvement. Plusieurs plans ont été perdus, et sont remplacés à l’écran par du noir, alors que continue la musique (d’époque), un peu comme si on fermerait les yeux pour quelques secondes. Un effet qui achève de donner l’impression de voir ce film à travers les vapeurs du sommeil…

Notules # 13

Votre catégorie recoupe l’un (ou plusieurs) des films suivants :
Herbes flottantes Yasujirō Ozu Japon 1959
Les Cents Cavaliers Vittorio Cottafavi Italie 1964
Le Jour où la terre s’arrêta Robert Wise USA 1951
L.A. Confidential Curtis Hanson USA 1997
Equus Sidney Lumet Royaume-Uni 1977
Vanity Fair (TV) Andrew Davies & Marc Munden Royaume-Uni 1998
Gouttes d’eau sur pierre brûlantes François Ozon France 2000
Bleeder Nicolas Winding Refn Danemark 1999
Le Grand méchant renard Benjamin Renner & Patrick Imbert France / Belgique 2017
Une vie violente Thierry de Peretti France 2017
Nothingwood Sonia Kronlund France 2017
À voix haute Stéphane De Freitas & Ladj Ly France 2017
Ce qui noue lie Cédric Klapisch France 2017
La Colle Alexandre Castagnetti France 2017
Nos patriotes Gabriel Le Bomin France 2017
Comment j’ai rencontré mon père Maxime Motte France 2017
Message from the King Fabrice Du Welz France / USA 2017
Overdrive Antonio Negret France / USA 2017
Baby Driver Edgar Wright Royaume-Uni / USA 2017
Captain Underpants David Soren (Dreamworks) USA 2017
Departure Andrew Steggall Royaume-Uni 2017
Rara Pepa San Martín Chili 2017
Berlin Syndrome Cate Shortland Australie 2017
The Hero Brett Haley USA 2017

Notules # 10

Votre catégorie recoupe l’un (ou plusieurs) des films suivants :
Abbatoir 5 George Roy Hill USA 1972
La Porte du diable Antohny Mann USA 1950
Conan le barbare John Milius USA 1982
Histoire d’une femme Eugenio Perego Italie 1920
Deux étoiles dans la voie lactée Shi Dongshan Chine 1931
L’Histoire officielle Luis Puenzo Argentine 1985
D’une pierre deux coups Fejria Deliba France 2016
Frantz François Ozon France 2016
Clash Mohamed Diab Égypte 2016
Aquarius Kleber Mendonça Filho Brésil 2016
Instinct de survie Jaume Collet-Serra USA 2016
Miss Peregrine et les enfants particuliers Tim Burton USA 2016
Where to Invade Next Michael Moore USA 2016
L’Âge de glace 4 : La Dérive des continents Steve Martino et Mike Thurmeier (Blue Sky) USA 2012
Bastille Day James Watkins USA 2016
Mother’s day Gary Marshall USA 2016