Quelques spoilers.
Ce récit semi-légendaire d’une reine algérienne du XVIè siècle, laisse entrevoir dès ses premières images les limites d’un film académique, qui compense ses carences de mise en scène par le déchaînement d’une somptueuse direction artistique. Le film se regarde ainsi sans déplaisir, mais laisse une impression assez plate (même si, le récit avançant, les intrigues de palais sanglantes et l’affermissement d’une héroïne soudain plus active réveillent çà et là le découpage – notamment dans ce moment ci-dessus, faisant office d’affiche française, qui invente une configuration stimulante à un dialogue diplomatique). Devant le geste de sabotage terminant le film, qui referme le trajet de l’héroïne sur son délire maternel et sa relation au fils sans ouvrir d’autres perspectives, on a tout de même le sentiment que le film a trop peu exploité et interrogé ce personnage légendaire pour qu’il en reste autre chose qu’une image finale iconique.
El Akhira en VO.
